Sexennat conflictuel

Le système de la Restauration, corrupte et basé sur l’alternance politique, entre en crise après le désastre de 1898. La perte de Cuba, Philippines et Porto Rico entraîne la mise en place d’un discours régénérationniste critique. Si l’armée espagnole tourne les yeux vers le Maroc afin de poursuivre l’aventure coloniale, les représentants des partis essayent de faire “la révolution par le haut” et mener à terme une démocratisation du système. La guerre mondiale arrive est l’Espagne reste neutre. Mais, qu’est-ce qui va se passer à la fin de cette guerre?

1917 est une année agitée. L’inflation augmente, la situation sociale se tend, la malaise militaire s’étend, le tour politique entre en faillite. Une crise politique, militaire et sociale aura comme protagonistes les partis d’opposition au système canoviste qui proposent la convocation de Cortès constituantes, les militaires qui organisent des Juntes de Défense pour faire des revendications professionnelles et même des réformes politiques, les syndicats UGT et CNT qui font la convocation d’une grève générale durement réprimée. La crise inaugure toute une période d’instabilité politique qui oblige à mettre en place des gouvernements de concentration et une alternance politique affaiblie, quelquefois étourdie par l’action directe des anarchistes contre un chef du gouvernement (assassinat de Dato en 1921, la suite de ceux de Cánovas et Canalejas).

Le succès de la révolution bolchévique en Russie encourage la montée de la protestation ouvrière ailleurs. En Espagne, le triennat bolchévique (1918-21) montre une augmentation des grèves. Le conflit entrepreneurs-ouvriers prend son point fort avec la grève de La Canadiense à Barcelone, une ville dans laquelle l’affrontement provoque le lock out patronal et plus tard l’essor du pistolérisme, dont le syndicaliste Salvador Seguí est une victime. En Catalogne, la guerre sociale déclenchée pendant la période du capitaine général Martínez Anido -puis Primo de Rivera- révéle la démission de l’État face à l’interventionnisme militaire, qui appliquait à la lettre la loi de fuites, laquelle autorisait l’exécution sans sommation d’un prisonnier en fuite.

La division interne de l’armée remonte au moment de la défaite d’Annual en 1921, face aux troupes d’Abd-el-Krim, un événement tragique qui remémore la tuerie du Barranco del Lobo, douze ans avant. Même si on commande la recherche de responsabilités, le dossier Picasso sera enterré par Primo de Rivera une fois qu’il est arrivé au pouvoir. Les militaires, qui étaient déjà disqualifiés après l’assaut au magazine Cu-Cut en 1905, reprennent son rôle de garants de l’ordre après l’approbation de la loi de juridictions (1906), antécédent des lois d’exception que la dictature va imposer après 1923. Enfin, pour “libérer la patrie des professionnels de la politique”, le capitaine général Primo de Rivera fait son pronunciamiento à Barcelone, en septembre 1923.

Un sexennat conflictuel s’étend en Espagne après la fin de la première guerre mondiale. Les mauvaises conditions salariales et sociales annoncent, depuis 1917, une période de troubles qui entraîne la mort du système de la Restauration. Après le manifeste de Primo de Rivera, le roi Alphonse XIII lui demande de diriger un gouvernement qui sera au début militaire, puis civil, en forme de directoire. Le régime, adorateur du fascisme italien, essaye de l’imiter quelquefois, bien que la paix sociale et l’essor économique arrivent pendant les années folles aussi en Espagne. Mais quand la dictature soit remplacée par la dictamolle de Berenguer, ressusciter le modèle canoviste deviendra impossible. Est-ce que le régime primorrivériste sera un vrai précurseur de la dictature franquiste?

Rébellion

Caricature de Gillray (11 juillet 1808)

Sur la cavea d’un amphithéâtre imaginaire, ceux qui gouvernent l’Europe (le roi d’Angleterre avec le trident de Neptune -il est le roi des mers à cette époque, le tsar de la Russie, même le Pape qui montre une bulle d’excommunication contre le général corse Napoléon, les autorités du monde musulman,…) assistent au moment où l’empereur français -Napoléon- est encorné par l’allégorie de l’Espagne -qui débute en rébellion le 2 mai 1808, le taureau furieux qui vient de piétiner Joseph -le frère de Napoléon, roi d’Espagne après les abdications de Bayonne.

