Opposition au franquisme

Un régime autoritaire et allié de l’Axe fasciste pendant la Seconde Guerre Mondiale s’installe en Espagne en avril 1939. Même si le refus de participer directement aux côtés de Hitler est rejeté par Franco à Hendaye (1940), le régime envoie la Division Bleue et autorise des exportations de wolfram pour les nazis. L’exil républicain aura toujours l’espoir du bouleversement du franquisme, mais cela n’arriverait jamais. Donc les opposants du régime essayent de faire chuter la dictature. Qui sont eux, pendant presque 40 ans?

Avant tout, l’opposition démocratique s’organise. Les autorités républicaines, même après la démission d’Azaña, gardent le gouvernement au Mexique, au début sous la présidence de Martínez Barrio. L’héritier d’Alphonse XIII, Juan de Bourbon demande la restauration de la monarchie avec la publication du Manifeste de Lausanne. Les libéraux, dont Salvador de Madariaga est un vrai exemple, demandent le départ de Franco. Du début des années 1960, les revendications nationalistes catalanes démarrent, et la “conjuration de Munich” (1962) demande la mise en place d’une vraie démocratie, pas la “démocratie organique” qui défendait le régime. Tout près de la mort de Franco, le PCE organise la Junte Démocratique d’Espagne (1974) afin de proposer la formation d’un gouvernement provisoire et l’amnistie des délits politiques; en 1975, la Plateforme Démocratique devient aussi une force d’opposition revendicatrice des droits et libertés, cette fois-ci autour du PSOE.

En plus, les masses, soumises pendant les années 1940, se reveillent à partir de la décennie charnière de 1950. Le boycott aux tramways de Barcelone, en 1951, représente la première grève contre le franquisme. Dans un régime où la liberté n’existe pas, les syndicalistes s’infiltrent dedans le syndicat vertical et organisent CC.OO., liées au Parti Communiste et appuyées même par les HOAC catholiques. Le redoublement des grèves politiques mènent à la participation étudiante, encouragée à la fin des années 1960 par quelques professeurs universitaires comme Tierno Galván. Plus tard, la direction de CC.OO. sera arrêtée et condamnée par le Procès 1001. L’église catholique, tellement proche d’un régime “national-catholique”, commence à critiquer le franquisme au moment du “desarrollismo”, une fois les grandes agglomérations urbaines reçoivent l’exode rural et hébergent les pauvres “chabolistas” dont les “curas rojos” s’en occupent. Le Concile Vatican II provoquera un changement d’avis des autorités ecclésiastiques, bien représenté par le cardinal Tarancón.

Finalement, il ne faut pas oublier l’opposition violente au franquisme, soutenue par le PCE pendant les années 1940, au moment de réaffirmer la lutte armée dans les zones de montagne, amenée par les maquis anarchistes et communistes. Pendant les années 1950, on abandonne cette lutte, mais on envisage la naissance de la bande terroriste ETA, de plus en plus radicalisée et partisane de l’indépendance basque; depuis les années 1960, la bande pratique des assassinats, mais le plus grand “succès” sera “l’opération Ogro” contre le premier ministre Carrero Blanco, en 1973. Le terrorisme d’extrême gauche est incarné aussi par le FRAP et le GRAPO. Les conséquences de ces actes accompagneront les premier pas de la transition démocratique en Espagne.

L’opposition au franquisme augmente les dernières années. La presse internationale critique le manque de libertés, les chanteurs échappent à la censure de presse, les ministres plus “progressistes” demandent l’ouverture, le futur roi Juan Carlos s’entoure de conseillers contraires au “bunker”. La crise économique frappe l’Espagne dans un contexte de “fin de cycle”. Est-ce que la transition démocratique sera capable d’effacer les affrontements et aboutir à l’unité?

Sexennat conflictuel

Le système de la Restauration, corrupte et basé sur l’alternance politique, entre en crise après le désastre de 1898. La perte de Cuba, Philippines et Porto Rico entraîne la mise en place d’un discours régénérationniste critique. Si l’armée espagnole tourne les yeux vers le Maroc afin de poursuivre l’aventure coloniale, les représentants des partis essayent de faire “la révolution par le haut” et mener à terme une démocratisation du système. La guerre mondiale arrive est l’Espagne reste neutre. Mais, qu’est-ce qui va se passer à la fin de cette guerre?

