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Charlemagne

Charles Ier, dit le Grand (742? – 814) est le membre le plus éminent de la dynastie franque à laquelle il a donné son nom alors qu’il n’en est pas le fondateur : les Carolingiens. Fils de Pépin le Bref, il est roi des Francs à partir de 768 et il est couronné empereur à Rome par le pape Léon III le jour de Noël 800, relevant une dignité disparue depuis l’an 476 en Occident. Monarque guerrier, il agrandit notablement son royaume par une série de campagnes militaires, en particulier contre les Saxons païens dont la soumission a été très difficile et très violente (772-804), mais aussi contre les Lombards en Italie et les Musulmans d’Espagne. Souverain réformateur, soucieux d’orthodoxie religieuse et de culture, il protège les arts et les lettres et est à l’origine de la “renaissance carolingienne”.

– Voici le palais de Charlemagne à Aix-la-Chapelle. Activité sur la reconstitution du palais.

– Qu’est-ce que la Chanson de Roland? Voici une tapisserie interactive sur la Chanson de Roland.

Début médiéval

Durant les trois premiers siècles de son existence, le christianisme doit se développer dans la clandestinité. Les chrétiens, considérés comme une secte juive nuisible à l’Empire, sont accusés de tous les maux. Néron, en 64, les accuse du grand incendie de Rome tandis que ses successeurs, notamment Dioclétien, s’efforcent d’anéantir ceux qu’ils considèrent comme de nuisibles hérétiques. Tout change sous Constantin Ier : attribuant sa victoire du Pont Milvius à l’intervention du Christ, Constantin se fait le défenseur de la chrétienté. Il promulgue en 313 l’édit de Milan qui tolère officiellement les chrétiens dans l’Empire.

Source: http://www.linternaute.com/histoire/magazine/dossier/06/chute-empire-romain/christianisation.shtml

– Voici Constantinoplela ville capitale de Constantin:

Moyen Âge en Espagne

* Voici une explication interactive (en galicien).

* Voici le LIM de résolution et recherche pour les activités de Noël 2011.Vous devrez résoudre toutes les activités du LIM afin de mettre au point votre présentation finale, qui aura 37 diapositives. Imprimez l’écran une fois que vous avez résolu chaque activité et montez votre présentation. N’oubliez pas la recherche de la diapositive finale, sur la web www.geacron.com!
Bonne chance!

Cent ans… de guerre

Deux éléments essentiels expliquent cette guerre [la Guerre des Cent Ans] aux origines diverses. D’abord et avant tout, le roi d’Angleterre, vassal du roi de France pour ses possessions sur le continent, ne supporte plus les droits que celui-ci a toujours à son égard. Ensuite, les trois fils du roi de France Philippe le Bel meurent sans héritier direct. Qui leur succédera? Leur neveu par sa mère, Édouard, déjà roi d’Angleterre? Ou leur cousin, Philippe de Valois? En 1328, ce dernier est couronné. Édouard l’accepte puis change d’avis et refuse de reconnaître Philippe VI de Valois. Il ouvre les hostilités en 1337, puis débarque sur le continent et détruit la flotte française à la bataille de l’Écluse en 1340. Les Anglais vont jusqu’à s’approprier un bon tiers de la France (1360) et instaurent une monarchie anglo-française (1422). L’intervention de Jeanne d’Arc (1429-1431) donne aux Français le sursaut qui leur permet de reprendre toute la France, hormis Calais (1453).

 

Villes du Moyen Âge

« Au XIIe siècle, le mieux placé [des ports] est d’abord Bruges, sur la mer du Nord. Dotée d’un arrière-pays qui fabrique les meilleurs tissus d’Occident, d’une élite industrieuse et d’un excellent port naturel, Bruges devient le premier centre du capitalisme et commerce avec l’Écosse, l’Angleterre, l’Allemagne, la Pologne, la France, l’Espagne, l’Italie. Ses marchands fixent les prix du blé, du vin, de la laine, des draps, de l’acier et des armes qu’ils partent échanger au loin contre des fourrures, des bijoux, des épices et autres objets précieux. Après 1227, les barcasses génoises y accostent. Après 1314 s’y arriment les galères vénitiennes. Les meilleurs marchands italiens y installent des succursales. Des quartier génois et vénitiens s’y créent. Bruges devient ainsi, comme tous les autres ports avant et après elle, un lieu de nomadisme virtuel oú l’on trouve tous les produits du voyage. »

Jacques Attali: « L’homme nomade »

Féodalité

La féodalité est une forme d’organisation de la société qui, en Europe, atteint son apogée au Moyen Âge. Elle est apparue du X au XV siècle après le démembrement de l’Empire carolingien, conséquence du déclin de l’autorité publique et d’une autorité centrale affaiblie.

