Sexennat conflictuel

Le système de la Restauration, corrupte et basé sur l’alternance politique, entre en crise après le désastre de 1898. La perte de Cuba, Philippines et Porto Rico entraîne la mise en place d’un discours régénérationniste critique. Si l’armée espagnole tourne les yeux vers le Maroc afin de poursuivre l’aventure coloniale, les représentants des partis essayent de faire “la révolution par le haut” et mener à terme une démocratisation du système. La guerre mondiale arrive est l’Espagne reste neutre. Mais, qu’est-ce qui va se passer à la fin de cette guerre?

1917 est une année agitée. L’inflation augmente, la situation sociale se tend, la malaise militaire s’étend, le tour politique entre en faillite. Une crise politique, militaire et sociale aura comme protagonistes les partis d’opposition au système canoviste qui proposent la convocation de Cortès constituantes, les militaires qui organisent des Juntes de Défense pour faire des revendications professionnelles et même des réformes politiques, les syndicats UGT et CNT qui font la convocation d’une grève générale durement réprimée. La crise inaugure toute une période d’instabilité politique qui oblige à mettre en place des gouvernements de concentration et une alternance politique affaiblie, quelquefois étourdie par l’action directe des anarchistes contre un chef du gouvernement (assassinat de Dato en 1921, la suite de ceux de Cánovas et Canalejas).

Le succès de la révolution bolchévique en Russie encourage la montée de la protestation ouvrière ailleurs. En Espagne, le triennat bolchévique (1918-21) montre une augmentation des grèves. Le conflit entrepreneurs-ouvriers prend son point fort avec la grève de La Canadiense à Barcelone, une ville dans laquelle l’affrontement provoque le lock out patronal et plus tard l’essor du pistolérisme, dont le syndicaliste Salvador Seguí est une victime. En Catalogne, la guerre sociale déclenchée pendant la période du capitaine général Martínez Anido -puis Primo de Rivera- révéle la démission de l’État face à l’interventionnisme militaire, qui appliquait à la lettre la loi de fuites, laquelle autorisait l’exécution sans sommation d’un prisonnier en fuite.

La division interne de l’armée remonte au moment de la défaite d’Annual en 1921, face aux troupes d’Abd-el-Krim, un événement tragique qui remémore la tuerie du Barranco del Lobo, douze ans avant. Même si on commande la recherche de responsabilités, le dossier Picasso sera enterré par Primo de Rivera une fois qu’il est arrivé au pouvoir. Les militaires, qui étaient déjà disqualifiés après l’assaut au magazine Cu-Cut en 1905, reprennent son rôle de garants de l’ordre après l’approbation de la loi de juridictions (1906), antécédent des lois d’exception que la dictature va imposer après 1923. Enfin, pour “libérer la patrie des professionnels de la politique”, le capitaine général Primo de Rivera fait son pronunciamiento à Barcelone, en septembre 1923.

Un sexennat conflictuel s’étend en Espagne après la fin de la première guerre mondiale. Les mauvaises conditions salariales et sociales annoncent, depuis 1917, une période de troubles qui entraîne la mort du système de la Restauration. Après le manifeste de Primo de Rivera, le roi Alphonse XIII lui demande de diriger un gouvernement qui sera au début militaire, puis civil, en forme de directoire. Le régime, adorateur du fascisme italien, essaye de l’imiter quelquefois, bien que la paix sociale et l’essor économique arrivent pendant les années folles aussi en Espagne. Mais quand la dictature soit remplacée par la dictamolle de Berenguer, ressusciter le modèle canoviste deviendra impossible. Est-ce que le régime primorrivériste sera un vrai précurseur de la dictature franquiste?

ESSAI 2019

La politique internationale du premier franquisme (1939-1955)

Le camp franquiste reçoit pendant la guerre civile espagnole (1936-1939) -vivier idéologique de la dictature et source première du culte du caudillaje- le soutien des puissances fascistes (l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste), et il sort victorieux -presqu’au bord de la seconde guerre mondiale. Depuis 1939 et jusqu’à 1945 on est dans le premier franquisme, une période d’autarcie et d’isolationnisme international qui marque l’essor de l’anachronisme entre l’Espagne de Franco et l’Europe occidentale. Comment le franquisme va-t-il réussir à s’en sortir de cet isolement?

