Urbain

À un moment ou un autre entre 1500 et 1800, il y en a 379 villes de plus de 10.000 habitants en Europe. La croissance urbaine -qui touchait jusqu’à 1650 toutes les villes et régions européennes- devient brusquement sélective. Les populations des villes méditerranéennes s’effrondrent, pendant que l’essor urbain est concentré à partir de ce moment-là dans les grandes villes et dans quelques autres villes du Nord où la croissance se poursuit suffisamment longtemps.

Aux Temps Modernes, les villes constituent un véritable système urbain en entretenant des relations constantes non seulement avec leur arrière-pays, mais surtout avec d’autres villes et le monde tout entier. À côté des villes portuaires, d’autres villes, à l’intérieur des terres, deviennent des grands centres marchands et financiers (Lyon, Augsbourg, Genève, par exemple). Avec le développement des états monarchiques, apparaissent aussi des villes nouvelles construites ex nihilo ou presque et destinées à asseoir la grandeur du prince: Madrid, Berlin, Versailles,… Ces capitales renforcent la hiérarchie urbaine.

Entre 1500 et 1700 , l’Europe compte quelques villes qui atteignent le demi-million d’habitants (Londres et Paris, en 1700). En 1500, Venise est largement en tête devant Milan; en 1550 Venise est toujours présente, mais Anvers remplace Milan; en 1600, Rotterdam se détache devant Paris, Venise, Milan et Naples; en 1650, Italie disparaît au profit des Provinces-Unies; en 1700, Londres s’impose nettement devant Paris et Rotterdam et Amsterdam; en 1750, la suprématie de Londres est incontestée, laissant Paris très loin derrière; cette situation ne fait que s’aggraver en 1800.

villes_europeennes_1500-1700_population

Hors l’Europe, d’autres villes comme Beijing (Chine) en 1500 et Ayutthaya (Thaïlande) en 1600 atteignent 1.000.000 d’habitants; Istanbul, vers 1675, aurait 750.000 habitants.

La révolution industrielle provoque l’essor urbain en Europe. Depuis 1950, la croissance urbaine a notamment augmenté. Une carte actuelle de la pollution lumineuse peut bien réproduire l’impact global du système urbain.

8 cm

D’après les mesures de la NASA, depuis 1992 les océans ont monté d’environ 8 centimètres. D’ici les 100 à 200 prochaines années la montée d’un mètre du niveau des océans semble inévitable. Des villes côtières comme Singapour, Tokyo ou des régions comme la Floride pourraient voir leurs paysages très modifiés.

Ce ne sont plus que 8 cm, vraiment, pas plus que mon doigt annulaire, pas beaucoup plus que 3 pouces d’un talon aiguille ordinaire, mais: c’est le diamètre d’une bonne mandarine, le diamètre moyen d’un côlon adulte, l’envergure minimale d’un papillon monarque adulte, plus du double de largeur d’une bande de roulement d’un pneu moyen,… la surface des côtes de l’Espagne (presque 8.000 km) perdrait plus de 600.000 mètres carrés (plus de la surface bâtie de Marineda City, 25 fois la surface de la basilique de Saint Pierre du Vatican,…) avec une montée égale partout du niveau des eaux.

Le grand dégel des pôles, d’ici 5.000 années, bien pourrait provoquer la montée des eaux de plus de 60 m. Et alors, National Geographic a créé des cartes afin de vérifier le nouvel visage de notre planète, donc une nouvelle “géographie urbaine”.

Un exemple d’Ensanche

L’Ensanche le plus important est celui conçu par Ildefonso Cerdá à Barcelone. Avec une superficie de 1400 hectares et 25 millions de mètres carrés, c’était l’aire planifiée la plus grande de l’Europe.

Le projet de Cerdá (1859) obéissait à une nouvelle conception de l’espace urbain, celle de construire des villes adaptées aux nouvelles conditions de salubrité et de transport.