La féodalité est un système fondé sur des contrats interpersonnels, résultant de l’invasion et de la conquête de l’Empire romain par les Barbares. Elle consiste en une sorte de conféderation de principautés, de seigneuries, de fiefs, concédés à des seigneurs investis chacun d’un pouvoir souverain sur leurs propres domaines, mais inégaux en puissance, subordonnés entre eux, et ayant des devoirs et des droits réciproques.

Ces fiefs, qui constituent l’unité politique de base de cette époque, sont souvent en conflits les uns avec les autres et peuvent être suffisamment puissants pour contester l’autorité du roi.

(http://www.toupie.org/Dictionnaire/Feodalite.htm)

Voici notre livre d’activités de l’Europe féodale:

* Un jeu pour découvrir le système féodal.

* Une présentation de correction sur le système féodal.

* Un exceptionnel document du professeur Rafael Agúndez:

* Une vidéo-récréation d’un tournoi:

* On va découvrir une abbaye.

* On va connaître un château fort.

* Et on va découvrir quelques aspects fondamentaux sur l’art roman.

* Pour mieux apprendre sur l’art roman.

*Un autre site de soutien.

Villes musulmanes

L’islam est la civilisation médiévale qui créa le plus de villes; beaucoup d’entre elles ont une grande taille. Dans les années 800-900, Cordoue compte de 300.000 à 400.000 habitants -peut-être 500.000; Le Caire, environ 500.000; quant à Bagdad, sa population peut arriver à 1.000.000 habitants. Boukhara, en Asie centrale, se présente comme une série de villes concentriques, chacune entourée d’une enceinte: au milieu la ville du pouvoir, autour, la ville proprement dite, et à la périphérie, des petites villes-satellites. Il y a des villes renouvelées et agrandies, comme Le Caire; d’autres bâties en des nouveaux lieux (Tunis) à coté de certaines qui périclitaient (Carthage); surtout, l’Islam a créé des villes comme Bagdad, avec un plan rond qui la consacre, à son temps, comme « le nombril du monde ».

* Voici une petite présentation.

* Regardez ce site sur la civilisation de l’islam.

* Voici un autre site sur l’urbanisme musulman.

* Voici un quizz sur le monde musulman.

L’Islam à la conquête

“Depuis le IXe siècle av. J.C., la péninsule Arabique est un lieu de passage de caravanes qui acheminent l’encens et les épices en provenance d’Inde et de Chine jusqu’aux ports phéniciens. Elles y croisent des éleveurs de dromadaires, dits bedoui (“habitants du désert”) qui comercent entre le Yémen et la Méditerranée tout en imposant leur langue, l’arabe, qui fait partie du rameau sémitique. Ils sont polythéistes et rayonnent à partir d’oasis qui leur tiennent lieu de bases logistiques. (…) La Mecque est alors une de leurs oasis, à la fois lieu de rencontre commercial de diverses tribus et sanctuaire, autour d’une mystérieuse “pierre noire” que viennent vénérer aussi bien polythéistes que juifs, chrétiens et mazdéens.”

Jacques Attali: “L’Homme nomade”.

Au début du VIIème siècle, l’Arabie est surtout peuplée de bédouins nomades, regroupés en clans et en tribus. Ils vivent de leurs troupeaux et du commerce avec la Perse, l’empire byzantin et l’Afrique orientale. Dans les oasis, des populations sédentaires composées d’arabes et de juifs vivent de l’agriculture et de l’artisanat. Le long des voies commerciales, des cités servent de lieux d’étapes aux caravanes. Une des plus actives est La Mecque.

Sans unité politique, ces populations partagent une langue commune, l’arabe; elles adorent de multiples divinités qui personnifient les planètes, et des esprits surnaturels, représentés par des arbres et des pierres. De nombreux sanctuaires jalonnent les routes du commerce. La Mecque possède aussi un lieu de culte qui rassemble les principales divinités des arabes, la Ka’ba.