La caricature de Gillray, publiée le 11 juillet 1808, exemplifie le sujet de la rébellion espagnole contre les français, arrivés avec leurs armées après le Traité de Fontainebleau. Mais ils sont combattus par les guérrilleros et l’armée espagnole, qui obtient sa victoire la plus importante à Bailén, quelques jours plus tard de la publication de la caricature de Gillray. C’est le précedent de la convocation des Cortès de Cadix, en 1810.

Invención de España

O último libro de Henry Kamen“La invención de España”, afonda -desde a súa perspectiva de especialista na Historia Moderna de España- nas orixes de mitos e lendas que contribuiron a crear a “nación española”, sobre todo despois da acción da historiografía liberal do século XIX. E velaí que se debullan os clichés máis diversos: a resistencia de Numancia (identificada como exemplo que despois ben puido guiar “resistencias” posteriores: a mal chamada Reconquista, a “guerra da independencia” contra os franceses -coñecida no exterior como “guerra peninsular”), o falso melting pot convivencial de al-Andalus, a inexistente “nación étnica”, a conformación das lendas negras, o papel da Inquisición e a sobrevaloración do espírito católico español, a decadencia despois dunha longa época imperial, o papel da monarquía. En suma, toda unha serie de valores que o hispanista británico cuestiona. Porque as nacións son mitos fundacionais, que tratan de forxar identidades comúns onde ás veces non existen.

“Nestas páxinas referímonos a diversos aspectos de España só desde o prisma de algúns dos mitos e os debates máis comúns que teñen xurdido na súa historia. Os mitos -por exemplo, a noción de que houbo unha raza española antes da aparición de España, a noción dun legado romano, o papel dunha Reconquista ou decadencia constante da nación- en realidade eran ficticios, mais tamén aspiracións positivas que, no seu conxunto, contribuían a definir as características do que chegou a ser España. O problema que aínda non se resolveu é se as diferentes ideas e aspiracións foron capaces de fusionarse para acadar unha nación unida.”

Henry Kamen: “La invención de España.”

* Consulta en Twitter algúns fragmentos de #invencióndeEspaña.

Décennie finale

L’Espagne du règne d’Isabelle II est surtout un régime modéré, sous l’influence de la Constitution de 1845, avec la seule interruption du biennat progressiste (1854-1856). Le manque de liberté d’expression, même la censure et l’influence de nouvelles idées politiques depuis la révolution européenne de 1848, provoquent (pendant la décennie de 1860) le mécontentement et la manifestation des groupes idéologiques qui sont contre la monarchie. Comment finira cette période?

La crise des années 1860 est une crise des élites: Narváez a évolué vers une volonté de fermeture et d’aristocratisation des élites qui allait à l’encontre des principaux libéraux. La couronne est plus qu’intimement liée au système modéré. Les étudiants embrassent la cause du démocrate Castelar; ils se manifestent, ils sont réprimés par la Garde Civile. Les militaires se soulèvent -par la suite de la voie du pronunciamiento, et ils sont aussi réprimés. La crise économique de 1866 amplifie le mécontentement de la population, qui subit les mauvaises conséquences (surtout les couches sociales plus pauvres).

Les opposants de la reine se donnent rendez-vous à Ostende pour précipiter la chute de la monarchie. Si la Monarchie en tant qu’institution est rejetée, la reine elle-même est mise en cause; son impopularité est liée avant tout à la situation de crise économique qui touche un large secteur de la société, aux tensions politiques, à la corruption qui se généralise dans les milieux proches du pouvoir et de la Cour (le groupe de “la camarilla”). Cette impopularité est aussi directement due à la vie privée de la reine, jugée immorale, car ses amants se succèdent; la reine est vue par son peuple comme une femme capricieuse et légère, peu digne du rang qu’elle occupe.

La mort des soutiens de la reine (Narváez, le chef modéré; O’Donnell, le général qui créa l’Union Libérale et devient le chef d’un gouvernement long qui a la volonté de redonner à l’Espagne une place internationale) précipite la chute de la monarchie. Donc, l’Espagne de la fin des années 1860 vit une période de crise politique, économique et sociale. Un soulèvement militaire qui, avec l’appui de mouvements populaires, acquiert un caractère révolutionnaire met fin au règne de la reine Isabel II et ouvre une nouvelle étape d’expériences démocratiques: c’est la Révolution Glorieuse dirigée par Prim, Serrano et Topete.