1917 est une année agitée. L’inflation augmente, la situation sociale se tend, la malaise militaire s’étend, le tour politique entre en faillite. Une crise politique, militaire et sociale aura comme protagonistes les partis d’opposition au système canoviste qui proposent la convocation de Cortès constituantes, les militaires qui organisent des Juntes de Défense pour faire des revendications professionnelles et même des réformes politiques, les syndicats UGT et CNT qui font la convocation d’une grève générale durement réprimée. La crise inaugure toute une période d’instabilité politique qui oblige à mettre en place des gouvernements de concentration et une alternance politique affaiblie, quelquefois étourdie par l’action directe des anarchistes contre un chef du gouvernement (assassinat de Dato en 1921, la suite de ceux de Cánovas et Canalejas).

Le succès de la révolution bolchévique en Russie encourage la montée de la protestation ouvrière ailleurs. En Espagne, le triennat bolchévique (1918-21) montre une augmentation des grèves. Le conflit entrepreneurs-ouvriers prend son point fort avec la grève de La Canadiense à Barcelone, une ville dans laquelle l’affrontement provoque le lock out patronal et plus tard l’essor du pistolérisme, dont le syndicaliste Salvador Seguí est une victime. En Catalogne, la guerre sociale déclenchée pendant la période du capitaine général Martínez Anido -puis Primo de Rivera- révéle la démission de l’État face à l’interventionnisme militaire, qui appliquait à la lettre la loi de fuites, laquelle autorisait l’exécution sans sommation d’un prisonnier en fuite.

La division interne de l’armée remonte au moment de la défaite d’Annual en 1921, face aux troupes d’Abd-el-Krim, un événement tragique qui remémore la tuerie du Barranco del Lobo, douze ans avant. Même si on commande la recherche de responsabilités, le dossier Picasso sera enterré par Primo de Rivera une fois qu’il est arrivé au pouvoir. Les militaires, qui étaient déjà disqualifiés après l’assaut au magazine Cu-Cut en 1905, reprennent son rôle de garants de l’ordre après l’approbation de la loi de juridictions (1906), antécédent des lois d’exception que la dictature va imposer après 1923. Enfin, pour “libérer la patrie des professionnels de la politique”, le capitaine général Primo de Rivera fait son pronunciamiento à Barcelone, en septembre 1923.

Un sexennat conflictuel s’étend en Espagne après la fin de la première guerre mondiale. Les mauvaises conditions salariales et sociales annoncent, depuis 1917, une période de troubles qui entraîne la mort du système de la Restauration. Après le manifeste de Primo de Rivera, le roi Alphonse XIII lui demande de diriger un gouvernement qui sera au début militaire, puis civil, en forme de directoire. Le régime, adorateur du fascisme italien, essaye de l’imiter quelquefois, bien que la paix sociale et l’essor économique arrivent pendant les années folles aussi en Espagne. Mais quand la dictature soit remplacée par la dictamolle de Berenguer, ressusciter le modèle canoviste deviendra impossible. Est-ce que le régime primorrivériste sera un vrai précurseur de la dictature franquiste?

Invención de España

O último libro de Henry Kamen“La invención de España”, afonda -desde a súa perspectiva de especialista na Historia Moderna de España- nas orixes de mitos e lendas que contribuiron a crear a “nación española”, sobre todo despois da acción da historiografía liberal do século XIX. E velaí que se debullan os clichés máis diversos: a resistencia de Numancia (identificada como exemplo que despois ben puido guiar “resistencias” posteriores: a mal chamada Reconquista, a “guerra da independencia” contra os franceses -coñecida no exterior como “guerra peninsular”), o falso melting pot convivencial de al-Andalus, a inexistente “nación étnica”, a conformación das lendas negras, o papel da Inquisición e a sobrevaloración do espírito católico español, a decadencia despois dunha longa época imperial, o papel da monarquía. En suma, toda unha serie de valores que o hispanista británico cuestiona. Porque as nacións son mitos fundacionais, que tratan de forxar identidades comúns onde ás veces non existen.

“Nestas páxinas referímonos a diversos aspectos de España só desde o prisma de algúns dos mitos e os debates máis comúns que teñen xurdido na súa historia. Os mitos -por exemplo, a noción de que houbo unha raza española antes da aparición de España, a noción dun legado romano, o papel dunha Reconquista ou decadencia constante da nación- en realidade eran ficticios, mais tamén aspiracións positivas que, no seu conxunto, contribuían a definir as características do que chegou a ser España. O problema que aínda non se resolveu é se as diferentes ideas e aspiracións foron capaces de fusionarse para acadar unha nación unida.”

