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Nourrir la planète

La population mondiale ne cesse d’augmenter, même si la mortalité infantile dans certains pays est encore très forte. La fécondité descend en général, mais surtout en Europe, où le taux de remplacement n’est pas atteint. Donc, le vieillissement de la population arrive.

C’est sûr que la croissance démographique va poser des problèmes pour nourrir la planète:

 

Agriculture du Pendjab

Ce sont les paysages agricoles du Pendjab les protagonistes de la vidéo de Gippy Grewal qui nous mène à la “jamais racontée” histoire de Mirza.

L’agriculture est la principale activité du Pendjab, il est le plus gros producteur de blé en Inde. C’est une région  qui sert d’exemple du développement de la Révolution Verte.

L’agriculture du Pendjab est aujourd’hui très performante, basée sur les produits chimiques, les engrais et les herbicides. Sur une terre fertile et irriguée, le coton, le maïs et le millet, l’orge, les arachides, le riz, la canne à sucre et le tabac poussent aussi. Le Pendjab produit 20% du blé indien, 9% du riz. Le Pendjab produit aussi 2% du coton du monde.

[Regardez une carte de l’agriculture du Pendjab].

Si on regarde le coton, par exemple, on parle d’une culture qui réclame assez peu d’eau mais qui a besoin de beaucoup de chaleur et de lumière; il est planté sur 35 millions d’hectares dans plus de 90 pays. La Chine, les Etats-Unis, l’Inde et le Pakistan représentent 70% de la production mondiale, suivent le Brésil, l’Afrique de l’Ouest, l’Ouzbékistan et la Turquie. Plus du tiers des cotonniers plantés sur la planète sont génétiquement modifiés.

[Découvrez aussi le voyage aux pays du coton d’Erik Orsenna, un petit précis de mondialisation *. Voici une carte des flux de coton dans le monde.]

Paisaxes agrarias en España

Seguindo a caracterización das paisaxes agrarias en España que fai o IGN en colaboración coa AGE, presentamos o mapa de sistemas agrarios en España:

Plus simple était le classement de Méndez et Molinero:

En plus, nous ajoutons une carte de distribution des produits agricoles et d’élevage:

* Consultade os datos máis recentes sobre o sector primario publicados polo INE no seu España en cifras 2010. E tamén unha reportaxe de El País sobre o avellentamento da poboación campesiña e o abandono da agricultura, un dos problemas acuciantes hoxe en día.

* Consultade tamén as imaxes de paisaxes agrarias comentadas polo IGN en España a través dos mapas.

* Accedede ao visor SIGPAC. Velaquí unha panorámica das paisaxes agrarias en España a partir do SIGPAC:

* Para unha información puntual das paisaxes agrarias galegas e as súas transformacións recentes, non deixedes de consultar este artigo da profesora Torres Luna.

* Dans le monde, le progrès d’une agriculture plus mécanisée a transformé vraiment les paysages agraires partout:

Évolution des paysages agraires aujourd’hui

“Alors que dans l’agriculture traditionnelle à finalité domestique l’exploitation a comme destination première la reproduction sociale et économique en quasi-autarcie, l’autoconsommation étant le principal moteur de fonctionnement, avec la diffusion d’une agriculture de marché, l’exploitation devient une entreprise dont l’objectif premier est de vendre sur un marché. (…)

L’agriculture de marché conduit … à la constitution de bassins de production specialisés et à la concentration. (…)

[Dans] l’agriculture hors-sol [hydroponie], les paysages sont marqués par la multiplication de bâtiments surbaissés et allongés, couverts de tôles ou de fibro-ciment. (…) À côté des hors-sols, un autre type d’exploitation s’est diffusé en liens étroits avec l’agriculture de marché, il s’agit des formes multiples d’agriculture sous serre. Ici l’intensification est poussée à son maximum par l’utilisation de procédés industriels et scientifiques conduisant à une artificialisation vis-à-vis des cycles naturels. La conjugaison de cultures sous abri (châssis de verre, serres, tunnels plastiques) et du chauffage (soit par l’électricité, le fuel ou l’eau chaude fournie par l’industrie…) permet d’accélérer les cycles des cultures ou de les rendre indépendants du climat à fin de produire à contre-saison. (…)

Tout au long de l’histoire, le drainage des zones humides et leur transformation par poldérisation en prairies ou terres labourables a été une permanence afin d’étendre les zones cultivées. La maîtrise de l’eau, en combattant ses excès comme sa pénurie est une constante.  (…) Le fait nouveau n’est pas dans ces techniques, mais dans leur très rapide et large diffusion depuis un petit nombre de décennies à l’ensemble des espaces agraires. (…) L’irrigation par aspersion ou celle dite au goutte-à-goutte, et non plus seulement gravitaire, ont révolutionné les modes techniques d’utilisation des eaux. (…)

Le recours massif aux engrais chimiques, la sélection de nouvelles variétés, la diffusion de semences sélectionnées… et allant jusqu’à la production d’organismes génétiquement modifiés (OGM)

Dans les pays du Sud, c’est par le terme de révolution verte introduite à la fin des années 60 que l’on rassemble l’ensemble de ces mutations reposant sur la toute-puissance de la chimie et de la biologie. (…)

La mécanisation est inséparable de la mise en place de l’agriculture de marché.”