En conclusion, plusieurs causes justifient la chute de la monarchie: l’usure des partis politiques traditionnels; la progression des idéaux démocratiques; la crise économique qui pousse le mécontentement social; les manifestations des étudiants et la volonté de changement de quelques militaires. En conséquence, la Révolution Glorieuse met fin à plus de 150 ans de Bourbons en Espagne et ouvre une nouvelle, brève période d’essor démocratique: le sexennat révolutionnaire (1868-1874). Ce sera vraiment la fin des problématiques sociales et politiques en Espagne?

Contre l’absolutisme

Le militaire Juan Díaz Porlier, mort à La Corogne en 1815, était le principal instigateur d’un pronunciamiento -le premier pronunciamiento libéral du XIXème siècle-. contre la Restauration absolutiste de Ferdinand VII. L’opération échoue en raison de la trahison d’un groupe de sous-officiers qui y participait. En conséquence, Porlier fut arrêté, condamné à mort puis pendu.

Le manifeste de 21 septembre exprimait bien la volonté du pronunciamiento:

“​Notre but et celui de toute l’Espagne n’est ​ autre ​ qu’une Monarchie soumise aux justes et prudentes lois, et, constituée de telle ​ sorte ​ qu’elle puisse garantir également les prérogatives du Trône et les droits de la Nation. Nous demandons la convocation des Cortès nommées par le peuple, afin qu’elles puissent faire dans la Constitution, proclamée par les Cortès extraordinaires, les changements exigés ​ par la situation, laquelle demande ​ de l’expérience, ​ que ​ nous indiquent les lois constitutionnelles des Monarchies ​ limitées ​d’Europe. Elles rétabliront l’ordre ​ dans ​ notre Économie, elles ​s’occuperont du ​ sort des militaires, elles récompenseront leurs services et assureront leur subsistance ​ pendant leurs vieux jours​ , ​elles feront même apprécier la Nation hors de nos frontières. La noblesse, en rénonçant à une petite partie de ses privilèges, trouvera aussi​ une contre-partie à ​ce sacrifice ​dans ​ les nouvelles dispositions constitutionnelles, qui vont lui donner une existence ​ pacifique. Toutes les classes sociales verront ​ s’ améliorer leur situtation…”

ESSAI 2019

La politique internationale du premier franquisme (1939-1955)

Le camp franquiste reçoit pendant la guerre civile espagnole (1936-1939) -vivier idéologique de la dictature et source première du culte du caudillaje- le soutien des puissances fascistes (l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste), et il sort victorieux -presqu’au bord de la seconde guerre mondiale. Depuis 1939 et jusqu’à 1945 on est dans le premier franquisme, une période d’autarcie et d’isolationnisme international qui marque l’essor de l’anachronisme entre l’Espagne de Franco et l’Europe occidentale. Comment le franquisme va-t-il réussir à s’en sortir de cet isolement?

L’Espagne franquiste réagit face à la guerre mondiale, au début, en faveur des puissances de l’Axe, dont la rencontre entre Hitler et Franco à Hendaye -un jour avant de celle entre Hitler et Pétain à Montoire- est le meilleur exemple d’alignement et de désir de participation active au conflit -en tant qu’ocassion unique de récupérer son intégrité territoriale via l’annexion de Gibraltar. En franchissant la frontière de l’Union Soviétique (opération Barbarossa), le Führer obtient l’intervention armée de l’Espagne avec le recrutement de la Division Bleue (plus de 40.000 soldats espagnols).

Après 1942, avec l’entrée des EE.UU. en guerre, l’Espagne s’éloigne du soutien aux forces de l’Axe, en proclamant sa neutralité, en dissolvant la Division Bleue (novembre 1943) et en finissant les exportations de wolfram à l’Allemagne. Les grandes puissances alliées (la Grande Bretagne, les EE.UU. et l’URSS) rejettent la légitimité du gouvernement espagnol au moment de la création de l’ONU, en tant que membre de plein droit. À partir de 1945 commence la période noire de la dictature de Franco, anachronique par essence -en anomalie face au monde occidental- face à une Europe qui renaît de ses cendres d’une lutte extrême contre les totalitarismes. L’Assemblée Générale de l’ONU conseille de retirer les légations diplomatiques de l’Espagne et même la France ferme sa frontière commune pendant quelques mois.