L’Espagne franquiste réagit face à la guerre mondiale, au début, en faveur des puissances de l’Axe, dont la rencontre entre Hitler et Franco à Hendaye -un jour avant de celle entre Hitler et Pétain à Montoire- est le meilleur exemple d’alignement et de désir de participation active au conflit -en tant qu’ocassion unique de récupérer son intégrité territoriale via l’annexion de Gibraltar. En franchissant la frontière de l’Union Soviétique (opération Barbarossa), le Führer obtient l’intervention armée de l’Espagne avec le recrutement de la Division Bleue (plus de 40.000 soldats espagnols).

Après 1942, avec l’entrée des EE.UU. en guerre, l’Espagne s’éloigne du soutien aux forces de l’Axe, en proclamant sa neutralité, en dissolvant la Division Bleue (novembre 1943) et en finissant les exportations de wolfram à l’Allemagne. Les grandes puissances alliées (la Grande Bretagne, les EE.UU. et l’URSS) rejettent la légitimité du gouvernement espagnol au moment de la création de l’ONU, en tant que membre de plein droit. À partir de 1945 commence la période noire de la dictature de Franco, anachronique par essence -en anomalie face au monde occidental- face à une Europe qui renaît de ses cendres d’une lutte extrême contre les totalitarismes. L’Assemblée Générale de l’ONU conseille de retirer les légations diplomatiques de l’Espagne et même la France ferme sa frontière commune pendant quelques mois.

Mais le régime va se consolider dans la période 1945-1957. C’est la conjoncture internationale de la Guerre Froide celle qui joue en faveur de l’Espagne: la perspective d’un imminent affrontement avec l’URSS et la création de la Kominform changent graduellement l’optique des gouvernements occidentaux -où l’antifascisme est remplacé par l’anticommunisme-, qui amorcent un rapprochement avec l’Espagne, en faisant primer les intérêts géostratégiques sur la condamnation idéologique et politique. Dans ce contexte, les Pactes de Madrid (1953), un triple accord exécutif, économique et militaire, scellent l’intégration de la péninsule ibérique dans les mécanismes de défense du monde occidental et allègent l’économie espagnole de l’inflation et du racionamiento.

L’apogée finale de la réhabilitation du régime franquiste est scellée par l’Église, source de légitimation et pilier idéologique de la dictature depuis le début, par le biais du Concordat avec le Vatican (1953), qui réaffirme la confessionalité totale de l’Etat espagnol. Dans ce contexte, l’Espagne est aussi dévenue membre de l’ONU (1955), même si elle restera exclue de la CEE -à cause de son carachtère non démocratique- jusqu’à 1986. Mais, est-ce que l’Église continuera toujours à soutenir le régime franquiste, après les nouveautés proposées par le Concile Vatican II?

Diaspora galicienne

La Galice était déjà à l’époque moderne une terre d’émigration. Beaucoup de galiciens ont été obligés de quitter leur pays par des raisons plutôt économiques, mais aussi par des raisons politiques. La Galice ferait partie des pays européens dont les taux migratoires furent les plus élevés despuis 1880, avec l’Irlande et l’Italie.

Pendant le XXème siècle, à partir des années 1950 -moment ou la Galice était encore une société rurale et paysanne, portraitée par Neira Vilas [voir Memorias dun neno labrego], l’émigration recommence vers l’Argentine et aussi vers le Vénézuela; plus tard, pendant les années 1960, le besoin de main d’oeuvre provoque une diaspora vers les régions industrielles d’Espagne (la Catalogne, le Pays Basque,…) et aussi vers les pays du centre-nord de l’Europe (France, Angleterre, Allemagne, Suisse, etc.). La diaspora galicienne compte aujourd’hui avec plus de 500.000 personnes hors nos frontières.

Même si l’Espagne est devenue un nouveau destin d’immigration, il ne faut pas oublier le rôle historique de l’émigration chez nous.

First man

A batalla pola carreira espacial comezou co lanzamento do soviético Sputnik 1, en 1957. Gagarin foi o primeiro ser humano en orbitar arredor da Terra, en 1961. Foi neste ano cando o discurso de John F. Kennedy lanzou o reto de poñer o primeiro ser humano na Lúa antes de rematar a década, “devolvéndoo con seguridade á Terra”, acelerándose deste xeito o programa Apolo.

