Arquivos da categoría Histoire contemporaine

Décolonisations

La Seconde Guerre mondiale a ébranlé le système colonial. Les puissances coloniales ont perdu de leur prestige d’antan. Les peuples colonisés, souvent employés pour renflouer les rangs des armées alliées en guerre, éprouvent le désir de se défaire des liens qui les unissent encore à une Europe ruinée et exsangue.

De plus, l’émergence de deux grandes superpuissances anticolonialistes, les États-Unis et l’Union Soviétique, et le nouveau contexte international après 1945 favorisent la lutte des colonies pour l’indépendance. La charte des Nations Unies réafirme le “respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes”. Les peuples colonisés, conscients du nouveau contexte international favorable qui s’offre à eux, se lancent dans la lutte pour leur indépendance; cette émancipation des colonies se fera pour les uns par la négociation, pour les autres par la force.

La décolonisation se fait en deux phases. La première s’étend de 1945 à 1955 et touche surtout les pays du Proche et Moyen-Orient, ainsi que l’Asie du Sud-Est. La seconde phase commence en 1955 et concerne essentiellement l’Afrique du Nord et l’Afrique noire. La Conférence de Bandung de 1955, réunissant 29 délégués africains et asiatiques, annonce la décolonisation en Afrique et marque l’entrée sur la scène internationale des pays du tiers-monde.

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Cinéma-Shoah

La représentation de la Shoah au cinéma montre l’extermination des juifs durant le nazisme dans les films. Des procès de Nuremberg à la reconstitution historique des camps d’extermination, il y a plusiers films qui évoquent cette période. Voici quelques exemples: La liste de SchindlerLa vie est belleLe pianiste, La rafle, Le garçon au pyjama rayéThe readerLe labyrinthe du silence, Fritz Bauer, un héros allemandLe procès du siècle, …

La Seconde Guerre Mondiale, en tout cas, nous offre beaucoup de films.

Homo sovieticus

revolución rusa, que Richard Pipes define como “o acontecemento histórico máis importante do século XX” (ben que el califica a revolución bolxevique como “golpe de Estado”), é este ano motivo de lembranza.

O centenario dos feitos coincide cunha Rusia controlada por Putin, despois de que o Imperio esmorecese en 1991. Na ollada recente de Svetlana Aleksiévich, ese homo sovieticus, extinto, anceia un tsar; os ideais comunistas son lembranzas dun Partido residual; a escritora bielorrusa recolle moi especialmente a voz das mulleres rusas para lembrar un territorio que ten pasado por ben diferentes gobernantes e “influencers”: Rasputín, Lenin, Stalin, Gorbachov, Putin(tal e como a batalla de ERB consigna).

Grande Guerre

La Grande Guerre -déclenchée par l’attentat de Sarajevo– a inspiré beaucoup d’histoires au cinéma. Une scène de tranchées, une commémoration de Noël, l’arrière front, le génocide arménien, les mémoires

Meilleurs jours

Les États-Unis déviennent la principale puissance économique après la Grande Guerre. La deuxième révolution industrielle atteint son apogée pendant les “années folles” (1920-1929).

La surproduction, l’argent du crédit et la spéculation, conduisent au krach de Wall Street (24 octobre 1929), à son cortège de misères sociales et à la crise morale. C’est la «grande dépression» (1929-1933); elle finit avec l’adoption de mesures sociales et économiques par F.D. Roosevelt, avec le New Deal. La montée des fascismes est à l’origine de la Seconde Guerre Mondiale.

Dès la fin de la guerre de 1939-1945, les États-Unis jettent les bases d’une croissance économique sans pareille et les fondements d’une nouvelle société. La nouvelle révolution industrielle permet un nouveau bond du capitalisme pour trente ans. En  même temps, les relations internationales entre les États-Unis et l’Union Soviétique étaient régies par la logique bipolaire de l’affrontement capitalisme / communisme. Quelques événements comme la guerre du Viêt Nam ont mis en doute l’image d’un État invincible, mais la lutte contre l’URSS finira avec la victoire du système capitaliste représenté par USA.

Peut-être on devra atteindre encore les meilleurs jours?