Mais le régime va se consolider dans la période 1945-1957. C’est la conjoncture internationale de la Guerre Froide celle qui joue en faveur de l’Espagne: la perspective d’un imminent affrontement avec l’URSS et la création de la Kominform changent graduellement l’optique des gouvernements occidentaux -où l’antifascisme est remplacé par l’anticommunisme-, qui amorcent un rapprochement avec l’Espagne, en faisant primer les intérêts géostratégiques sur la condamnation idéologique et politique. Dans ce contexte, les Pactes de Madrid (1953), un triple accord exécutif, économique et militaire, scellent l’intégration de la péninsule ibérique dans les mécanismes de défense du monde occidental et allègent l’économie espagnole de l’inflation et du racionamiento.

L’apogée finale de la réhabilitation du régime franquiste est scellée par l’Église, source de légitimation et pilier idéologique de la dictature depuis le début, par le biais du Concordat avec le Vatican (1953), qui réaffirme la confessionalité totale de l’Etat espagnol. Dans ce contexte, l’Espagne est aussi dévenue membre de l’ONU (1955), même si elle restera exclue de la CEE -à cause de son carachtère non démocratique- jusqu’à 1986. Mais, est-ce que l’Église continuera toujours à soutenir le régime franquiste, après les nouveautés proposées par le Concile Vatican II?

Diaspora galicienne

La Galice était déjà à l’époque moderne une terre d’émigration. Beaucoup de galiciens ont été obligés de quitter leur pays par des raisons plutôt économiques, mais aussi par des raisons politiques. La Galice ferait partie des pays européens dont les taux migratoires furent les plus élevés despuis 1880, avec l’Irlande et l’Italie.

Pendant le XXème siècle, à partir des années 1950 -moment ou la Galice était encore une société rurale et paysanne, portraitée par Neira Vilas [voir Memorias dun neno labrego], l’émigration recommence vers l’Argentine et aussi vers le Vénézuela; plus tard, pendant les années 1960, le besoin de main d’oeuvre provoque une diaspora vers les régions industrielles d’Espagne (la Catalogne, le Pays Basque,…) et aussi vers les pays du centre-nord de l’Europe (France, Angleterre, Allemagne, Suisse, etc.). La diaspora galicienne compte aujourd’hui avec plus de 500.000 personnes hors nos frontières.

Même si l’Espagne est devenue un nouveau destin d’immigration, il ne faut pas oublier le rôle historique de l’émigration chez nous.

Desastre

Le Desastre de 98 provoque une série de conséquences en Espagne: avec un catastrophisme excessif, elle cesse de se percevoir comme grande puissance européenne et mondiale; on vitupère contre le parlementarisme, contre le « caciquisme », contre la « burguesocracia »…

Barcelona, 1921

O remate da Grande Guerra trouxo a España unha profunda crise económica e social, que desencadeou unha conflitividade notable en cidades industriais como Barcelona. Alí, o pistoleirismo (“terrorismo branco”) medrou diante das reivindicacións anarquistas de sindicatos como a CNT -que loitaba polo establecemento da xeira laboral de 8 horas; o anarquismo tamén utilizou a acción directa. Era un momento de loita social e política, coincidente co desastre militar de Annual (1921), un momento de folgas e corrupción policial (coa aplicación da lei de fugas) que acontece tras o asasinato do primeiro ministro Eduardo Dato [ver video]. A conflitividade social non cesou (mesmo Salvador Seguí morreu asasinado), e a resposta militar chegou da man do pronunciamento de Primo de Rivera, en 1923.

Neste contexto histórico desenvólvese o filme La sombra de la ley, que estes días se proxecta no cine.

40 ans

L’Espagne est prête à commémorer 40 ans de sa dernière Constitution. L’alternance politique, les risques d’involution, la volonté de rejoindre l’Europe démocratique, les succès économiques et sportifs, la foule qui marche sur la rue, les réclamations des indignés… Tout s’organise pour raconter une époque, questionnée de plus en plus.

Montseny / Veil

As dúas foron as primeiras mulleres nun gabinete ministerial nos seus repectivos países (Federica Montseny [+] na España republicana, Simone Veil [+] na Francia republicana). Ambas foron ministras de Sanidade. As dúas contribuiron a promulgar a primeira lei de despenalización do aborto nos seus países de orixe (Federica Montseny, coa lei de 1937; Veil, coa lei de 1975).

Federica Montseny (1905-1994), activa militante da CNT, formou parte do goberno de Largo Caballero entre 1936 e 1937. Como tantos outros españois, víuse forzada ao exilio. Instalada en Toulouse -onde sería perseguida pola policía nazi e franquista, retornou a España en 1977, durante a transición democrática. Nembargantes, non apoiou o sistema constitucional recén instaurado.