Le tracé de l’Ensanche était géometrique et orthogonal. Il prévoyait des vastes espaces verts (jardins) en pareille proportion à celle des espaces édifiés (mais la spéculation urbanistique a empêché de respecter les propos du début). Les hauteurs des bâtiments étaient restreintes à 3 étages (cela n’est pas, non plus, respecté). On avait conçu les Ensanches comme des aires de résidence de la bourgeoisie. La volonté de réprimer les manifestations populaires a favorisé la création de grandes voies afin de permettre la mobilité des armées. On essaie de résoudre la faible visibilité des carrefours en bâtisant des édifices en pan coupé et avec des grands boulevards qui font plus facile la circulation.

Le pâté de maisons a une surface de 1,24 ha. Chacun forme un carré de 133,3 mètres de côté. 

Des nouveaux exemples d’urbanisme se sont créés au début du XXème siècle, comme ceux-ci de la Ciudad Lineal et la Ciudad Jardín.

* Regarde cet article sur les activités de commerce à A Coruña au début du XXème siècle.

Les villes européennes

D’après l’analyse comparative de 180 villes européennes –étude duquel proviennent les images- (voir la carte des villes de plus de 200.000 habitants à la page 15 de l’étude), realisée par Céline Rozenblat et Patricia Cicille, on déduit que “presque toutes les villes de plus de 200.000 habitants accueillent au moins quelques fonctions peu sélectives et donc très diffuses à ce niveau du système urbain comme des foires et des salons spécialisés, des congrès, du tourisme urbain, des sites culturels de renommée, des centres universitaires, des aéroports… [mais] Des fonctions de commandement ou d’organisation plus sélectives, comme les sièges sociaux des grandes entreprises, les places financières, la recherche et l’édition scientifique, renforcent ce phénomène de polarisation et de hiérarchisation tout en spécialisant les plus grandes métropoles dans des domaines complémentaires.”

* Faites la tâche que l’on vous propose.

Séjour belge

Mai 2011. Nos valises surmontent les cieux pour arriver à la capitale de l’Union Européenne, Bruxelles. Un séjour de quatre journées nous mène là pour mieux connaître la ville, les institutions européenes, les canaux de la vieille ville de Bruges, pour goûter et profiter du chocolat belge, pour s’amuser loin des parents… et apprendre toujours.

Nous avons aimé les cieux de Magritte qui abritaient l’Atomium, surveillée la Grand Place de tous les coins, visité -grâce à la gestion de Ana Miranda- le Parlement européen à Bruxelles,… nous avons vécu l’expérience de nous promener en bateau sur les canaux de Bruges -ville d’une beauté superbe, avec une architecture si bien bâtie et harmonieuse avec l’entourage naturel-, et nous avons mangé des moules-frites le jour de l’orgueil gay, même nous avons souffert la déception de la taille du Manneken-Pis.

“Plusieurs légendes se ratachent au Manneken:

– Le sauveur de la ville.

Un petit ket nommé Julien, éteint, en pissant dessus, la flamme de la mèche avec laquelle l’ennemi entend mettre le feu à la ville. Les assiégés protégèrent ensuite le jeune héros et chassèrent l’ennemi. La statue rapellerait cet épisode exceptionnel.

– Le jeune gentilhomme.

À l’époque des croisades, le comte Van Hove et sa famille habitent Bruxelles. Des soldats revenus d’Orient font halte devant la maison, y sont reçus et hébergés. Le lendemain, le fils du comte, âgé de cinq ans à peine, est envoyé saluer et inviter d’autres croisés rentrés au pays mais il ne peut s’empêcher d’…arroser les braves. En guise de pénitence, le comte et la comtesse feront sculpter la statuette.

– L’enfant et la sorcière.

Vers 1540 un enfant aurait uriné contre la porte de la maison d’une sorcière habitant ici, au coin de la rue. La sorcière enragée condamna l’enfant à uriner éternellement mais un vieillard qui avait assisté à la scène le ramena chez ses parents et le remplaça par une statuette…”

De Rouck Geocart et alt: 10 promenades thématiques à Bruxelles.