Jean Renard: “Les mutations des campagnes”.

Dès Mali

 

Quand les européens rejoignent les africains, quand les français découvrent les maliens, on peut parler du coton et de la kora, on peut mélanger les expériences et raisonner les problèmes du développement des monocultures. Erik Orsenna a voyagé au Mali dans son petit précis de mondialisation,… et Vicent Ségal a partagé son cello avec la kora de Ballaké Sissoko.

“Koutiala grouille de bonne humeur, de couleurs et de cet acharnement à vivre qui émerveille et bouleverse le voyageur dans toutes les villes africaines. Des enseignes à chaque pas font sourire, tel ce panneau annonçant un garage « Espoir Autofreinage », une banque mutualiste. « Ici, on ne prête pas aux riches », ou vantant la farine de froment « Mosquée rouge ». Mais où sont passées les très conséquentes royalties que les équipes municipales successives ont reçues de l’or blanc ? Sûrement pas dans les équipements collectifs, malgré les efforts de la ville d’Alençon dont une banderole, sur la façade de la mairie, vante le « jumelage exemplaire ». Sous le pont Patrice-Lumumba, le souvenir de rivière n’est plus qu’un cloaque immonde, un égout en plein air où se baignent néanmoins les enfants. Les échoppes du marché ont été chassées de leur aire par la spéculation immobilière et s’installent n’importe où, bloquant toute circulation. Et partout cette saleté, partout les tas d’immondices, les monceaux d’ordures, de sacs plastique, de pastèques pourrissantes…Pourquoi les Africains, si soigneux d’eux-mêmes, si méticuleux dans leurs ablutions privées ou religieuses, abandonnent-ils toute ambition d’hygiène dès qu’il s’agit de leurs villes ?”

Erik Orsenna: Voyage aux pays du coton“.

Systèmes agraires

  

Il y a trois types de structures traditionnelles agraires en Europe: le bocage, l’openfield et les pays méditerranéens.

Le bocage est caractérisé par la forme irrégulière des parcelles et la présence de clôtures autour de chaque pièce de terre.

L’openfield appartient aux plaines et plateaux de la France de l’Est et d’Europe centrale: il va souvent de pair avec l’habitat groupé. Les parcelles ne sont pas encloses, ayant souvent la forme de rectangles plus longs que larges. Les parcelles se regroupent en 2 ou 3 soles (selon le type d’assolement).

Les pays méditerranéens, soit openfield, soit paysage enclos, ont les suivantes caractéristiques: distinction entre l’ager et le saltus; les champs ont une forme massive et carrée; les cultures en terrasses sont pratiquées, aussi que l’arboriculture et la viticulture; il y a beaucoup de terrains qui sont irrigués; l’habitat rural groupé en gros villages (Manche espagnole) ou en villages en nid d’aigle (Kabylie).

* Regarde ce résumé.

On peut détacher d’autres systèmes agraires dans le monde: la riziculture en Asie, la culture itinérante dans les forêts tropicales, les plantations ou systèmes d’élevage extensif.

Le riz est la principale culture en Asie du sud-est et nourrit près de 3 milliard d’hommes. Originaire de l’Inde où il est cultivé depuis plus de 6000 ans, le riz a besoin d’un été chaud et humide; la plante a aussi besoin d’eau por s’épanouir. Le travail dans les rizicultures se fait surtout à la main.

La culture itinérante est une forme d’agriculture pratiquée dans les forêts tropicales, parfois par des populations sédentaires, mais le plus souvent par des populations  semi-nomades. Elle consiste à abattre une aire de forêt primaire ou secondaire que souvent on brûlera avant d’y installer des cultures de subsistance (maïs, sorgho, manioc, ignames, bananes, taro, etc.).

Une plantation est une exploitation agricole en monoculture de cultures à forte valeur économique destinées à la vente vers des marchés internationaux. La plantation est souvent associé à certaines cultures tel: le coton, la canne à sucre, le café, la banane, l’ananas, le cacao, l’hévéa, le poivre, le tabac, etc.  Les plantations, échantillons d’agriculture spéculative, ont vu augmenter leur nombre avec la croissance du commerce international et le développement d’une économie mondiale qui ont suivi l’expansion des Empires coloniaux européens. Maintenant, c’est un exemple de système agraire avec des grandes proprietés foncières, avec des mono-productions qui accentuent la vulnerabilité de l’économie nationale des pays producteurs, selon les fluctuations des prix des produits dans le marché mondial.