Simone Veil (1927-2017), supervivinte do campo de concentración de Auschwitz, entra no goberno de Chirac en 1974, cando se propón a loi sur l’IVG. Foi a primeira muller presidenta do Parlamento Europeo (1979-1982) e presidíu tamén a Fondation pour la Mémoire de la Shoah, sendo ela víctima directa daquel tempo.

 

Deportado 4443

Deportado 4443 narra, en primeira persoa, as vivenzas de Antonio Hernández Marín -morto hai agora 25 anos- en Mauthausen e Gusen, desde xaneiro de 1941 ata xuño de 1945. Carlos Hernández de Miguel chiou en twitter a historia, e eses chíos foron ilustrados por Ioannes Ensis nunha publicación que ve agora a luz.

Quero quedarme cunha imaxe, a da páxina 53 da novela gráfica, como resumo espectral desta testemuña: un traxe a raias de presidiario -un traxe que uniformiza a todos por igual, que os sinala como reclusos-, un número -os presos non son máis ca un número, deixan de ter persoalidade propia para os seus captores-, un triángulo azul -evocado na obra de teatro de Laila Ripoll– coa “S” de Spanier cosida -para identificar a procedencia dos presos. O que sigue é o retrato cotián do terror, da humillación, do abuso e da indignidade, mesturado cunha esperanza remota de que todo aquilo rematará canto antes. Diante deste panorama, algúns deciden suicidarse ou provocar que os maten -a alambrada electrificada pode ser unha definitiva salvación-; outros sufren as penurias de traballar na canteira, símbolo do peor traballo forzado imaxinable.

A historia percorre os momentos históricos da Segunda Guerra Mundial desde dentro dun campo de concentración -que despois será de exterminio- nazi, desde a óptica de republicanos españois que reivindican a memoria histórica de quen loitou incesantemente contra o fascismo. E así se van sucedendo os episodios que afectan á vida dos presos: a entrada en guerra dos USA,a posta en práctica da Solución Final, a batalla de Stalingrado, o desembarco de Normandía e o colapso nazi, que evocan de fondo unha secuenciación terrorífica desa Guerra na que tamén os españois participaron. Non se esquenza.

Affiches

“La propagande visuelle joua pour la première fois un rôle essentiel dans la guerre civile espagnole, par l’intermédiaire des photographies et des affiches qui contribuèrent à diffuser les positions idéologiques de l’un et de l’autre camp, dans le but de rallier des partisans.” (histoire-image.org).

Voici deux exemples d’affiches qui montrent le même type de message, mais de différents côtés.

Restauration/Transition

restauration_transitionA Historia non se repite. Pero é ben certo que proporciona similitudes canto a acontecementos e situacións. Un artigo de Romaric Godin en La Tribune, en outubro de 2016, apunta ás semellanzas e diferenzas entre o período da Restauración borbónica en España (1875-1923) e a Transición democrática alongada (1975-2015) que conclúe -aparentemente- coa crise do bipartidismo instaurado desde 1982. Agora que estamos en 2017, cando se cumplen cen anos dunha crise social, política e militar que esgotou o sistema da Restauración [+], convén reflexionar sobre estas semellanzas e diferenzas.

Baler

Andan estes días o tenente Cerezo (Luis Tosar) e toda a súa tropa a recrear o sitio de Baler entre xuño de 1898 e xuño de 1899, facendo fronte aos tagalos e ao beriberi, loitando por un Imperio que esmorece. Entre personaxes inventadas e paisaxes imitativas, a acción responde a feitos reais que xa inspiraran outro filme en 1945.

E convén afirmar o ben que se recrean accións vencelladas a un momento de tensión, un asedio bélico que produce desesperanza, deserción, desconfianza, desasosego, desenraigamento, desilusión, desvarío… Aquela resistencia “heroica”, baseada na desinformación, era o preludio dunha crítica desairada que o rexeneracionismo e a xeración do 98 amplificaron.