E velaí que xurde diante dos nosos ollos a figura de Neil Armstrong, o primeiro astronauta que puxo o pé na lúa, alá por xullo de 1969. Armstrong, o home de xeo, biografiado por Richard H. Jansen, é retratado polo cineasta Damien Chazelle na súa esfera privada e profesional en “First Man” [ver esta crítica et aussi celle-ci]. O filme tenta contarnos minuciosamente a “década bisagra” (décennie charnière) do enxeñeiro que pisou por primeira vez o noso satélite -á par que radiografía as dificultades no camiño cara ao obxectivo final.

O alumnado de 4º ESO e 1º Bacharelato do IES Plurilingüe Xosé Neira Vilas tivo ocasión de acudir a unha proxección en grande pantalla este 22 de outubro de 2018, a menos dun ano da efeméride da primeira alunizaxe.

Barcelona, 1921

O remate da Grande Guerra trouxo a España unha profunda crise económica e social, que desencadeou unha conflitividade notable en cidades industriais como Barcelona. Alí, o pistoleirismo (“terrorismo branco”) medrou diante das reivindicacións anarquistas de sindicatos como a CNT -que loitaba polo establecemento da xeira laboral de 8 horas; o anarquismo tamén utilizou a acción directa. Era un momento de loita social e política, coincidente co desastre militar de Annual (1921), un momento de folgas e corrupción policial (coa aplicación da lei de fugas) que acontece tras o asasinato do primeiro ministro Eduardo Dato [ver video]. A conflitividade social non cesou (mesmo Salvador Seguí morreu asasinado), e a resposta militar chegou da man do pronunciamento de Primo de Rivera, en 1923.

Neste contexto histórico desenvólvese o filme La sombra de la ley, que estes días se proxecta no cine.

29 de setembro

Comeza a correr o tempo de conmemorar a revolución esquencida, aquela que sacudíu Alemania hai case un século e que tan ben conta Sebastian Haffner.

“O 29 de setembro de 1918 é unha das datas máis importantes da historia alemana… foi un 8 de maio de 1945 e un 30 de xaneiro de 1933 nun mesmo día. Comportou simultaneamente a capitulación e a reforma do Estado. E ámbalas dúas cousas déronse grazas ao empeño dun só home; un home ao que o seu cargo constitucional non lle autorizaba o máis mínimo a levar a cabo accións de tal calibre: o xefe adxunto do Estado Maior Xeral, Erich Ludendorff. (…)

O poder de Ludendorff foi case ilimitado durante os dous últimos anos da guerra, e a súa omnipotencia nuca se amosou tan deslumbrante coma ese día, no que fixo entrega do poder e destruíu o seu instrumento de goberno. (…) O chanceler e os ministros entraban e saían [do goberno] segundo ordeaba Ludendorff. Cando finalmente este decidíu, dun día para outro, facer da Alemania de Bismarck unha democracia parlamentaria e permitir que esa democracia levantase a bandeira branca, non houbo ninguén que lle ofrecese resistencia ou que o contradicise. (…) E este home non era máis ca un xeneral entre outros tantos, nin tan siquera o de meirande rango.”

Sebastian Haffner: La revolución alemana de 1918-1919.” [Video].

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Auschwitz

Un punto no mapa: Oświęcim fundouse en 1270, mais foi a partir de 1942 cando esta localidade albergou o famoso campo de exterminio, despois de pór en marcha a Solución Final trala conferencia de Wannsee.

Na Fundación Canal de Madrid, unha exposición convírtese en lembranza do xenocidio alí cometido (1.100.000 asasinados, dos cales o 91% eran xudeus). Partindo de dúas imaxes esenciais (a roda dos trens que transportaron aos alí deportados e o calzado dos exterminados), a mostra percorre as orixes da historia: a forxa do sionismo, as consecuencias dunha  paz revanchista, o ascenso do nazismo , a ideoloxía xenófoba e racista, para rematar coa intrahistoria do campo de exterminio… Sen deixar á beira o antes e despois dos protagonistas: un mundo perdido (2/3 dos xudeus europeos desapareceron tras a Segunda Guerra Mundial, moitos outros tamén caeron nas poutas nazis) e supervivintes que nos transmiten a súa testemuña.

