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Montseny / Veil

As dúas foron as primeiras mulleres nun gabinete ministerial nos seus repectivos países (Federica Montseny [+] na España republicana, Simone Veil [+] na Francia republicana). Ambas foron ministras de Sanidade. As dúas contribuiron a promulgar a primeira lei de despenalización do aborto nos seus países de orixe (Federica Montseny, coa lei de 1937; Veil, coa lei de 1975).

Federica Montseny (1905-1994), activa militante da CNT, formou parte do goberno de Largo Caballero entre 1936 e 1937. Como tantos outros españois, víuse forzada ao exilio. Instalada en Toulouse -onde sería perseguida pola policía nazi e franquista, retornou a España en 1977, durante a transición democrática. Nembargantes, non apoiou o sistema constitucional recén instaurado.

Simone Veil (1927-2017), supervivinte do campo de concentración de Auschwitz, entra no goberno de Chirac en 1974, cando se propón a loi sur l’IVG. Foi a primeira muller presidenta do Parlamento Europeo (1979-1982) e presidíu tamén a Fondation pour la Mémoire de la Shoah, sendo ela víctima directa daquel tempo.

 

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Affiches

“La propagande visuelle joua pour la première fois un rôle essentiel dans la guerre civile espagnole, par l’intermédiaire des photographies et des affiches qui contribuèrent à diffuser les positions idéologiques de l’un et de l’autre camp, dans le but de rallier des partisans.” (histoire-image.org).

Voici deux exemples d’affiches qui montrent le même type de message, mais de différents côtés.

Restauration/Transition

restauration_transitionA Historia non se repite. Pero é ben certo que proporciona similitudes canto a acontecementos e situacións. Un artigo de Romaric Godin en La Tribune, en outubro de 2016, apunta ás semellanzas e diferenzas entre o período da Restauración borbónica en España (1875-1923) e a Transición democrática alongada (1975-2015) que conclúe -aparentemente- coa crise do bipartidismo instaurado desde 1982. Agora que estamos en 2017, cando se cumplen cen anos dunha crise social, política e militar que esgotou o sistema da Restauración [+], convén reflexionar sobre estas semellanzas e diferenzas.

Sucesión

Á morte do último Habsburgo español, Carlos II, o Borbón Felipe V entronizou en España a dinastía dos Borbóns, non sen antes ter que baterse contra o arquiduque Carlos de Austria na Guerra de Sucesión.

a Guerra de Sucesión… trátase, en realidade, dunha conflagración de amplitude continental, preparada desde había lustros polo enfrontamento entre a Francia de Luis XIV e as nacións recelosas da súa prepotencia, acaudilladas por Inglaterra. (…)

O Arquiduque puxo o pé en España mercede, sobre todo, ao apoio naval inglés e enfrontou a España, ou polo menos a boa parte de España, co viciño francés. É dicir, en punto a sistema de alianzas, o Arquiduque Carlos retrotraeuse ás existentes na época de Carlos V. Por contra, a vitoria de Filipe V reparou a alianza franco-española contra Inglaterra, e consolidou que España e Francia tuvesen os mesmos problemas coloniais e de navegación contra o mesmo inimigo,…”

Pedro Voltes: Historia inaudita de España”.

… as tropas de Carlos chegaron a ocupar Madrid e Barcelona, mais, a pesar de todo, Felipe V, sen máis apoios que os do seu avó francés e os de Castela, non só resistíu, senón que gañou. Trala vitoria, o Borbón pasou factura aos que militaran no bando contrario: abolíu os fueros e franquías de Aragón, Valencia e Cataluña, e someteu á Igrexa á xurisdición ordinaria. O nacionalismo catalán respira aínda pola ferida que lle inflixíu o primeiro Borbón.

As únicas terras aforadas que quedaron na coroa foron Navarra e o País Vasco, en recompensa pola súa fidelidade ao vencedor.