Fritz Bauer

Le juge allemand Fritz Bauer (1903-1968) fut l’initiateur des procès “d’Auschwitz” à Francfort-sur-le-Main, où comparurent des gardiens du camp d’extermination d’Auschwitz. Mais il a contribué aussi de façon décisive aux efforts pour retrouver Adolf Eichmann en Argentine. Le système judicaire allemand, à l’époque, était toujours infiltré par d’anciens nazis, donc Bauer prévient directement les autorités israéliennes. Le Mossad finit par localiser et enlèver Eichmann en 1960.

Le film “Fritz Bauer, un héros allemand” nous présente l’environnement des événements qui entraînent cette recherche, même ce qui concerne les droits des homosexuels dans la RFA. Du début des années 1950, des négociations sur les réparations d’après-guerre ont lieu entre le Premier ministre d’Israël, David Ben Gourion et le chancelier de l’Allemagne de l’Ouest, Konrad Adenauer. Les deux leaders se recontrent à New York en 1960, et on décide l’aide militaire de la RFA à l’État d’Israël, parmi d’autres questions.

Voici donc une suite fantastique du film “Le labyrinthe du silence”.

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Le siècle des génocides

Bernard Bruneteau définit le XXème siècle comme “le siècle des génocides”, du massacre des Arméniens (1915) au des Tutsis [infographie](1994), en passant par le génocide des Juifs d’Europe (1941-1945) et ce des Cambodgiens [*](1975).

En 1945, sitôt après la destruction de IIIe Reich, les vainqueurs se montrent déterminés à juger ses représentants. L’accord de Londres du 8 août 1945 établit les statuts du Tribunal militaire international de Nuremberg, qui doit juger les criminels nazis. Ce Tribunal invoque le “crime contre l’humanité”; voici la première utilisation d’un concept inventé par Robespierre! Les juristes de Londres le définissent comme « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toutes les populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux » (article 4). Mais la définition de Londres est restreinte au cadre de la Seconde Guerre mondiale et de ses origines.

Parmi tous les crimes d’État reprochés au IIIe Reich, il y a  l’extermination des Juifs d’Europe. De 1941 à 1945, en plein conflit, les menées antisémites des nazis ont conduit à la mise à mort méthodique de six millions d’êtres humains en vue d’éradiquer du continent européen un groupe honni, les personnes juives ou d’origine juive. Cette mise à mort s’est effectuée de diverses façons, par des exécutions sommaires, par la famine et par gazage dans des camps d’extermination situés pour la plupart en Pologne (Auschwitz-Birkenau, Treblinka…). On la distingue de la répression plus conventionnelle des opposants au régime nazi, qui a conduit ceux-ci dans des camps de concentration et de travail forcé en Allemagne même (Buchenwald, Dachau, Mauthausen…).

C’est seulement le 11 décembre 1946, après qu’ont débuté les procès de Nuremberg, lors de la première session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qu’est reconnue la spécificité de ce « crime sans nom » (l’expression est de Churchill). Le professeur de droit international Raphael Lemkin le qualifie de « génocide », à partir du grec genos, race, avec le suffixe latin -cide désignant le meurtre. Par sa résolution 96, l’ONU définit le génocide comme « un déni du droit à la vie des groupes humains », que ces « groupes raciaux, religieux, politiques et autres, aient été détruits entièrement ou en partie ».

Source: herodote.net

* Consultez un résumé essentiel des génocides du XXème siècle. génocide-infographie-le-monde

Guerre froide

On appelle Guerre froide le conflit qui oppose les États-Unis et l’URSS de 1947 à 1989. Elle est caractérisée par l’absence d’affrontement armé direct entre les deux grands et par la multiplication d’affrontements  indirects. C’est une confrontation à la fois idéologique, culturelle, économique, diplomatique et militaire; le monde est divisé en deux blocs, l’un communiste, l’autre libéral. Les États-Unis sortent vainqueurs du conflit. 

Le terme est popularisé par le journaliste américain Walter Lippman, auteur, en 1947, d’une série d’articles sous le titre Guerre froide. L’année 1947 est communément retenue comme le point de départ du conflit. Trois événements contribuent à briser la Grande Alliance de guerre: la proclamation de la doctrine Truman, l’annonce du plan Marshall et la politique d’endiguement annoncée par un article de George Kennan.