Né vers 570, Mahomet est issu d’une famille aisée de La Mecque. Vers 610, il a une vision et entend l’archange Gabriel lui souffler qu’il est l’envoyé de Dieu. De ce moment-là, il prèche Allah, Dieu unique. L’hostilité des marchands influents de La Mecque lui fait quitter la ville et aller vers une vieille cité à 350 km au nord: Yatrib, qui va devenir Médine, la “ville du prophète”. La date de cette “émigration” ou Hégire (622) marque le début de l’ère musulmane.

À la mort de Mahomet, ses compagnons de l’Hégire reprennent la direction de la communauté des croyants. Ce sont les califes ou les “Biens guidés”; ils veillent à ce que les révélations reçues par Mahomet soient rassemblées et transcrites dans le Coran. Entre-temps, l’Islam s’est répandu en Arabie et, dès les années 630-640, a commencé à s’étendre vers l’empire byzantin et l’empire  perse qui perdent, au profit des arabes musulmans, de vastes territoires au Proche et au Moyen-Orient, en Égypte et en Libye. Des conflits opposent les compagnons de Mahomet; finalement, Mu’âwiya, en 661, fonde la dynastie des Omeyyades, qui organiseront un État puissant, centré à Damas, en Syrie. En 750, les descendants d’un oncle de Mahomet fondent la dynastie des Abbassides qui installent leur capitale à Bagdad, et qui règneront jusqu’en 1258.

Les musulmans conquièrent la Péninsule Ibérique au début du VIIIème siècle. À partir de ce moment là, leur présence sera très remarquable pendant presque 800 ans, et cela fera ressortir son influence sur la langue, la culture et les moeurs de la société hispanique.

Les armées musulmanes qui ont envahi la Péninsule étaient surtout composées par des berbères, mais dirigées par une minorité d’origine arabe. Ils traversent le détroit de Gibraltar en 711 pour conquérir le royaume des wisigoths. Les wisigoths étaient en pleine guerre civile (entre Rodrigo et Witiza), et les musulmans se battent contre le roi Rodrigo, qui est mort à la bataille du Guadalete.

Les armées musulmanes, avec Tariq et Muza en commande, ont occupé très rapidement le territoire, les villes principales d’Andalousie et la capitale du royaume, Toledo. En sept ans, les musulmans avaient le contrôle de presque toute la péninsule, sauf les aires de montagne ou dépeuplées. Quelques nobles et prêtres hispano-wisigoths, avec une petite partie de la population, se sont réfugiés dans les montagnes du Nord, en Asturies, et là commencera la Reconquista. La plupart de la population n’offre aucune résistance. La noblesse fait la paix pour conserver ses terres et son pouvoir. Les paysans, tout simplement, ils changent de maîtres.

Maîtrisé le territoire (nommé al-Andalus par les musulmans), celui-là dévient une province ou Émirat dépendant du Califat Omeyyade de Damas. Cordoue dévient la capitale, à la tête de laquelle se détache un wali (gouverneur). Les armées musulmanes continuent la lutte plus au nord des Pyrénées, mais elles supportent la défaite à Poitiers (732), contre le roi mérovingien Charles Martel.

Déposés les Omeyyades à Damas et substitués par les abbassides à Bagdad, le dernier membre des Omeyyades, Abd-al-Rahman I (756-788), s’établit à al-Andalus et proclame l’Émirat indépendant. Cela veut dire que l’autorité politique reste à Cordoue, pendant que l’autorité religieuse du calife de Bagdad est respectée.

Pendant ce temps, il y a beaucoup d’affrontements avec la population hispanique chrétienne (les mozarabes). En 929, après avoir maîtrisé quelques rébellions de la population chrétienne du Nord (León, Navarra, Castille), l’émir Abd-al-Rahman III se proclame calife, en créant le Califate de Cordoue (929-1036), le temps du plus grand développement économique (essor des terres irrigables, des ateliers de tissus, du commerce,…) et culturel d’al-Andalus.

L’unité du califat se casse au-delà de 1008, de telle façon que le territoire est partagé en plus de 25 royaumes, les taifas, une espèce de villes-état dépendantes d’un centre économique qui est la ville centrale. Les plus importantes sont celles de Sevilla, Toledo, Badajoz, Zaragoza, Tortosa, Denia et Granada. Malgré les aides des musulmans qui venaient du nord de l’Afrique (almoravides et almohades), le progrès de la Reconquista chrétienne sera très remarquable pendant le XIIIème siècle.