A guerra saldouse con enormes perdas territoriais. Non só voaron todas as posesións europeas fóra de España (Bélxica, Luxemburgo, Milán, Cerdeña e Nápoles), senón Xibraltar, que os ingleses capturaran en nome do pretendente austríaco e logo retiveron no seu propio proveito ata hoxe. Ademáis, os fillos da Grande Bretaña abriron unha brecha no monopolio comercial americano, pois obtiveron dereito de enviar un barco anual ás colonias.”

Juan Eslava Galán: Historia de España contada para escépticos”.

16. Transition démocratique

La transition démocratique espagnole est le processus ayant permis la sortie du franquisme et la mise en place d’un régime démocratique en Espagne. Malgré les difficultés, l’alternance politique arrive en 1982, le moment où le PSOE accède au pouvoir.

16_frise_chronologique_espagne_1975-2015

15. “Desarrollismo” et crise politique

Les années 1960 représentent la période de plus grand développement industriel en Espagne. En même temps, le régime franquiste perd la confiance de quelques “familles” et va aboutir à l’affrontement réformisme / vs/ bunker. L’amiral Carrero Blanco prend le contrôle du pouvoir avant être assassiné (décembre 1973). Depuis cela, le franquisme rentre dans l’agonie finale.

14. Le premier franquisme

Le franquisme est instauré en 1939 en Espagne. Une dictature fasciste est mise en place par le général Franco jusqu’à sa mort (1975). Le Caudillo va concentrer tous les pouvoirs, avec un parti unique (FET et JONS) qui regroupe de nombreuses tendances; le catholicisme devient une religion dun État contrôlé par l’armée. L’état de guerre s’instaure jusqu’à 1948, le régime reste isolé au début isolé au niveau international, les libertés individuelles seront restreintes… Les années 1940, années de pénurie économique et d’autarcie, représentent la période la plus fascisée de la dictature, avec l’influence phalangiste, peu à peu remplacée par celle des catholiques.

13. La guerre civile

La guerre civile espagnole (1936-1939) oppose le gouvernement du Front Populaire à une insurrection nationaliste et militaire, finalement dirigée par le général Franco. Cette guerre fut l’un des événements majeurs du xxe siècle. Ses conséquences et l’attitude des gouvernements européens pendant la guerre influèrent largement sur le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et sur les formes qu’elle prit. La guerre d’Espagne fut un double « banc d’essai » : pour Hitler, celui d’unités et d’armements nouveaux ; pour Staline, celui d’une expérience politique et policière avortée, qui préfigura le destin des « démocraties populaires ».
* La guerre d’Espagne sur wikiwand.
* Consultez des affiches de propagande sur la guerre civile.

12. La Seconde République

La Seconde République espagnole est arrivée dans l’euphorie. Cette période controversée se présente comme une occasion unique de moderniser l’Espagne; mais les divisions et conflits, dans un contexte international d’affrontement entre démocraties et fascismes, vont faire échouer le régime.

11. Société et mouvement ouvrier

La société espagnole, encore rurale et avec beaucoup d’importance des paysans, se met à changer au début du XXème siècle: l’essor urbain se développe grâce à un exode rural croissant, les ouvriers s’organisent de plus en plus afin de revendiquer leurs droits.
“La naissance du mouvement ouvrier en Espagne se fait en même temps que les crises politiques, sociales et économiques, qui sont assez nombreuses au cours du XIXème et XXème siècle.  L’instabilité du pays se fait entre restauration de la monarchie, pouvoir de l’Église, tentative de république avortée. Mais c’est au cours de ces transformations profondes de la société Espagnole, qui se couple avec une révolution industrielle assez tardive, des réformes libérales, une pensée plus que figé de la Monarchie, que le mouvement ouvrier et socialiste commence à ce greffer profondément dans la population Espagnole.”