Henry Kamen: “La invención de España.”

* Consulta en Twitter algúns fragmentos de #invencióndeEspaña.

Décennie finale

L’Espagne du règne d’Isabelle II est surtout un régime modéré, sous l’influence de la Constitution de 1845, avec la seule interruption du biennat progressiste (1854-1856). Le manque de liberté d’expression, même la censure et l’influence de nouvelles idées politiques depuis la révolution européenne de 1848, provoquent (pendant la décennie de 1860) le mécontentement et la manifestation des groupes idéologiques qui sont contre la monarchie. Comment finira cette période?

La crise des années 1860 est une crise des élites: Narváez a évolué vers une volonté de fermeture et d’aristocratisation des élites qui allait à l’encontre des principaux libéraux. La couronne est plus qu’intimement liée au système modéré. Les étudiants embrassent la cause du démocrate Castelar; ils se manifestent, ils sont réprimés par la Garde Civile. Les militaires se soulèvent -par la suite de la voie du pronunciamiento, et ils sont aussi réprimés. La crise économique de 1866 amplifie le mécontentement de la population, qui subit les mauvaises conséquences (surtout les couches sociales plus pauvres).

Les opposants de la reine se donnent rendez-vous à Ostende pour précipiter la chute de la monarchie. Si la Monarchie en tant qu’institution est rejetée, la reine elle-même est mise en cause; son impopularité est liée avant tout à la situation de crise économique qui touche un large secteur de la société, aux tensions politiques, à la corruption qui se généralise dans les milieux proches du pouvoir et de la Cour (le groupe de “la camarilla”). Cette impopularité est aussi directement due à la vie privée de la reine, jugée immorale, car ses amants se succèdent; la reine est vue par son peuple comme une femme capricieuse et légère, peu digne du rang qu’elle occupe.

La mort des soutiens de la reine (Narváez, le chef modéré; O’Donnell, le général qui créa l’Union Libérale et devient le chef d’un gouvernement long qui a la volonté de redonner à l’Espagne une place internationale) précipite la chute de la monarchie. Donc, l’Espagne de la fin des années 1860 vit une période de crise politique, économique et sociale. Un soulèvement militaire qui, avec l’appui de mouvements populaires, acquiert un caractère révolutionnaire met fin au règne de la reine Isabel II et ouvre une nouvelle étape d’expériences démocratiques: c’est la Révolution Glorieuse dirigée par Prim, Serrano et Topete.

En conclusion, plusieurs causes justifient la chute de la monarchie: l’usure des partis politiques traditionnels; la progression des idéaux démocratiques; la crise économique qui pousse le mécontentement social; les manifestations des étudiants et la volonté de changement de quelques militaires. En conséquence, la Révolution Glorieuse met fin à plus de 150 ans de Bourbons en Espagne et ouvre une nouvelle, brève période d’essor démocratique: le sexennat révolutionnaire (1868-1874). Ce sera vraiment la fin des problématiques sociales et politiques en Espagne?

Contre l’absolutisme

Le militaire Juan Díaz Porlier, mort à La Corogne en 1815, était le principal instigateur d’un pronunciamiento -le premier pronunciamiento libéral du XIXème siècle-. contre la Restauration absolutiste de Ferdinand VII. L’opération échoue en raison de la trahison d’un groupe de sous-officiers qui y participait. En conséquence, Porlier fut arrêté, condamné à mort puis pendu.

Le manifeste de 21 septembre exprimait bien la volonté du pronunciamiento:

“​Notre but et celui de toute l’Espagne n’est ​ autre ​ qu’une Monarchie soumise aux justes et prudentes lois, et, constituée de telle ​ sorte ​ qu’elle puisse garantir également les prérogatives du Trône et les droits de la Nation. Nous demandons la convocation des Cortès nommées par le peuple, afin qu’elles puissent faire dans la Constitution, proclamée par les Cortès extraordinaires, les changements exigés ​ par la situation, laquelle demande ​ de l’expérience, ​ que ​ nous indiquent les lois constitutionnelles des Monarchies ​ limitées ​d’Europe. Elles rétabliront l’ordre ​ dans ​ notre Économie, elles ​s’occuperont du ​ sort des militaires, elles récompenseront leurs services et assureront leur subsistance ​ pendant leurs vieux jours​ , ​elles feront même apprécier la Nation hors de nos frontières. La noblesse, en rénonçant à une petite partie de ses privilèges, trouvera aussi​ une contre-partie à ​ce sacrifice ​dans ​ les nouvelles dispositions constitutionnelles, qui vont lui donner une existence ​ pacifique. Toutes les classes sociales verront ​ s’ améliorer leur situtation…”