Les systèmes d’élevage extensif incluent les termes “pastoralisme”, “nomadisme”, “transhumance” ou “agro-pastoralisme”. On peut aussi parler du ranching aux États-Unis.

* Regardez aussi ce document sur les paysages agricoles des États-Unis.

Des données agricoles

  

Les pays du Sud en développement concentrent la majorité des ruraux de la planète, lesquels sont plus de 3 milliards selon la FAO.  9 sur 10 ruraux habitent das les campagnes du Tiers Monde; la ruralité concerne surtout à l’Asie et l’Afrique. Aujourd’hui, par exemple, les cultures sur brûlis existent toujours, et 77% des agriculteurs dans le monde continuent de pratiquer des formes d’agriculture ayant recours au seul travail manuel.

* Voir article: Agriculture et population.

Quelle est la place de l’agriculture dans l’économie ?

“L’agriculture représente moins de 5 % du produit intérieur brut mondial (le PIB) et moins de 2 % du PIB des pays riches (Europe occidentale, Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande, Japon). Son poids économique a été divisé par deux au cours des trente dernières années. Il existe cependant de fortes disparités régionales. En Europe, la part de l’agriculture dans le PIB varie de 0,5 % (Suède) à 4 % (Irlande, Espagne) ; elle est de 2 % en France.
L’Europe est devenue globalement autosuffisante dans la deuxième moitié des années 1970. En règle générale, chaque pays cherche à produire ce qu’il consomme et seule une faible partie de la production agricole mondiale fait l’objet d’échanges internationaux. En 1998, les produits agricoles ne représentaient plus que 12 % de la valeur des échanges mondiaux de marchandises, contre 50 % en 1950. Par exemple, le commerce international du blé, qui est le produit agricole le plus échangé dans le monde, ne porte que sur 18 % de la production mondiale.
L’agriculture s’insère dans un secteur beaucoup plus large, l’agro-industrie, qui inclut les entreprises placées en amont (banques, machinisme agricole, engrais, pesticides, semences) et en aval (industrie agroalimentaire, grande distribution). En Europe et aux Etats-Unis, l’agriculture proprement dite ne représente que 5 % du poids économique de l’agro-industrie. Les agriculteurs sont souvent liés par contrats aux entreprises amont et aval et leur statut s’apparente alors à celui d’un sous-traitant.”

http:://www.science-decision.fr

Quelle a été l’évolution de l’agriculture au XXe siècle ?

“L’agriculture a profondément changé au cours du XXe siècle. Les rendements à l’hectare et la productivité du travail (rendement par personne) ont considérablement augmenté. Les exploitations et les régions agricoles se sont spécialisées. La proportion d’agriculteurs dans la population a fortement diminué dans pratiquement tous les pays (baisse de 20 % à l’échelle du monde et de 68 % en Europe au cours des trente dernières années). Mais les exploitations sont encore majoritairement familiales car la rentabilité des capitaux investis dans l’agriculture reste trop faible pour intéresser les financiers.
L’augmentation des rendements et de la productivité a été rendue possible par des progrès dans différents secteurs : chimie (engrais, pesticides), irrigation, sélection (amélioration des plantes et des animaux) et machinisme agricole (par ordre d’importance décroissante).
La consommation mondiale d’engrais a plus que doublé au cours des trente dernières années. Elle explique l’accroissement des rendements à l’hectare depuis 1950. L’exemple du blé est significatif : son rendement a été multiplié par quatre pour une consommation d’engrais multipliée par cinq.
L’irrigation permet de doubler ou tripler le rendement si elle est combinée à l’utilisation d’engrais. Les surfaces irriguées sont à l’origine de plus de 40 % de la production agricole mondiale. Elles ont augmenté de 65 % au cours des trente dernières années pour atteindre actuellement 20 % des terres cultivées.
Le machinisme agricole répond à un double besoin : accompagner la raréfaction
de la main-d’oeuvre agricole (notamment dans les pays développés) et diminuer le coût de la production. L’évolution du machinisme agricole a conduit aussi bien à la conception de machines géantes adaptées aux grandes surfaces (moissonneuses-batteuses, etc.) qu’à des motoculteurs robotisés destinés aux petites exploitations asiatiques.”

http:://www.science-decision.fr

* Regardez les statistiques de production agricole correspondantes à 2007 et faites un tableau avec les produits plus importants pous les suivants pays: Allemagne, Argentine, Australie, Bangladesh, Chine, Espagne, États-Unis, France, Kenya, Inde, Maroc et Nigéria. Suivez le modèle qu’on vous propose.

* L’intensification des cultures, la croissance de la population et ses conséquences (surexploitation agricole des terres, surpâturage,…) sont dans la base de la menaçante désertification de la planète.

* Un des plus grands problèmes aujourd’hui dans certains territoires est la sécurité alimentaire.