C’est toute une expérience! Les jeunes enfants se sont conduits avec politesse et intérêt. En plus, on a fait la comprobation de l’actuelle impasse politique, on a vu de près le “problème flamand”, les doutes européenes, tout ce qui arrive dans une Europe en effervescence, là, au noyau même du Vieux Continent.

“Le Mouvement flamand n’existe pas avant l’indépendance de la Belgique et si la démarcation entre parlers romans et germaniques est ancienne, la Belgique n’est nullement concernée par la question linguistique avant le XIXe siècle. (…) La séparation linguistique apparaît avec les invasions germaniques. Avant la conquête des Gaules par les Romains, nos régions sont occupées par plusieurs tribus celtes qui se reconnaissent elles-mêmes comme “belges”. Lorsque Jules César envahit la Gaule (50 av. J.C.), le territoire des Belges devient une province romaine et, progressivement, le latin remplace les langues celtiques.”

Alain Destexhe: Le mouvement flamand expliqué aux francophones.

* Regarde une vidéo de la série Le Dessous des cartes sur les problèmes géopolitiques de la Belgique d’aujourd’hui.

* Consulte le site officiel de tourisme de la ville de Bruxelles.

* Consulte le site officiel de tourisme de la ville de Bruges.

Zones métropolitaines

Une zone métropolitaine est un ensemble urbain formé par une ville principale très dynamique et d’autres immédiates lesquelles, à cause de son influence, elles grandissent de forme complémentaire. Elles peuvent être placées par rang selon sa catégorie. Leur surface dépasse d’habitude celle de la commune, et leur essor donne forme à des “villes diffuses” avec un grand étalement.

“Le terme banlieue est très ancien: il désigne, dès le XIIIe siècle, l’espace d’une lieue autour de la ville où s’exerçait le droit de “ban” du seigneur. Le mot a été utilisé, dès le XVIIe siècle, pour désigner les campagnes et les villages entourant une grande ville. Ces banlieues ont vite été dépassées par un tissu urbain complexe qui s’étend très loin au-delà de la ville. On est donc passé de l’agglomération elle-même à une “aire urbaine” difficile à définir. Surtout après les années 1960, les villes gonflées par la croissance démographique vont croître bien au-delà des banlieues. Le besoin d’espace, les effets pervers provoqués par la cirulation urbaine, aboutissent à une autre phase de l’extension: les villes vont “s’étaler” très largement se mêlant aux zones rurales.”

Jean-Pierra Paulet: Manuel de géographie urbaine.

Regardez un schéma sur l’organisation de la mégalopole japonaise. [organisation de l’espace]. Et un autre sur l’organisation de l’espace du Japon.

* Regardez un autre schéma sur l’organisation de la façade atlantique de l’Amérique du Nord.

Pollution atmosphérique

De plus en plus, la pollution atmosphérique devient un problème, surtout dans les grandes villes. L’industrialisation, la circulation des véhicules, le chauffage, contribuent au réchauffement de la planète et à l’expansion de la pluie acide. Les gouvernements sont obligés de donner des solutions, et alors ils s’entraînent à prendre des mesures radicales, telles que réduire la vitesse maximale à laquelle on peut circuler sur les autoroutes, encourager les habitants d’utiliser surtout les transports communs, etc.

Peut-être nous avons pris de la conscience environnementale? Ce sera mieux de penser que nous ne voulons pas payer des amendes à cause de surpasser la limitation de vitesse? Enfin, nous devrons tous ensemble résoudre le problème.

* Voici des exemples comme Athènes et Los Angeles en train de chercher des solutions.

* Et voici un exemple de pollution extrême et récente en Espagne.

Quartiers et périphérie

    

Avec sa croissance, la ville devient scène d’une variété d’espaces qui nous portent du centre à la périphérie.