E entón entramos -con enorme emoción- no proceso: a chegada, a selección, o despoxo, o labor dos kapos e os Sonderkommandos, a resistencia e a anceiada liberación -que tivo lugar o 27 de xaneiro de 1945 polas tropas soviéticas, cando xa non quedaban alí máis ca 7.000 reclusos.

Ese punto no mapa, ese punto negro e vermello, antigo territorio do imperio austrohúngaro, é -desde 1947- un museo que foi incluído en 1979 na lista de Patrimonio Mundial da UNESCO. Visítano actualmente uns 2 millóns de persoas cada ano.

Deportado 4443

Deportado 4443 narra, en primeira persoa, as vivenzas de Antonio Hernández Marín -morto hai agora 25 anos- en Mauthausen e Gusen, desde xaneiro de 1941 ata xuño de 1945. Carlos Hernández de Miguel chiou en twitter a historia, e eses chíos foron ilustrados por Ioannes Ensis nunha publicación que ve agora a luz.

Quero quedarme cunha imaxe, a da páxina 53 da novela gráfica, como resumo espectral desta testemuña: un traxe a raias de presidiario -un traxe que uniformiza a todos por igual, que os sinala como reclusos-, un número -os presos non son máis ca un número, deixan de ter persoalidade propia para os seus captores-, un triángulo azul -evocado na obra de teatro de Laila Ripoll– coa “S” de Spanier cosida -para identificar a procedencia dos presos. O que sigue é o retrato cotián do terror, da humillación, do abuso e da indignidade, mesturado cunha esperanza remota de que todo aquilo rematará canto antes. Diante deste panorama, algúns deciden suicidarse ou provocar que os maten -a alambrada electrificada pode ser unha definitiva salvación-; outros sufren as penurias de traballar na canteira, símbolo do peor traballo forzado imaxinable.

A historia percorre os momentos históricos da Segunda Guerra Mundial desde dentro dun campo de concentración -que despois será de exterminio- nazi, desde a óptica de republicanos españois que reivindican a memoria histórica de quen loitou incesantemente contra o fascismo. E así se van sucedendo os episodios que afectan á vida dos presos: a entrada en guerra dos USA,a posta en práctica da Solución Final, a batalla de Stalingrado, o desembarco de Normandía e o colapso nazi, que evocan de fondo unha secuenciación terrorífica desa Guerra na que tamén os españois participaron. Non se esquenza.

Campos de concentración

É nos xuizos de Nuremberg, tras a Segunda Guerra Mundial, cando o termo “campo de concentración” se difunde como concepto histórico.

Pero os primeiros campos de concentración remóntanse ás guerras anglo-boers (1877-1902). Foi en 1900 cando lord Kitchener planificou e executou unha nova táctica contra as guerrillas bóers (que inflixiran serias derrotas ao exército británico) e as etnias indíxenas de Sudáfrica. Consistía na construción dun vasto sistema de pedra e arame de espiño co obxecto de limitar os movementos bóers a unha rexión reducida. Tamén se construiron campos de concentración para acoller nun principio aos bóers refuxiados aos que se lles destruiran as súas granxas. Houbo 45 campos para bóers (nos que había uns 28.000 prisioneiros) e 64 para africanos negros. Enfermidades, penalidades e mortes foron consecuencia daquel sistema denunciado polos británicos liberais como modelo de “métodos bárbaros” do Imperio.

Durante o século XX, o internamento de civís por parte de diferentes Estados foise facendo cada vez máis frecuente, acadando o seu clímax durante a Segunda Guerra Mundial. Xudeus, disidentes políticos, homosexuais, xitanos, testemuñas de Xehová, criminais comúns, emigrados, discapacitados, formaron parte dos colectivos “inferiores” ou “traidores” pechados polo rexime nazi. E a estes grupos hai que unir os republicanos españois fuxidos da derrota na Guerra Civil.