Si bien la chute du mur de Berlin annonce la fin de la guerre froide, est-ce qu’on pourrait dire que celle-ci n’est pas toute à fait enterrée? Souvenez-vous de la crise de Crimée (2014) et la guerre en Ukraine.

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* Voici quelques cartes interactives: le bloc oriental (1945-1956), le plan Marshall, le blocus de Berlin (1948-49), la création de l’OTAN (1949), le mur de Berlin (1961).

* Voici une frise interactive pour réviser la guerre froide.

* Voici un résumé avec les idées fondamentales.

* Et un document autour de l’Europe d’après la guerre froide.

Mère migrante

6 mars 1936: la photoreporter Dorothea Lange prend une image, une scène de la vie quotidienne dans les années 30, une mère (Florence Owens Thompson, 32 ans) avec 3 de ses 7 enfants. C’est l’époque de la crise, la Grande Dépression. Florence a les yeux dans le vide, elle est vêtue de guenilles et ses enfants semblent pleurer.

Quand Dorothea venait de terminer une mission longue d’un mois pour l’organisme qui allait devenir la Farm Security Administration, elle arrive à un camp de travailleurs itinérants qui attira son attention. Et là, elle trouva la pauvre Florence, ses enfants timides, avec l’air d’une madone de la Renaissance: la photo de Mère migrante illustre un article racontant les souffrances des ramasseurs de petits pois condamnés à la misère en Californie. Ce sont les mêmes protagonistes des histoires de Steinbeck, les bohémiens des vendanges.

* Écoutez une chanson de Woody Guthrie à propos des réfugiés de la “Grande Nuée de Poussière” (Dust Bowl). Voir carte des régions les plus touchées par la Dust Bowl.

* Regardez une animation autour de la crise de 1929.

* Et découvrez ce qui pensait Groucho Marx à propos du krach boursier.

* Et regardez cette petite vidéo.

Génocide arménien

100 ans de génocide arménien, cette année! Une bonne opportunité pour la reconnaissance universelle de cet épisode de l’Histoire!

N’oubliez pas! [paroles de la chanson]

Les Arméniens sont un groupe ethnique originaire du Caucase et du Haut-plateau arménien. Ils furent les premiers à accepter le christianisme en tant que religion nationale de leur royaume, en 301.

* Visitez un site web autour de la commémoration du génocide arménien.

* Un document -voici un autre– et un schéma.

* Voir quelques extraits du film “Le mas des alouettes”.

* Voir un extrait de la bande dessinée “Le cahier à fleurs”.

* Carte du peuplement arménien en 1915. Une carte. Voir une autre carte.

O que move o mundo

Imos preparando a performance para a Semana Intercultural do noso IESP. Este ano temos fixada a ollada en 1915, cunha historia que enlazará guerra civil española, exilio, primeira e segunda guerras mundiais,… e imos tomar como elemento aglutinador unha novela de Kirmen Uribe.

“Tras o bombardeo de Gernika, o lendakari José Antonio Agirre reafirmouse na súa decisión de por a salvo aos nenos. Naquel 1937, entre maio e xuño, dezanove mil pequenos saíron do porto de Bilbao cara a diversos países europeos. A meirande parte deles atoparon refuxio en Francia, a Unión Soviética, Gran Bretaña e Bélxica. Viaxaron ao estranxeiro sos, sen os seus pais, coa única compaña dun grupo de profesores dispostos a axudalos.

O 6 de maio o buque Habana partíu por primeira vez cara a La Rochelle. Ían a bordo 2.483 refuxiados. Noutro tempo, o Habana tiña sido un transatlántico de luxo que efectuaba a ruta Bilbao-A Habana-México-Nova Iorque. O buque, construído na Naval de Sestao, era a estrela da compañía. Na década dos trinta tiña sido bautizado como Alfonso XIII, mais coa chegada da República cambiáronlle o nome. (…)

A ría de Bilbao estaba completamente bloqueada e non era fácil saír. Non o terían conseguido sen a axuda dos barcos da Royal Navy. O exército sublevado non vía con bos ollos a protección dos británicos; consideraba ilegal a intervención dun país estranxeiro, e ameazaron incluso con afundir aqueles barcos cheos de nenos. Sen embargo, as ameazas non se cumpriron, e o Habana continuou coas súas viaxes durante un mes máis. O último fíxoo o 13 de xuño, con 4.500 nenos a bordo, apenas unha semana antes de que caese Bilbao.”