“Les quartiers de CBD, de taille réduite ne constituent qu’un seul aspect de ce que l’on appelle le “centre-ville”.  Les autres quartiers d’une ville ancienne, quelle que soit sa taille, possèdent des caractères communs. Les quartiers primitifs d’une ville possèdent une très grande signification: ils symbolisent le plus souvent la cité elle-même. La richesse historique de ces endroits constitue l’un des facteurs majeurs de la localisation touristique. Dans ces centres historiques, la résidence peut constituer une fonction importante. À Paris, l’Île Saint-Louis, l’un des plus vieux quartiers de la capitale, a connu en 1998, une hausse des prix du logement de près de 20%. La vue, ou la proximité d’un lieu célèbre, devient une source de plus-value; dans les quartiers où le tourisme est développé, la fonction commerciale devient prédominante. En revanche, nous savons déjà que l’installation de bureaux et la disparition de commerces découragent les habitants. Dans ce cas, le quartier perd, le soir, ses travailleurs et son animation et, en définitive, sa spécificité de “quartiers espace de vie”. Les quartiers qui abritent monuments comme la Maison-Blanche ou l’Élysée deviennent symboles d’une identité nationale. Le développement d’un tourisme de masse a provoqué un essor spectaculaire des flux de voyageurs vers les quartiers culturels du centre-ville. À l’intérieur d’un espace délimité par la Tour Eiffel, le quartier Latin, Le Louvre et Montmartre, on compte plus de 500.000 touristes à l’hectare par an. La plupart des villes historiques se développent avec des enceintes qui se succèdent sur un plan radioconcentrique.

Dans le centre ville il y a aussi des ghettos et dégradation. La crise d’un quartier de Barcelone, en Espagne, constitue une excellente illustration de l’évolution de plusieurs quartiers dégradés. Le Barrio Chino enclavé dans le quartier du Raval es un espace proche du port et fait partie de la vieille ville. Au XIXe siècle, des familles riches y vivaient encore; elles vont quitter progressivement le centre pour s’installer à l’extérieur. Au début du XXe siècle, cette vieille cité est composée de petites ruelles: près de 200 ont moins de 3 mètres de large et 400 n’atteignent pas les 6 mètres! Ce quartier du Raval possède des densités très élevées jusqu’aux années 1960. À cette époque, sur des espaces exigus, on totalise 117.000 habitants! Proche du port, il attire des immigrés, des clandestins, mais la population diminue inexorablement: elle dépasse à peine 30.000 habitants au début des années 1990. Le logement bon marché sélectionne une population modeste ou pauvre: immigrants ou personnes âgées qui ne veulent pas quitter son quartier. La dégradation des logements, à la fois cause et effet, constitue l’aspect le plus visible de cette paupérisation. Dans les années 1980, environ 5% seulement des immeubles étaient postérieurs à 1940! La dégradation du quartier s’est accompagnée d’une prolifération des trafics dangereux, de la drogue en particulier.

Mais les centres ont connu aussi un renouveau. Il se produit, dans un certain nombre de villes ce que l’on peut appeler un phénomène de “parisianisation”, c’est-à-dire la restauration de certains quartiers bien placés, occupés autrefois par des catégories favorisées comme Russian Hill à San Francisco (cette colline a été appelée ainsi car elle fut utilisée comme cimetière par les marins russes avant de devenir un quartier d’écrivains et d’artistes). Ces zones rehabilitées  possèdent toutes un potentiel intéressant qui permet la spéculation sur les terrains, la hausse des prix et le départ des catégories à faible revenu. C’est dans cette mesure que l’on parle plus exactement de gentryfication, c’est-à-dire le retour d’une certaine “aristocratie”. La reconquête de ces quartiers ne peut se comprendre sans rappeler sa liaison avec la vitalité d’un CBD. Situé au coeur de la ville, il reflète la puissance de celle-ci; il est aussi source d’emplois tertiaires spécialisés.

