Pangée

Alfred Wegener était un astronome et climatologue allemand, principalement connu pour sa théorie de la dérive des continents publiée en 1912.

Il avançait des “preuves” pour appuyer sa théorie: 1) le parallélisme des côtes de l’Atlantique (on observe en effet un certain parallélisme des lignes côtières entre d’une part les Amériques et d’autre part l’Europe – Afrique); 2) la répartition de certains fossiles (on retrouve, de part et d’autre de l’Atlantique, sur les continents actuels, les fossiles de plantes et d’animaux terrestres datant de 240 à 260 Ma.); 3) les traces d’anciennes glaciations (on observe, sur certaines portions des continents actuels, des marques de glaciation datant d’il y a 250 millions d’années, indiquant que ces portions de continents ont été recouvertes par une calotte glaciaire); 4) la correspondance des structures géologiques (il y a une correspondance des structures géologiques entre l’Afrique et l’Amérique du Sud, ce qui appuie l’argument de Wegener).

Alors, Wegener formule l’hypothèse qu’un jour un grand bloc continental s’est fragmenté et que ses parties ont dérivé les unes par rapport aux autres. Voici la Pangée! [Voir lien].

La tectonique des plaques (qui complète la théorie appelée dérive des continents) est un modèle actuel du fonctionnement interne de la Terre.

La compréhension du fonctionnement des fonds océaniques, avec l’hypothèse du double tapis roulant formulée par Harry Hess en 1962, est une théorie qui s’appuie sur l’idée que l’expansion des fonds océaniques est réalisée par apport de matériaux profond au niveau des dorsale ; les fonds océaniques divergeant de part et d’autre de ces dorsales comme un double tapis roulant, pour se résorber au niveau des fosses qui longent certains bassins océaniques.

* L’évolution de la Pangée.

* La valse des continents.

* La tectonique des plaques, sur francetv. [Un site en espagnol].

* En conclusion!

Interstellar

La planète Terre sera exsangue, et cela veut dire qu’il faudra encourager la recherche avec le but de trouver un autre endroit d’accueil pour l’avenir. Voici alors la proposition du film “Interstellar”, qui fait une récréation d’un trou noir à l’aide du physicien Kip Thorne. Et voici que la science se place sur le scénario pour nous emmener dans le plus profond de l’espace, afin de trouver une solution à ce monde qui est en train d’être détruit.

* Retrouvez l’article “Interstellar: un nouveau point de vue sur les trous noirs”, sur sciencesetavenir.fr.

* Retrouvez aussi: “Interstellar: faire passer un vaisseau spatial dans un trou de ver?”, aussi sur sciencesetavenir.fr.

L’origine de l’Univers

“D’où vient l’univers ?
Et d’où vient qu’il y a un univers ?
Inlassablement, la question de l’origine de l’univers se pose à nous. Elle attise notre soif. À l’évidence, quelque chose de très profond se joue là. Mais que cherchons-nous au juste en faisant sans cesse retour sur l’origine ?
Parfois, certaines réponses, métaphysiques ou religieuses, semblent étancher cette soif. On les juge crédibles, suffisantes, quasi définitives. Mais, assez vite, les mêmes questions resurgissent, irrépressibles : elles se déplacent,changent de terrain, se confondent, s’embrouillent parfois, nous donnant à comprendre qu’elles portent sur une réalité étrange qui excède tout ce à quoi notre savoir immédiat peut répondre. De quoi cette réalité en amont de toutes les autres est-elle constituée ? Cette réalité qu’on n’approche jamais qu’en termes imprécis comme si le langage, cherchant à l’atteindre, se dispersait immanquablement et ratait sa cible.
Certains parlent de création ex nihilo, expression fort curieuse puisqu’elle suggère que c’est un méli-mélo de néant et d’être qui aurait organisé l’origine de l’univers. Mais par quel mécanisme (ou miracle) le néant pourrait-il avoir créé de l’être ? On ne se bouscule guère pour le dire. D’autres, citant tel ou tel récit mythique, expliquent qu’« au tout début il y avait ceci ou cela ». Mais un début qui fait suite à quelque chose qui l’a précédé, est-ce vraiment le début ?
D’autres encore évoquent une « cause » prétendument première, une cause elle-même dépourvue de cause, celle que Platon, par exemple, appelle l’arkhè, le « principe » ou le « commencement ». Mais quel sens pouvait bien avoir le mot « cause » quand l’univers n’existait pas encore ?
D’autres enfin expliquent que l’univers serait l’accomplissement d’un « dessein intelligent », qu’en somme il actualiserait des plans divins qui l’auraient précédé. Mais d’où proviennent ces plans ? D’un superingénieur ? D’un dieu aimant les belles équations et les réglages fins ? Avec quelle sorte d’allumettes transforme-t-on des formules mathématiques en un univers physique qui leur soit soumis ? (…) On rapporte que le pape Jean-Paul II, recevant Stephen Hawking au Vatican, lui aurait déclaré : « Nous sommes bien d’accord, monsieur l’astrophysicien : ce qu’il y a après le big bang c’est pour vous ; et ce qu’il y a avant, c’est pour nous… » Cette anecdote, dont la véracité importe finalement peu, illustre à quel point il est aisé de caricaturer positions et arguments : pour certains, la religion permettrait d’aller plus loin (plus haut ?) que la science, par sa prétendue capacité à saisir l’amont ultime de toute chose ; pour d’autres, la physique, dont la lampe torche n’a jamais été aussi puissante, pourrait ravir la création des mains de la religion ou des récits mythiques pour la mettre dans son escarcelle, et peut-être en remanier le sens.”