Kirmen Uribe: Lo que mueve el mundo“.

Le Sénégal, partie de l’AOF

Les français créent St.-Louis, comptoir à l’embouchure du fleuve Sénégal, en 1638. Quelques décennies plus tard, ils occupent aussi l’île de Gorée. À partir de 1854, le gouverneur Louis Faidherbe fonde Dakar [voir carte], il entreprend la conquête des territoires des wolofs et jette les bases de la future Afrique Occidentale Française (fédération qui regroupera de 1895 à 1958 le Sénégal, la Mauritanie, le Soudan (ancien Haut-Sénégal-Niger), la Haute-Volta, le Niger, la Guinée française, la Côte d’Ivoire et de Dahomey).

Quelques villes sénégalaises deviennent ainsi des ports d’exportation des monocultures dominantes, notamment celle de l’arachide. En 1880, plus de 23.000 tonnes d’arachides étaient expédiées sur le port de Rufisque,  tandis que l’autre grand centre sénégalais de cette époque -St. Louis- n’en traitait que 6.000. À cause de cette spécialisation, les sols (avec un écosystème déjà fragile) ont subi des dégâts presque irréversibles.

L’héritage colonial s’affirme avec des traces sur le parcellaire et la voirie urbaine, quelquefois avec des plans en damier que l’on peut reconnaître, par exemple, au centre historique de Rufisque.

Au Sénégal, quatre communes (St-Louis, Gorée, Dakar et Rufisque) ont eu la particularité que ses habitants ont été citoyens français et ont envoyé un député à l’Assémblée nationale de la République Française des colonies de l’Afrique Occidentale Française (AOF). Le pays gagnera son indépendance en 1960 et Léopold Sédar Senghor devient son premier président. Il sera aussi un théoricien de la question de la négritude.

Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?

Léopold SEDAR SENGHOR

* Consultez une brève histoire du Sénégal.

* Consultez ce site sur le centre-ville de Rufisque.

* Regardez une présentation autour de la colonisation du Sénégal.

Walesa, “l’homme du peuple”

Andrzej Wajda signe le portrait d’une icône, le leader de Solidarnosc, Lech Walesa. Comme ça, il complète sa trilogie sur les mutations de la société polonaise d’après la fin de la Seconde Guerre mondiale (celle qui avait commencé par L’Homme de marbre (1977) et sa suite, L’homme de fer (1981).

Plus de trente ans plus tard, Wajda -le réalisateur de Danton– affirme l’importance du rôle de Walesa (l’Homme du peuple) dans l’effondrement du bloc de l’Est -cette année que nous avons commémoré le 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin-. Le biopic se sert des images d’archives de l’époque (les années 1980) pour en donner plus de réalisme au film.

* Consultez une critique sur lesechos.fr.

Croissance économique… et inégalités

“(…) la progression sur l’ensemble de la période 1700-2012 est exactement du même ordre que celle de la population: 0,8% par an en moyenne, soit une multiplication par plus de dix en trois siècles. Le revenu moyen au niveau mondial est actuellement d’environ 760 euros par mois et par habitant; en 1700, il était inférieur à 70 euros par mois, soit approximativement le même niveau que dans les pays les plus pauvres de l’Afrique subsaharienne de 2012.

(…) Prenons l’exemple des pays les plus riches. En Europe occidentale, en Amérique du Nord ou au Japon, le revenu moyen est passé d’à peine plus de 100 euros par mois et par habitant en 1700 à plus de 2500 euros par mois en 2012, soit une multiplication par plus de vingt. En réalité, la progression de la productivité, c’est-à-dire de la production par heure travaillée, a été plus élevée encore, car la durée moyenne du travail par habitant a beaucoup diminué: toutes les sociétés développées ont fait le choix, au fur et à mesure de leur enrichissement, de travailler moins longtemps, afin de disposer de plus de temps libre (journées de travail plus courtes, vacances plus longues, etc.).