Les clivages sociaux, qui ne sont pas le monopole des pays du “Sud”, présentent néanmoins dans ces pays une brutalité qui est sans commune mesure avec que l’on recontre au “Nord”. En Afrique, en particulier, l’exode rural rapide, les fortes natalités, les différenciations ethniques, provoquent une carence dramatique en logements. Le développement du prix des terrains dans le centre, les spéculations immobilières alimentées par l’abondance de capitaux, entraînent une sélection impitoyable. On peut souligner en se limitant à la ville intra-muros, plusieurs types de quartiers:

a) Les plus favorisés, réservés aux catégories riches qui peuvent s’éloigner du centre en fonction de la beauté du site (collines, vue sur la mer, etc.).

b) Les classes moyennes, trop peu représentées dans le “Sud”, habitent souvent des immeubles, c’est-à-dire des appartements: c’es le cas du “Grand Dakar”.

c) Les quartiers populaires sont très variés, fractionnés à l’extrême et dispersés depuis le centre jusqu’aux périphéries lointaines. Les catégories sociales pauvres sont le plus souvent rejetées à la périphérie de la ville. Toutefois, la misère est aussi très grande dans des quartiers du centre très proches de la ville moderne; en effet, les nouveaux  arrivants viennent tout d’abord près du centre.

Le terme banlieue est très ancien: il désigne dès le XIIIe siècle, l’espace d’une lieue autour de la ville où s’exerçait le droit de “ban” du seigneur. Le mot a été utilisé, dès le XVIIe siècle, pour désigner les campagnes et les villages entourant une grande ville. Ces banlieues ont vite été dépassées par un tissu urbain complexe qui s’étend très loin au-delà de la ville. On est donc passé de l’agglomération elle-même à une “aire urbaine” difficile à définir. Surtout après les années 1960, les villes gonflées par la croissance démographique vont croître bien au-delà des banlieues. Le besoin d’espace, les effets pervers provoqués par la circulation urbaine, aboutissent à une autre phase de l’extension: les villes vont “s’étaler” très largement se mêlant aux zones rurales.

La métropole moderne a éclaté hors des faubourgs de la cité, elle est multipolaire, quadrillée par des réseaux de transports, habitée par des populations beaucoup plus mobiles. Aujourd’hui, la morphologie de l’habitat urbain revêt des formes multiples, en mêlant des constructions horizontales et verticales.

Les formes d’habitat les plus sommaires, les plus pauvres sont, aujourd’hui à la fois diverses et généralisées dans les pays en voie de développement et dans certains pays industriels. En realité, l’expression générale de bidonvilles recouvre des réalités très différentes. En effet, non seulement ces logements sont extrêmement variés, mais surtout il existe une hiérarchie dans les niveaux de pauvreté des habitants; cet habitat “informel”, juridiquement il s’agit de constructions non réglementées, occupe des surfaces considérables, surtout dans les villes du Tiers Monde.

Par contre, les gratte-ciels deviennent  les symboles du monde des affaires. Les grands ensembles, en revanche, les immeubles collectifs destinés à la résidence, correspondent à des structures sociales différentes. Dans le premier cas, les CBD symbolisent la puissance et le prestige; dans le second cas, il s’agit de constructions périphériques, isolées, souvent refuge des catégories défavorisées. Dans tous les cas, les constructions verticales se sont développés pour plusieurs raisons: a) le progrès technique élabore des matériaux nouveaux qui permettent à la verticalité de s’imposer; b) l’essor de la verticalité est également lié à la cherté des sols urbains et à la volonté de minimiser les coûts en logeant les habitants en étages superposés. Le principe des HLM, dès les années 1950, repose sur ce principe d’économie.”

Inspiré en Jean-Pierre Paulet: “Manuel de géographie urbaine”.

* Regardez ce résumé de Géographie urbaine, en attendant surtout aux plans des différentes villes.

* Regardez un glossaire de géographie urbaine selon François Arnal. Et encore un lexique plus essentiel.

* V0yez l’influence de la proximité au centre-ville sur les prix du sol. Et aussi la diversité des formes urbaines selon les régions.

* Tracez votre ville idéale.