O gulag soviético, os campos de concentración móviles da época do xenocidio armenio, os centros de detención da ditadura arxentina, os promovidos por ditaduras como a franquista ou a norcoreana, son bos exemplos deste fenómeno ao longo do século XX.

Dentro dos campos de concentración, os que foron campos de exterminio cumpliron a función exclusiva do asesinato en masa; eran “fábricas de morte” nas que a utilización das cámaras de gas e o fusilamento cumpliron a función de levar a cabo o “Holocausto”, o xenocidio xudeu. Auschwitz-Birkenau pasa por ser o campo de exterminio máis grande da Historia.

Homo sovieticus

revolución rusa, que Richard Pipes define como “o acontecemento histórico máis importante do século XX” (ben que el califica a revolución bolxevique como “golpe de Estado”), é este ano motivo de lembranza.

O centenario dos feitos coincide cunha Rusia controlada por Putin, despois de que o Imperio esmorecese en 1991. Na ollada recente de Svetlana Aleksiévich, ese homo sovieticus, extinto, anceia un tsar; os ideais comunistas son lembranzas dun Partido residual; a escritora bielorrusa recolle moi especialmente a voz das mulleres rusas para lembrar un territorio que ten pasado por ben diferentes gobernantes e “influencers”: Rasputín, Lenin, Stalin, Gorbachov, Putin(tal e como a batalla de ERB consigna).

Anthropoid

Jan Kubiš e Jozef Gabčík -checo e eslovaco- foron enviados a Praga para asasinar ao “carniceiro” Reynhard Heydrich, quen o 20 de xaneiro de 1942 presidíu a Conferencia de Wannsee -na que se dispuxo a que sería a “solución final da cuestión xudea”. 

Esta historia, narrada con tintes de renovación da novela histórica por Laurent Binet en “HHhH”, sirve de base a Sam Ellis para recrear -moi en primeiro plano- un episodio enérxico da Segunda Guerra Mundial; bótase quizá un pouco en falla a recreación da persoalidade do Obergruppenführer e da impactante traxedia de Lidice, mais é ben fidel aos acontecementos.

Génocide arménien

100 ans de génocide arménien, cette année! Une bonne opportunité pour la reconnaissance universelle de cet épisode de l’Histoire!

N’oubliez pas! [paroles de la chanson]

Les Arméniens sont un groupe ethnique originaire du Caucase et du Haut-plateau arménien. Ils furent les premiers à accepter le christianisme en tant que religion nationale de leur royaume, en 301.

* Visitez un site web autour de la commémoration du génocide arménien.

* Un document -voici un autre– et un schéma.

* Voir quelques extraits du film “Le mas des alouettes”.

* Voir un extrait de la bande dessinée “Le cahier à fleurs”.

* Carte du peuplement arménien en 1915. Une carte. Voir une autre carte.

O que move o mundo

Imos preparando a performance para a Semana Intercultural do noso IESP. Este ano temos fixada a ollada en 1915, cunha historia que enlazará guerra civil española, exilio, primeira e segunda guerras mundiais,… e imos tomar como elemento aglutinador unha novela de Kirmen Uribe.

“Tras o bombardeo de Gernika, o lendakari José Antonio Agirre reafirmouse na súa decisión de por a salvo aos nenos. Naquel 1937, entre maio e xuño, dezanove mil pequenos saíron do porto de Bilbao cara a diversos países europeos. A meirande parte deles atoparon refuxio en Francia, a Unión Soviética, Gran Bretaña e Bélxica. Viaxaron ao estranxeiro sos, sen os seus pais, coa única compaña dun grupo de profesores dispostos a axudalos.

O 6 de maio o buque Habana partíu por primeira vez cara a La Rochelle. Ían a bordo 2.483 refuxiados. Noutro tempo, o Habana tiña sido un transatlántico de luxo que efectuaba a ruta Bilbao-A Habana-México-Nova Iorque. O buque, construído na Naval de Sestao, era a estrela da compañía. Na década dos trinta tiña sido bautizado como Alfonso XIII, mais coa chegada da República cambiáronlle o nome. (…)

A ría de Bilbao estaba completamente bloqueada e non era fácil saír. Non o terían conseguido sen a axuda dos barcos da Royal Navy. O exército sublevado non vía con bos ollos a protección dos británicos; consideraba ilegal a intervención dun país estranxeiro, e ameazaron incluso con afundir aqueles barcos cheos de nenos. Sen embargo, as ameazas non se cumpriron, e o Habana continuou coas súas viaxes durante un mes máis. O último fíxoo o 13 de xuño, con 4.500 nenos a bordo, apenas unha semana antes de que caese Bilbao.”

