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Commodities

Toutes les matières premières sont importantes. Au niveau de l’énergie, le pétrole est essentiel. Mais il faut aussi mentionner, au niveau agricole, le blé ou le soja. Et il faut aussi tenir compte des métaux ferreux et non ferreux (cuivre, aluminium, nickel,…). Aujourd’hui, il n’y a pas seulement une matière première stratégique, mais il y en a plusieurs.

Au début du XXIème siècle, la demande en métaux rares augmente très rapidement. La liste inclut des métaux stratégiquement importants, utilisés surtout en électronique, joaillerie, production d’énergie, métallurgie, armement… On parle du cuivre, de l’hélium, l’uranium, l’indium, le zinc, le tungstène,…

Depuis 2011, la Chine devient la principal consommateur d’énergie au monde. Mais son développement industriel et la taille de sa population implique aussi devenir un grand consommateur mondial de commodities.

chine_appetit_geant_commodities* D’autres informations graphiques autour des commodities.

Le nucléaire

Après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, on retrouve la menace de cette énergie devant nos yeux. Les défenseurs de cette source argumentent que c’est la plus économique. Et c’est pour cela que le nucléaire a pris une importance grandissante, dans un contexte de grosses nécessités pour développer l’industrie et la consommation d’électricité dans notre vie quotidienne.

Cette énergie occupe aujourd’hui une place importante en Europe, particulièrement en France :

  • Elle contribue pour 35% à la production de l’électricité ;
  • Elle représente un secteur industriel important sur la scène internationale, tant pour l’offre de réacteurs, pour l’exploitation des centrales et pour le cycle du combustible.

Le Japon dispose de peu de ressources propres et a adopté une stratégie similaire à celle de la France, en développant dans les années 1970-1990 une grande quantité de réacteurs pour la production de plus d’un tiers de l’électricité nationale. 

Succesifs rapports nous font remarquer l’idée, aujourd’hui très attirante, de l’énergie nucléaire comme un réel moyen de lutter contre l’effet de serre. Dans les pays de l’OCDE, les centrales nucléaires ont déjà contribué, depuis 40 ans, à nettement diminuer la production de gaz à effet de serre du secteur électrique. Sans l’énergie nucléaire, les émissions de CO2 des centrales des pays de l’OCDE seraient supérieures d’environ un tiers à leur niveau actuel.

Mais les écologistes, défenseurs de la nature, pensent que l’énergie nucléaire n’est pas compatible avec le développement durable, parce que: 1) les investissements dans les projets nucléaires absorbent des financements qui font cruellement défaut aux programmes d’efficacité énergétique; 2) le nucléaire demeure une source d’énergie dangereuse, particulièrement difficile à contrôler.

“Le nucléaire est communément présenté comme la solution « propre » qui réduit considérablement les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement climatique qui menace notre planète. Mais la solution nucléaire présente des inconvénients majeurs : les coûts de construction des centrales nucléaires et de production sont considérables, les risques d’accident, comme celui de Tchernobyl, sont réels. Les risques de prolifération du nucléaire à des fins militaires sont de plus en plus importants (Iran, Corée du Nord etc.). Le problème du traitement des déchets n’est pas résolu ; leur stockage et leur transport font courir de sérieux dangers aux populations et à leur environnement.”

© Ritimo, Cdtm34, 2008, dossier mis à jour en septembre 2010.

Pollution atmosphérique

De plus en plus, la pollution atmosphérique devient un problème, surtout dans les grandes villes. L’industrialisation, la circulation des véhicules, le chauffage, contribuent au réchauffement de la planète et à l’expansion de la pluie acide. Les gouvernements sont obligés de donner des solutions, et alors ils s’entraînent à prendre des mesures radicales, telles que réduire la vitesse maximale à laquelle on peut circuler sur les autoroutes, encourager les habitants d’utiliser surtout les transports communs, etc.

Peut-être nous avons pris de la conscience environnementale? Ce sera mieux de penser que nous ne voulons pas payer des amendes à cause de surpasser la limitation de vitesse? Enfin, nous devrons tous ensemble résoudre le problème.

* Voici des exemples comme Athènes et Los Angeles en train de chercher des solutions.

* Et voici un exemple de pollution extrême et récente en Espagne.