Urbanisation

  

“Jusqu’à une époque relativement récente la population mondiale était essentiellement agricole. La “ville moderne” naît avec les révolutions industrielles, le développement des moyens de communication, l’exode rural. L’Europe et l’Amérique du Nord connaissent, au XIXe siècle, une urbanisation rapide. À l’echelle mondiale, en 1850, le taux d’urbanisation n’est que de 6,4%: en 1900 il ne dépasse pas 14%. Au milieu du XXe siècle, 30% seulement des habitants de la planète étaient considérés comme “urbains”. Cette croissance est désormais de plus en plus rapide. Une date, que l’on peut qualifier d’historique, se situe en 2007: d’après l’ONU et la Banque Mondiale la moitié de la population mondiale est désormais composée de citadins. Cette progression doit se poursuivre et les estimations les plus sérieuses évoquent 60% d’urbains en 2030!

Il est cependant difficile d’expliquer des paysages de plus en plus complexes et artificialisés. Avec l’étalement des villes on peut se demander si la mondialisation ne conduit pas à un phénomène urbain généralisé? (…) Aujourd’hui, la séparation ville/campagne devient complexe et n’a plus de sens en termes de mode de vie. Il ne faut pas oublier, que dans les pays du “Sud”, des masses paysannes considérables existent toujours. Dans les pays développés on parle, depuis longtemps déjà, du “rural non farmer”: on loge à la campagne et on travaille à la ville. L’agriculture elle-même devient une industrie. L’artificialisation du monde exige de l’espace et la pression de l’homme sur les milieux ne cesse de s’accroître. (…) Cet accroissement (des villes) est particulièrement fort dans les pays les plus pauvres ou en voie de développement. En Afrique, la population des villes a été multipliée par 11 entre 1950 et 1997 et, dans un avenir proche, un Africain sur deux vivra en ville. Cette forte croissance a de nombreux effets inquiétants: destruction des écosystèmes, accroissement des risques, prolifération des taudis et des populations démunies à la périphérie des cités. L’ONU prévoit, si la situation ne se modifie pas, près de 1,4 milliard d’habitants s’entassant dans les bidonvilles en 2020. Déjà, aujourd’hui, plus de 40% de la population des villes indiennes habite dans ces zones misérables. (…)

L’urbanisation touche particulièrement les “Sud”: le “développement durable” suppose la disparition du mal-développement, de l’injustice ou des guerres qui paralysent des États entiers. Par exemple, un pays africain sur quatre connaît des conflits armés et plus de quinze millions de personnes doivent émigrer pour cette raison. La croissance économique a des effets souvent pervers et elle suscite des inegalités. Le succès de l’émigration, par exemple, vers les villes entraîne tout naturellement une augmentation du nombre de citadins démunis: ainsi, en Chine, le taux de pauvreté s’accroît dans les villes malgré une forte croissance économique: la ville reflète donc les contrastes sociaux. En revanche, les quartiers de luxe se multiplient dans toutes les grandes cités: par exemple à Londres, New York ou Moscou: cette dernière agglomération va devenir l’une des villes les plus chères du monde car les “milliardaires” s’installent désormais dans de luxueux quartiers.”

Jean-Pierre Paulet: “Manuel de géographie urbaine”.

* Regardez l’éclatement de l’urbanisation selon ce document.

* Regardez des activités sur l’urbanisation dans le monde.

* Résumez ce document sur l’urbanisation dans les pays en développement.

Dubaï est plus près du ciel?

   

On a vu pendant ces jours l’exemple de la ville de Dubaï comme un modèle d’éloignement de la nature, inaccessible au changement climatique. La transformation de la campagne dans une usine pour approvisionner les villes aide à porter un grand risque d’ appauvrissement des paysages naturels. Les déserts sont plus arides, les forêts sont coupées, les ressources naturelles s’épuisent… Un panorama vraiment apocalyptique. Pendant ce temps, Burj Dubaï nous regarde avec élégance dès 818 mètres de hauteur.