Cette progression spectaculaire doit beaucoup au XXème siècle. Au niveau mondial, la croissance moyenne de 0,8% par an de production par habitant entre 1700 et 2012 se décompose en à peine 0,1% au XVIIIème siècle, 0,9% au XIXème siècle et 1,6% au XXème siècle. En Europe occidentale, la croissance moyenne de 1,0% entre 1700 et 2012 se décompose en 0,2% au XVIIIème siècle, 1,1% au XIXème siècle et 1,9% au XXème siècle. Le pouvoir d’achat moyen en vigueur sur le Vieux Continent a tout juste progressé entre 1700 et 1820, puis a été multiplié par deux entre 1820 et 193, et par plus de six entre 1913 et 2012.

(…) L’Europe continentale -et en particulier la France- vit dans une large mesure dans la nostalgie des Trente Glorieuses, c’est-à-dire de cette période de trente ans, de la fin des années 1940 à la fin des années 1970, où la croissance était exceptionnellement forte. On ne comprend toujours pas quel mauvais génie nous a imposé une croissance si faible depuis la fin des années 1970 et le début des années 1980.”

Thomas Piketty: Le capital au XXIème siècle“. [Annexe technique]

…Si bien la croissance économique augmente, les inégalités le font aussi!

– Regardez l’article “L’injustice sociale tue” (2008), par Pierre Rimbert, sur Le Monde Diplomatique.

14

C’est une très belle expérience celle de s’amuser avec l’histoire du roman “14” de Jean Echenoz en cours. Tous les élèves, un(e) après l’autre, ont mis en pratique l’idée de nous raconter tout le roman, peu à peu. À la fin, on a connu l’argument,… n’est-ce pas? Est-ce que vous allez mémoriser votre extrait pour jouer au théâtre? Ce serait magnifique!

7_14_schema_final“Or on ne quitte pas cette guerre comme ça. La situation est simple, on est coincés: les ennemis devant vous, les rats et les poux avec vous et, derrière vous, les gendarmes. La seule solution consistant à n’être plus apte, c’est évidemment la bonne blessure qu’on attend faute de mieux, celle qu’on vient à désirer, celle qui (voir Anthime) vous garantit le départ, mais le problème réside en ce qu’elle ne dépend pas de vous. Cette bienfaisante blessure, certains ont donc tenté de se l’administrer eux-mêmes sans trop se faire remarquer, en se tirant une balle dans la main par exemple, mais en général ils ont échoué: on les a confondus, jugés puis fusillés pour trahison. Fusillé par les siens plutôt qu’asphyxié, carbonisé, déchiqueté par le gaz, les lance-flammes ou les obus des autres, ce pouvait être un choix. Mais on a aussi pu se fusiller soi-même, orteil sur la détente et canon dans la bouche, une façon de s’en aller comme une autre, ce pouvait être un deuxième choix.”

Jean Echenoz: 14“.

Goya, graveur

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À l’époque classique, la gravure n’était pas considérée comme une discipline digne de figurer parmi les activités artistiques de tout premier plan. Elle était surtout utilisée pour la réalisation d’illustrations et comme un moyen de reproduction peu coûteux, ou comme support d’inspiration car les peintres, qui possédaient tous dans leurs cartons des gravures italiennes ou flamandes, les utilisaient en totalité ou pour partie dans leurs compositions sur toile.
Nous savons que Goya exécutait le plus souvent un dessin préparatoire, c’est le cas pour les Caprices ou les Désastres, avant de passer à la gravure. Chez Goya, la gravure fait donc partie intégrante de sa création, tout comme la peinture, et s’affirme comme un domaine à part entière au sein de son intense activité créatrice.
Pour réaliser la plus gande partie de son œuvre, Goya a utilisé quatre techniques : le burin, l’eau-forte, l’aquatinte et la lithographie [regardez les techniques sur ce site pour la mise en commun].

(Source).

* Découvrez un “Caprice” de Goya.

* Un diaporama sur les “Caprices” de Goya. Et un autre sur les “Proverbes”.

* Voici une présentation sur les “Désastres de la guerre”.