Localisation des industries

   

Il y a des différentes localisations industrielles au monde actuel, selon Bernadette Mérenne-Schoumaker:

1) Les vieilles régions industrielles sont des espaces où l’industrie a été un moment le moteur principal de la croissance économique et démographique et qui connait depuis les années 1950 une phase de difficultés suite à la disparition massive d’emplois dans les secteurs d’activités traditionnelles, qui n’ont pas été spontanément compensées au fur et à mesure qu’elles se produisent  par l’essor d’autres branches, industrielles ou non. Les régions concernées connaissent alors généralement des taux de chômage plus élevés que les autres parties de l’Etat auquel elles appartiennent et/ou des balances migratoires déficitaires. Il est évidemment a priori plus probable de rencontrer ce type d’espace dans les pays de l’Europe occidentale où l’industrialisation est souvent ancienne. Mais des exemples existent aussi en Amérique du Nord, au Japon, en Europe centrale, en Ukraine… Les complexes industriels de ces régions ont souvent été mis en place au siècle XIX ou au début du XX. Ils présentent généralement quatre traits spécifiques: – la présence d’une industrie de base dominante et motrice: sidérurgie, industrie chimique, industrie des métaux non ferreux, industrie textile; – une certaine diversité industrielle liée au processus de croissance du complexe et aux relations de dépendance entre les firmes; – une concentration spaciale assez forte; – une organisation dense et développée des moyens de transport, des services commerciaux et des banques.

2) les façades et pôles littoraux ont depuis longtemps des industries en rapport avec les produits de la mer et du littoral (conserves de poissons, matériaux de construction,…), construction navale, des centrales électriques (aprovisionnées en charbon ou en fuel par bateau) ou encore des industries traitant les produits importés  des “colonies” (corps gras, produits tropicaux,..). Depuis les années 1960, l’industrialisation des littoraux a pris un ampleur considérable tant des pays développés que dans le Tiers Monde et s’est traduite par l’emergence de grands pôles ou de façades. L’essor de ceux-ci repose souvent sur un triple mouvement: croissance du secteur pétrolier, transfert vers le littoral de grandes industries de base et choix de plus en plus fréquent d’une localisation littorale par des activités diversifiées (comme l’industrie automobile, mais aussi dans le Tiers Monde le textile, l’électronique,…). Cette évolution dénommée généralement maritimisation de l’économie s’explique par la conjonction de cinq facteurs principaux: – les avantages offerts par des sites en termes de transport: multimodalité, réduction de nombreux coûts; – les disponibilités en terrains: vastes zones au coût souvent peu élevé, sans réelles difficultés de voisinage avec les populations; – les synergies possibles entre activités; – les politiques des pouvoirs publics qui ont aménagé un peu partout des ZIP. Ces pôles de croissance revêtent en général trois formes majeures: a) de grandes façades littorales de plusieurs centaines de kilomètres (mer du Nord, mégalopole américane, mégalopole du Japon; b) des complexes industrialo-portuaires centrés sur un pôle (Singapour, Shanghai); c) des implantations plus élémentaires souvent mono-industrielles (par exemple, Arzew en Algérie).

3) Les complexes et pôles technologiques sont apparus dans les années 1950 aux États-Unis puis, surtout depuis 1975, se sont largement diffusés à travers le monde développé et les pays émergents. On parle de trois catégories: a) les complexes industriels de haute technologie issus de milieux innovateurs, localisés dans des zones de développement récent comme la Silicon Valley ou dans des régions de tradition industrielle comme la Route 128 à Boston; b) les cités scientifiques ou complexes strictement dédiés à la recherche scientifique sans liens directs avec l’industrie: Akademgorodok en Sibérie, Tsukuba au Japon, Taedok en Corée du Sud et la Cité des Sciences dans la région de Kansai au Japon;  c) les parcs technologiques regroupant des firmes de haute technologie et des centres de recherche publics ou privés dans des espaces privilégies (Hsinchu à Taïwan, Sophia Antipolis en France ou Cambridge au Royaume-Uni. Les facteurs de succès des grandes tecnopôles sont: la présence conjointe sur un même site de centres de recherche publics ou privés et d’entreprises  tournées vers les hautes technologies; la présence d’un réel “capital humain”: scientifiques, ingénieurs,…; des services variés et de qualité; des transports modernes: autoroutes, aéroports, télécommunications…

4) Les districts industriels sont des concentrations régionales d’industries manufacturières généralement articulée autour d’une activité dominante, avec des entreprises très spécialisées opérant entre elles une réelle division du travail avec un subtil mélange de coopération-concurrence-émulation et dont la croissance est principalement endogène.

5) Les aires métropolitaines sont des lieux qui maximisent les contacts entre entreprises, l’accessibilité,… Une métropole est toujours une ville-région qui a une structure toujours multipolaire comme l’exemple de Los Angeles.