Sucesión

Á morte do último Habsburgo español, Carlos II, o Borbón Felipe V entronizou en España a dinastía dos Borbóns, non sen antes ter que baterse contra o arquiduque Carlos de Austria na Guerra de Sucesión.

a Guerra de Sucesión… trátase, en realidade, dunha conflagración de amplitude continental, preparada desde había lustros polo enfrontamento entre a Francia de Luis XIV e as nacións recelosas da súa prepotencia, acaudilladas por Inglaterra. (…)

O Arquiduque puxo o pé en España mercede, sobre todo, ao apoio naval inglés e enfrontou a España, ou polo menos a boa parte de España, co viciño francés. É dicir, en punto a sistema de alianzas, o Arquiduque Carlos retrotraeuse ás existentes na época de Carlos V. Por contra, a vitoria de Filipe V reparou a alianza franco-española contra Inglaterra, e consolidou que España e Francia tuvesen os mesmos problemas coloniais e de navegación contra o mesmo inimigo,…”

Pedro Voltes: Historia inaudita de España”.

… as tropas de Carlos chegaron a ocupar Madrid e Barcelona, mais, a pesar de todo, Felipe V, sen máis apoios que os do seu avó francés e os de Castela, non só resistíu, senón que gañou. Trala vitoria, o Borbón pasou factura aos que militaran no bando contrario: abolíu os fueros e franquías de Aragón, Valencia e Cataluña, e someteu á Igrexa á xurisdición ordinaria. O nacionalismo catalán respira aínda pola ferida que lle inflixíu o primeiro Borbón.

As únicas terras aforadas que quedaron na coroa foron Navarra e o País Vasco, en recompensa pola súa fidelidade ao vencedor.

A guerra saldouse con enormes perdas territoriais. Non só voaron todas as posesións europeas fóra de España (Bélxica, Luxemburgo, Milán, Cerdeña e Nápoles), senón Xibraltar, que os ingleses capturaran en nome do pretendente austríaco e logo retiveron no seu propio proveito ata hoxe. Ademáis, os fillos da Grande Bretaña abriron unha brecha no monopolio comercial americano, pois obtiveron dereito de enviar un barco anual ás colonias.”

Juan Eslava Galán: Historia de España contada para escépticos”.

Tres abrazos

Abrazar é estreitar entre os brazos en sinal de cariño. Pode implicar admitir ou escoller, e é unha conduta que implica acordo. Na historia contemporánea de España traemos hoxe a colación tres abrazos significativos:

O primeiro é o abrazo de Vergara, teatralización final da rendición das tropas carlistas no Norte, en 1839. Nas aforas desta localidade guipuzcoana tivo lugar a rendición formal das tropas de Maroto diante das de Espartero. O abrazo entre o xeneral sublevado -partidario de don Carlos- e o futuro rexente simboliza a vitoria da España liberal sobre a absolutista, aínda que no seu tempo non significou o final da primeira guerra carlista, que aínda viviría os seus últimos coletazos no Maestrazgo.

abrazo_vergara_litografiaO segundo abrazo é o que ten lugar entre Franco e Eisenhower, en 1959, cando o presidente norteamericano visita España. A visita tiña lugar 6 anos despois da sinatura dos convenios España-EE.UU., que contribuíron -no contexto da coexistencia pacífica da guerra fría- a aceptar a alianza estratéxica do campo occidental coa ditadura franquista. En consecuencia, establecéronse en España unha serie de bases militares, ao tempo que os investimentos exteriores facilitarían o final da autarquía e o illamento internacional ao que a ditadura franquista estivera condeada.

abrazo_eisenhower_francoO terceiro é un abrazo colectivo. Trátase do cadro de Juan Genovés pintado en 1976, unha icona da transición democrática española que descansa desde este ano no Congreso dos Deputados. Nesta obra, na que non vemos facianas dos protagonistas, simbolízase a loita dun pobo pola democracia. Unha reprodución escultórica do mesmo ocupa a glorieta de Antón Martín próxima ao lugar onde foron asasinados os avogados laboralistas do crime de Atocha en 1977. O cadro representa a idea de reconciliación multitudinaria e afectiva entre os múltiples protagonistas anónimos que fixeron posible o peche da ditadura franquista e o inicio da nova senda democrática.

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17. Frises

Voici 2 frises pour résumer quelques événements importants de l’Histoire d’Espagne pendant la période historique 1807-2014:

frise_1807-1902_espagnefrise_1902-2014_espagne2

16. Transition démocratique

La transition démocratique espagnole est le processus ayant permis la sortie du franquisme et la mise en place d’un régime démocratique en Espagne. Malgré les difficultés, l’alternance politique arrive en 1982, le moment où le PSOE accède au pouvoir.

16_frise_chronologique_espagne_1975-2015

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