“Dubaï est une sorte d’aboutissement du modèle occidental. C’est le pays où même l’impossible devient possible, comme de dessiner des îles sur la mer. Dubaï a peu de ressources naturelles mais avec l’argent du pétrole, elle peut faire venir des millions de tonnes de matériaux, des ouvriers du monde entier et édifier les gratte-ciels les plus hauts du monde. Dubaï n’a pas de champs mais elle peut importer sa nourriture. Dubaï n’a pas d’eau mais elle peut dessaler l’eau de mer au prix d’une énergie considérable. Dubaï a du soleil a n’en plus finir mais elle ignore les panneaux solaires. C’est le totem d’une modernité totale devant laquelle la Terre entière ne cesse de s’étonner. Dubaï est comme le nouveau phare de tout l’argent du monde. Rien ne semble plus éloigné de la nature que Dubaï alors que rien ne depend plus de la nature que Dubaï. Cette ville n’a fait que suivre le modèle des pays riches. Nous n’avon pas pris conscience que nous sommes en train d’épuiser ce que la nature nous offre.”

Texte du film “Home”, de Yann-Arthus Bertrand.

Présentation de la Galice

  

On va faire une présentation ensemble de la Galice (en français) en s’occupant de divers aspects sur notre géographie. Vous pouvez tous vous aider d’une présentation sur la Galice en espagnol, effectuée par l’IES Ponte Caldelas, et vous pouvez consulter aussi le rapport Galice 2003 de la Xunta de Galicia. Après, on va faire attention à:

1) Le rélief. On peut consulter cette web et le serveur de cartes du Proxecto Terra. Vous avez là une carte -en galicien- physique de notre Communauté.

2) Les fleuves, les côtes et les rias. Vous pouvez trouver quelques informations sur ici et encore ici. Et voilà une carte des rias.

3) Le climat. Il ya une petite documentation du climat dans cette web. Voilà une carte des températures moyennes dans la Galice, et une autre des précipitations. On peut accéder aux graphiques du climat des différentes villes .

4) La végétation. Vous pouvez regarder cette présentation sur la végétation en Espagne et choisir les informations correspondantes à l’Espagne humide. Ici, vous trouverez une petite documentation générale de la végétation galicienne.

5) La population. On peut consulter Wikipedia pour mieux connaître les grandes lignes de la démographie en Galice. Les données plus mises à jour sont à l’IGE.

6) L´économie. On peut consulter Wikipedia aussi.

7) Les villes. On peut consulter le point 2.5 de cette documentation. Voilà une web avec un petit résumé.

* On peut aussi consulter des informations sur les provinces dans un dossier de La Voz de Galicia: A Coruña, Lugo, Ourense et Pontevedra.

Il faut toujours choisir des photos pour les mettre avec un petit commentaire à la présentation.

Ville olympique en 2016

  

Rio de Janeiro est une mégapole située dans le sud-est du Brésil. Dans son aire urbaine il y a plus de 11 millions d’habitants. Cést pourtant la deuxième plus grande ville du pays, derrière Sâo Paulo, la capitale économique. Située sur une structure géologique appelée le “cristal brésilien”, avec nombreux granites comme le “Pain de Sucre” et le Corcovado, la ville a un climat tropical: en effet, le tropique du Capricorne est situé seulement a quelques degrés au sud de Rio. Les forêts tropicales recouvrent plus du 90% du territoire de Rio, mais une grande proportion de ce territoire fut dévastée par l’urbanisation et les plantations de café et sucre. Grâce aux plages, le tourisme est une grande force économique. De plus, la ville s’est spécialisée dans la métallurgie, la sidérurgie, la mécanique, la chimie, l’agroalimentaire, le papier, l’extraction minérale et la construction navale.

Plus de 10% de la population carioca vit dans des bidonvilles, appelés favelas au Brésil. Les favelas poussent à un rythme soutenu. Leur habitat, adapté aux pentes escarpées des collines, est un amalgame de matériaux de fortune récupérés sur les dépôts d’ordures. Leur apparence chaotique cache une organisation précise et très hiérarchisée de l’espace, des règles et des usages. Ville dans la ville, la favela fait peur à qui ne l’habite pas. Ces bidonvilles regroupent la population la plus pauvre composée majoritairement de nouveaux arrivants, de familles sans-travail ou encore des marginaux.

* On va faire une carte physique et une autre politique du Brésil pour mieux connaître le territoire.

* Tu peux regarder des cartes du Brésil déjà complétées.