Kirmen Uribe: Lo que mueve el mundo“.

A conspiración do silencio

Ven de estrearse en España un film sobre o proceso de Frankfurt (1963-1965), que se realizou naquela cidade alemana contra 22 detidos implicados no funcionamento do campo de exterminio de Auschwitz [*]. A meirande parte dos oficiais deste campo, incluído Rudolf Höss, xa foran xulgados en 1947 polas autoridades polonesas. O fiscal Fritz Bauer, de orixe xudea, iniciou a recollida de testemuñas individuais sobre a actuación dos oficiais nazis naquel campo.

O traballo de Bauer contribuíu á busca de información para capturar ao fuxitivo xerarca nazi Adolf Eichmann en Arxentina (1960), na operación Garibaldi levada a cabo polo Mossad, e no decurso da cal Eichmann foi capturado e trasladado a Israel, onde foi condeado a pena de morte. Intentos semellantes de captura producíronse co “anxo da morte” Josef Mengele -médico que experimentou con humáns no campo de Auschwitz-, mais foron infructuosos, pois Mengele acabou morrendo en Brasil en 1979, despois dun periplo por diversos países sudamericanos.

O filme aproxímanos ao primeiro xuizo realizado en Alemania contra responsables do nazismo (os xuizos de Nuremberg foran realizados baixo auspicio norteamericano, na época de ocupación). En verbas do director da película, Giulio Ricciarelli, o nazismo continuou a ser un tema tabú en Alemania ata 1968, na época en que o Estado do que Adenauer era chanceler (a RFA) exercitou unha amnesia colectiva con respecto á Shoah.

A película traza un retrato de como abordar a memoria histórica en países afectados por crimes de guerra. Recomendámosvos a súa visión no día (27 de xaneiro de 2015) en que se cumplen exactamente 70 anos da entrada do Exército Roxo no campo de Auschwitz para a súa liberación, e hai actos programados de celebración do acontecemento.

* Regardez “la solution finale”, d’après histoirealacarte.com.

* Visitez le website du musée Auschwitz-Birkenau. [E un gráfico sobre o campo de exterminio].

* Regardez les mots-clés autour du film.

Europa, 1900

Dicía nunha entrevista na revista If hai varios anos o historiador das ideas Peter Watson que “Europa pode ser considerada como o logro colectivo máis admirable da historia”. Coido que é tempo de suscribilo, unha e outra vez, máis nestes días de anguria colectiva e reivindicación do laicismo e da liberdade de expresión, verdadeiros piares da nosa civilización. Eses piares asentáronse nos inicios do século XX, cando París celebraba a súa Exposición Universal de 1900, ao tempo que a Europa imperialista estendía os seus tentáculos polo orbe.

“En 1900 Gran Bretaña era a nación máis influinte da terra, tanto no ámbito político como no económico. Tiña posesións en Norteamérica e Centroamérica, e en Sudamérica, Arxentina dependía dela en grande medida. Tamén posuía o goberno dunha serie de colonias en África e Oriente Medio, e os seus dominios chegaban ata Australasia. O resto do mundo estaba na súa meirande parte dividido entre as potencias europeas: Francia, Bélxica, Holanda, Portugal, Italia e incluso Dinamarca. Os Estados Unidos adquiriran o Canal de Panamá en 1899, e acababan de facerse coas últimas pertenzas do Imperio español. Sen embargo, e a pesares de que a sede de poder dos Estados Unidos ía en aumento, o país que dominaba o mundo das ideas -en filosofía, nas artes e as letras, nas ciencias naturais e en ciencias sociais- era sen dúbida Alemaña, ou para ser máis precisos, os países de fala alemá. Este feito ten unha grande relevancia, porque a tradición intelectual alemá non estivo, nin moito menos, á marxe dos posteriores acontecementos políticos.