10. Dictature de Primo de Rivera

La dictature commence avec un Directoire militaire -à partir de 1925 remplacé par un Directoire civil, toujours avec l’opposition du monde intellectuel et des écrivains, des anarchistes et des socialistes. La dictature tombera comme elle était advenue, sur la base d’une décision royale. 

9. Restauration (II)

Le règne d’Alphonse XIII (1902-1931) continue, au début, avec le turnismo politique, avec plusieurs essais de régénérationnisme, mais aussi avec l’opposition du nationalisme périphérique. Le système de la Restauration arrive à son échec: Maura s’affronte à la Semaine Tragique de Barcelone, Canalejas est assassiné, la Première Guerre mondiale provoque l’affrontement entre germanophiles et alliophiles, et la grande crise de 1917 arrive.

La période 1917-1923 devient un moment de forte conflictualité sociale… en Andalousie, à la Catalogne. La crise n’est pas seulement politique, mais aussi militaire (avec la grande défaite d’Annual) et parlementaire. On a besoin des gouvernements de concentration, mais la faiblesse des partis dynastiques accroît de plus en plus. Quelques secteurs voulaient l’arrivée d’un “chirurgien de fer”, et finalement la dictature sera proche.

8. Restauration (I)

“On appelle Restauration la période de l’histoire d’Espagne qui commence avec l’avènement du fils d’Isabelle II, Alphonse XII [*], en 1875. Les historiens hésitent sur la date qui en marque la fin. Faut-il aller jusqu’à la proclamation de la IIe République, en 1931, ou bien s’arrêter en 1923, à la dictature du général Primo de Rivera, ou encore en 1902, lorsque commence le règne personnel d’Alphonse XIII? Quelle que soit la date choisie il faut constater l’importance de l’année 1917: cette année-là, le système politique mis en place en 1875 se révèle incapable de faire face aux problèmes qui s’accumulent depuis le début du siècle, sans qu’on sache par quoi le remplacer.

Par contraste avec la précédente cette période se caractérise par une certaine stabilité institutionnelle, la Constitution de 1876 a fonctionné jusqu’en 1923 (bien que restant théoriquement en vigueur jusqu’en 1931) : jamais aucune autre n’avait duré aussi longtemps. Dans les vingt premières années de la Restauration, la vie politique fut assez calme. Les deux grands partis, assez proches l’un de l’autre, réalisèrent une œuvre législative importante.

La Restauration fut un régime conservateur et d’ordre, libéral sans être démocratique. Les principaux piliers du régime furent la Couronne, l’armée, la nouvelle constitution de 1876, un jeu politique fondé sur son maintien à l’écart de la foule, les trames caciquiles et, finalement, l’alternance des partis dynastiques. [*]

À partir de 1895, les révoltes coloniales, l’assassinat de Cánovas par un anarchiste, et plus encore le désastre de 1898 mirent le point final à cette relative tranquillité et suscitèrent une vague de découragement.

La crise agraire, le retard industriel, le fonctionnement et les vices du régime, l’apparition d’un mouvement ouvrier divisé entre socialistes et anarchistes [*], les revendications autonomistes de la Catalogne secouent le pays et le régime entre dans une phase de décadence progressive qui aboutit à la dictature de Miguel Primo de Rivera en 1923.”

Source: histoiredespagne.wordpress.com

6. Une modernisation économique lente

L’Espagne, pendant le règne d’Isabelle II, continue à être un pays agricole et avec une très faible industrialisation. Les chemins de fer arrivent en retard, donc les contraintes pour se déplacer sont encore puissantes.

Mais, dans cette période, on ne peut pas parler d’immobilisme: l’Espagne augmente l’extraction minière, promulgue une Loi de Chemins de Fer (1855) qui va provoquer l’augmentation des négoces, et complète le désamortissement religieux et civil avec Mendizábal et Madoz.