La taifa de Grenade va être la seule qui survie à l’avance des royaumes chrétiens. La dynastie nasride (nazarí) maîtrise ce territoire jusqu’à la conquête de Grenade en 1492.


– Voici des diaporamas et exercices proposés par Marie Desmares.

– Belles photos de l’Alhambra, d’après le blog de Maria-Eva Ferlandez.

Approche au Moyen Âge

“Quand Rome donne des signes d’affaiblissement, les peuples qui l’entourent ne se contentent plus de vivre à ses crochets ni d’être les vassaux de l’Empire; ils veulent s’y tailler une place, et certains le détruire. (…)

Il y a peu, les historiens britanniques et allemands prenaient encore le parti des Germains et parlaient de “migrations des peuples” (migrations ou Völkwerwanderungen) vers des espaces libres, tandis que les historiens italiens et français parlaient d’“invasions barbares” déferlant pour écraser une civilisation sur leur nombre. Barbarus désigne d’ailleurs en grec, puis en latin, celui qui ne parle pas les langues de la civilisation gréco-romaine. (…)

Dès la mort de Trajan, Hadrien bâtit des lignes fortifiées un peu partout. En 117, il renforce le limes le long du Rhin; en 122, il fait construire dans l’actuelle Angleterre le “mur d’Hadrien“, de l’embouchure de la Tyne au golfe de Solway; (…)

Manquant d’hommes pour tenir ses interminables frontières, Rome se résigne à abandonner certaines provinces et à accorder à certains peuples le statut de “fédérés” qui leur donne le droit de s’établir près des frontières de l’Empire en contrapartie de l’obligation de le défendre contre tout nouvel envahisseur. (…)

En 284, l’empereur Dioclétien partage le pouvoir avec Maximien. C’est la première scission de l’empire. Dioclétien décide d’augmenter d’un tiers les effectifs de son armée. (…)

En 375, l’arrivée des Huns sur les rives de la mer Noire donne le signal d’une nouvelle désagregation de l’Empire. Elle va durer exactement un siècle. (…)

À la mort de Théodose, en 395, cet empire se scinde à nouveau en deux parties dirigées par ses deux fils: l’Orient par Arcadius, l’Occident par Honorius, installé à Ravenne. En Occident, le vrai pouvoir est détenu par un général d’origine vandale, c’est-à-dire germanique, Stilicon, qui concentre ses forces pour défendre la Gaule, l’Italie et les provinces danubiennes, et abandonne l’Espagne, l’Afrique du Nord et la Grande-Bretagne. (…)

Le 31 décembre 406 (selon le calendrier d’aujourd’hui), les ultimes garnisons romaines postées sur le Rhin aux environs de Mayence voient surgir, sur un front immense, des Alains, des Suèves, des Vandales, guerriers, femmes, enfants et bétail mêlés, qui traversent le fleuve pris par les glaces. (…) [voir carte de l’empire, an 410]

Le dernier [des empereurs romains], Romulus Augustule, est déposé en septembre 476 -vingt-cinq ans seulement après la victoire d’Aetius sur les Huns [d’Attila]- par un mercenaire d’une tribu hérule, Odoacre, qui se proclame roi d’Italie.”

Jacques Attali: “L’homme nomade”.

Le Moyen Âge est une période qui s’étend dès la chute de l’Empire romain d’Occident (476) à la “découverte” de l’Amérique (1492). Les mentalités de la Renaissance ont voulu voir ce moment comme une période sombre dans toute l’Europe, une “âge des ténèbres”, mais la vie se déroule autour des invasions des tribus germaniques, la tentative de reconquête de Justinien (empereur byzantin), la  renaissance culturelle carolingienne, les invasions normandes, la ferveur religieuse des Croisades et des innombrables pélerinages, le développement de la féodalité et un nouvel essor des villes qui renforcera le pouvoir royal.

Au début de cette période, et autour de la mer Méditerranée (le “Mare Nostrum” des romains), l’espace est partagé entre trois civilisations (deux chrétiennes et une musulmane): l’Europe chrétienne envahie par des peuples germaniques, l’Empire byzantin orthodoxe et l’Islam, qui aura un grand essor au sud de la Méditerranée et à al-Andalus.

– Regardez des informations sur ce partage ici.

– Une vidéo-documentaire de Toute l’histoire.

– Trouvez des contes et légendes du Moyen Âge en bande dessinée.

– Ce texte, en PDF.