Unha das razóns desta situación preeminente dos alemáns na esfera do pensamento eran as súas universidades, que foron a orixe de grande parte da química do século XIX e se atopaban na vangarda dos estudos bíbliocos e a arqueoloxía clásica, por non mencionar o propio concepto de doutoramento, que tivo a súa orixe en Alemaña. A segunda razón era de orde demográfica: en 1900 había en todo o territorio xermano parlante trinta e tres cidades con máis de cen mil habitantes, e a vida urbana era un elemento imprescindible á hora de crear un mercado de ideas. De entre todas estas cidades sobresaía Viena: se hai un lugar que poida considerarse como representativo da mentalidade da Europa occidental nos albores do século XX, este é sen dúbida a capital do Imperio austrohúngaro.

A diferenza doutros imperios, como, por exemplo, o británico ou o belga, a monarquía dual austrohúngara, baixo o dominio dos Habsburgo, posuía a meirande parte dos seus territorios en Europa: comprendía parte de Hungría, Bohemia, Romanía e Croacia, e contaba cun porto de mar en Trieste, que hoxe pertence a Italia. Por outra banda, estaba moi pechado en si mesmo; os xermanos formaban parte dunha raza orgullosa, moi consciente do seu pasado histórico e do que pensaban que os distinguía dos demáis pobos.”

Peter Watson: Historia intelectual del siglo XX“.

* “Viena, 1900”, un documental en 4 partes: 1, 2, 3, 4.

Hai 100 anos…

…Nunha mañá soleada de comezos de verán, Gavrilo Prinzip asasinou ao herdeiro da coroa austro-húngara e á súa dona en Saraievo. Eran aproximadamente as 11 da mañá do día de San Vito, e aquel atentado marcaría o comezo da Primeira Guerra Mundial:

sarajevo_attentat_1.jpgA Europa convulsa, caricaturizada no mapa de Walter Trier, emprendía definitivamente o camiño cara ao seu declive.

 

Cap Arcona

“O Cap Arcona era un barco de luxo de 28.000 toneladas que facía a ruta desde Hamburgo a Río de Janeiro e Bos Aires. Aquel barco elegante, lixeiro e veloz, co tempo foi a xoia da coroa da armada alemana. Antes da guerra estaba pintado de branco, coas chimeneas en vermello e negro. Nas súas viaxes levaba a persoas que ían a América a buscar traballo, mais tamén a xente de cartos na cuberta superior. Nas cociñas levaba dez quilos de caviar e seis mil quilos de polos. Hans Leip, o poeta que escribíu Lili Marlene, fixo nel a súa viaxe de vodas; tamén se rodaron alí películas de propaganda nazi. Mais cando estourou a guerra todo mudou; ao comezo prepararon no barco algúns camarotes para oficiais; máis tarde, a medida que os soviéticos ocupaban o Leste de Alemaña utilizárono para evacuar a dous millóns de civís. 

Agora a enorme nave repousaba na baía de Lübeck. Nas fotografías dos avións da RAF aparece pintada cun gris de camuflaxe, privada do seu encanto doutro tempo.

Segundo ían chegando os presos ao porto de Lübeck, íanos metendo nun cargueiro chamado Thielbeck. (…) Cando se encheu o Thielbeck, o Athen comezou a transportar ao resto dos presos ao grande Cap Arcona. (…)

Dos 6.400 prisioneiros que había no Cap Arcona morreron no ataque 4.250. Dos seiscentos gardas das SS saíron con ben cincocentos. Salváronse nos botes. O destino dos presos que tiveron que nadar non foi nada venturoso. Moitos afogaron no seu intento de chegar á costa, xa que só os recollían os barcos de pesca xermanos. Houbo quen se salvou por falar alemán. Mais para quen chegaba a terra a nado a agonía non remataba ahí. Os SS, cadetes da escola náutica de Neustadt, unos rapaces de dezaséis anos, esperaban armados con fusís a que os presos chegasen ás praias. Chegaban á area exhaustos, para morrer a tiros alí mesmo. (…)

Catro días despois do afundimento do Cap Arcona, o 7 de maio, a Alemaña nazi rendeuse incondicionalmente. O Báltico seguiu a devolver corpos durante case vinte anos.”

Kirmen Uribe: Lo que mueve el mundo“.