5. Régime de notables

Pendant un quart de siècle (1843-1868), la reine Isabelle II va s’appuyer plutôt sur les modérés, qui vont enchaîner plusieurs gouvernements avant le biennat progressiste (1854-1856). La dernière partie du règne d’Isabelle II (1856-1868) verra le retour d’un conservatisme affronté vers les nouvelles tendances politiques des démocrates et des républicains. À la fin, la révolution de 1868 finira avec l’exil de la reine et une nouvelle étape de beaucoup de changements.

4. Régence de Marie-Christine

À la mort de Ferdinand VII, le rétablissement de la Pragmática Sanción en faveur de la future Isabelle II va déclencher la première guerre carliste, contre la régente Marie-Christine de Bourbon. Celle-ci doit compter avec le soutien des libéraux, qui veulent plus de réformes.

3. Ferdinand VII

L’Espagne de 1814, après le retour du roi Ferdinand VII (“le désiré”), revient à l’absolutisme d’avant la guerre d’indépendance. Les efforts libéraux afin de rétablir la Constitution de 1812 auront succès pendant le Triennat Libéral (1820-1823). Mais la période suivante, celle de la décennie abominable, sera aussi une période de répression sanglante du libéralisme. Dans les rangs des absolutistes, les racines du carlisme germent aussi.

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“C’est durant la guerre d’Indépendance et, tout spécialement, à l’occasion des débats ouverts aux Cortès de Cadix que l’usage du terme « libéral » prolifère, car celui-ci se place au centre de l’affrontement entre les partisans des réformes et les opposants à tout changement substantiel ou symbolique. Argüelles explique que « liberales » et « serviles » furent les noms par lesquels on reconnut, tant aux Cortès qu’en dehors d’elles, ceux qui se manifestèrent, les uns favorables, les autres opposés « au gouvernement représentatif, aux doctrines qui favorisent les institutions constitutionnelles et une administration éclairée et vigoureuse, mais responsable. »

La doctrine libérale comporte un noyau d’éléments constitutifs autour desquels s’ouvre la controverse : la souveraineté de la nation, la liberté de presse, la citoyenneté, la liberté, l’égalité devant la loi, la constitution, la division des pouvoirs.

Dans le camp opposé, l’union se noue autour de quelques notions moins modernes, telles que religion, tradition, attachement au passé. Parlant des « serviles », les libéraux ajoutent, avec de doses variables d’exagération, l’acceptation de la tyrannie, de l’arbitraire, des abus, des ténèbres de l’ignorance et de l’Inquisition.”

Source: https://histoiredespagne.wordpress.com/2011/07/28/absolutisme-et-liberalisme/

2. Guerre d’indépendance

La période 1808-1813 est marquée par une guerre qui ravagea le territoire espagnol et a provoqué plus d’un demi million de morts, en plus des presque 300.000 français abattus. Cette période de troubles et désastres est aussi un temps d’espoir du point de vue politique, avec la promulgation de la Constitution de 1812  (dans laquelle les fueros sont bousculés au nom du centralisme), mais -à la fin- le retour de Ferdinand VII, “el Deseado”, en 1814, sera aussi le retour de l’absolutisme.

En Amérique Latine [voir une autre carte], les créoles, déjà insurgés une première fois en 1806, profitent, en 1810, en pleine guerre d’indépendance, pour multiplier les insurrections.

1808

L’année 1808 représente la fin du règne de Charles IV en Espagne. La faiblesse de ce roi, qui avait permis l’entrée des troupes françaises en Espagne après la signature du traité de Fontainebleau (1807) -voir carte prévue-, mènera à l’émeute d’Aranjuez et l’abdication forcée au profit de son fils Ferdinand VII.

Mais Napoléon voulait établir son frère Joseph comme roi de l’Espagne, et il va forcer les renonces au trône de Charles et Ferdinand, en faisant la convocation à Bayonne de tous les deux. L’occupation française, dirigée en principe par Murat, provoquera le soulèvement des espagnols (voir lettre de Murat au général Dupont) et le début de la guerre d’indépendance (1808-1814).