Dereitos civís

En 1955, unha muller negra, Rosa Parks, foi encarcelada por negarse a ceder o seu asento no autobús a un home blanco. Estes feitos resultaron detonantes para a consolidación do Movemento polos Dereitos Civís en Estados Unidos

En 1960, algúns estudantes negros de educación superior organizaron un plantón nun restaurante segregado de Woolworth (Carolina do Norte) e negáronse a retirarse do lugar. Este plantón, que atraeu a atención dos medios de comunicación, deu lugar a manifestacións similares en todo o sur. En 1961 organizáronse as “xiras da liberdade”, nas que brancos e negros viaxaban en autobuses cara ás terminais segregadas do sur dos USA.

Por aquel entón, a sociedade branca do pobo de Jackson, no estado de Mississippi, trataba con absoluto desdén e baixeza ao seu servizo doméstico negro, tal e como se narra na novela de Kathryn Stockett “Criadas e señoras”.

Os grupos das “xiras da liberdade” organizaron tamén grandes concentracións como a Marcha de Washington, en 1963. Máis de 200.000 persoas reuníronse na capital para manifestar o seu compromiso de igualdade para todos. Desa manifestación quédanos a lembranza do discurso “I have a dream” de Luther King.

Asasinado Kennedy en novembro de 1963, L. Johnson conseguíu do Congreso a aprobación da Lei de Dereitos Civís de 1964, pola que se prohibíu a discriminación en todos os aloxamentos públicos. En 1965 complementouse esta lei coa do Dereito de Voto, que permitiría o rexistro da meirande parte da poboación negra para participar nas eleccións. En 1968 aprobouse a lexislación pola que se prohibíu a discriminación en materia de vivenda.

Malcolm X [film] avogou pola necesidade de afirmar o Black Power por todos os medios, e orixináronse disturbios en 1966 e 1967 en importantes urbes. En 1968 foi asasinado M. Luther King.

“Pero mentres explotasen bombas nas igrexas e mentres as novas leis de “dereitos civís” non cambiasen a súa verdadeira condición, aos negros non se lles podía integrar facilmente na “coalición democrática”. Na primavera de 1963, a porcentaxe de desempregados entre os brancos era do 4,8%. Para os non brancos era do 12,1%. Segundo os cálculos do goberno, unha quinta parte da poboación branca vivía por debaixo do limiar da pobreza; a metade da poboación negra vivía por debaixo dese mesmo limiar. Os proxectos de lei sobre dereitos civís poñían énfase no voto. Mais o voto non era unha solución fundamental para o racismo e a pobreza. En Harlem, os negros que levaban anos votando seguían vivindo en tugurios infestados de ratas.”

Howard Zinn: “La otra historia de los Estados Unidos”

Continuous change

A historia do presente, o período máis recente da nosa existencia, está claramente marcada pola eclosión de novos movementos sociais que teñen profundas raigames no pasado, como poidan ser o feminismo e o ecoloxismo. Outros toman forza en acontecementos coetáneos, tal e como poidan ser os movementos antiglobalización.

Toda unha serie de acontecementos está a marcar a nosa existencia con novas propostas de pensamento e acción que permiten comprender as forzas que moven as sociedades, ao tempo que os estados poderosos se confrontan estratexicamente en áreas xeopolíticas cheas de novos intereses e tensións, ás veces determinadas pola loita contra o narcotráfico, o tráfico de armas ou o control das rutas marítimas do comercio internacional.

En suma, atopámonos nun período de cambio continuo, no que os acontecementos son transmitidos en directo e dun xeito inmediato a través dunha sociedade-rede [ver o primeiro capítulo do libro de Castells] que nos implica a todos sen excepción.

* Consulta un vello artigo.

* Consulta a nosa presentación.

“Treboada de aceiro”

Xa se achega o día de San Fernando, xa se achega o 30 de maio para por en escena, no noso IESP, a performance que servirá para lembrar o casus belli e o desenvolvemento da Primeira Guerra Mundial, cen anos menos 29 días antes do asasinato de Saraievo.

* Velaquí a PRESENTACIÓN para este día; se queres disfrutar dos contidos “ocultos”, non poderás deixar de virnos ver.

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