ESSAI 2019

La politique internationale du premier franquisme (1939-1955)

Le camp franquiste reçoit pendant la guerre civile espagnole (1936-1939) -vivier idéologique de la dictature et source première du culte du caudillaje- le soutien des puissances fascistes (l’Allemagne nazie, l’Italie fasciste), et il sort victorieux -presqu’au bord de la seconde guerre mondiale. Depuis 1939 et jusqu’à 1945 on est dans le premier franquisme, une période d’autarcie et d’isolationnisme international qui marque l’essor de l’anachronisme entre l’Espagne de Franco et l’Europe occidentale. Comment le franquisme va-t-il réussir à s’en sortir de cet isolement?

L’Espagne franquiste réagit face à la guerre mondiale, au début, en faveur des puissances de l’Axe, dont la rencontre entre Hitler et Franco à Hendaye -un jour avant de celle entre Hitler et Pétain à Montoire- est le meilleur exemple d’alignement et de désir de participation active au conflit -en tant qu’ocassion unique de récupérer son intégrité territoriale via l’annexion de Gibraltar. En franchissant la frontière de l’Union Soviétique (opération Barbarossa), le Führer obtient l’intervention armée de l’Espagne avec le recrutement de la Division Bleue (plus de 40.000 soldats espagnols).

Après 1942, avec l’entrée des EE.UU. en guerre, l’Espagne s’éloigne du soutien aux forces de l’Axe, en proclamant sa neutralité, en dissolvant la Division Bleue (novembre 1943) et en finissant les exportations de wolfram à l’Allemagne. Les grandes puissances alliées (la Grande Bretagne, les EE.UU. et l’URSS) rejettent la légitimité du gouvernement espagnol au moment de la création de l’ONU, en tant que membre de plein droit. À partir de 1945 commence la période noire de la dictature de Franco, anachronique par essence -en anomalie face au monde occidental- face à une Europe qui renaît de ses cendres d’une lutte extrême contre les totalitarismes. L’Assemblée Générale de l’ONU conseille de retirer les légations diplomatiques de l’Espagne et même la France ferme sa frontière commune pendant quelques mois.

Mais le régime va se consolider dans la période 1945-1957. C’est la conjoncture internationale de la Guerre Froide celle qui joue en faveur de l’Espagne: la perspective d’un imminent affrontement avec l’URSS et la création de la Kominform changent graduellement l’optique des gouvernements occidentaux -où l’antifascisme est remplacé par l’anticommunisme-, qui amorcent un rapprochement avec l’Espagne, en faisant primer les intérêts géostratégiques sur la condamnation idéologique et politique. Dans ce contexte, les Pactes de Madrid (1953), un triple accord exécutif, économique et militaire, scellent l’intégration de la péninsule ibérique dans les mécanismes de défense du monde occidental et allègent l’économie espagnole de l’inflation et du racionamiento.

L’apogée finale de la réhabilitation du régime franquiste est scellée par l’Église, source de légitimation et pilier idéologique de la dictature depuis le début, par le biais du Concordat avec le Vatican (1953), qui réaffirme la confessionalité totale de l’Etat espagnol. Dans ce contexte, l’Espagne est aussi dévenue membre de l’ONU (1955), même si elle restera exclue de la CEE -à cause de son carachtère non démocratique- jusqu’à 1986. Mais, est-ce que l’Église continuera toujours à soutenir le régime franquiste, après les nouveautés proposées par le Concile Vatican II?

Transition républicaine

L’allégorie de la Seconde République espagnole (la niña bonita) ressemble à la Marianne française; la devise était la même (liberté, égalité, fraternité). Elle présente une tunique blanche de pureté; elle s’est faite accompagner du lion et du drapeau tricolore. L’arc-en-ciel au fond remet à l’idée d’espoir autour du développement de la culture et de la technique. Les valeurs républicaines représentent le sens démocratique qu’il y a au-delà de la figure féminine: le progrès continu -idée éclairée par excelence- assorti avec la garantie du suffrage universel, de la laïcité, du respect des droits fondamentaux…

La Seconde République espagnole s’est proclamée après les élections municipales d’avril 1931; à ce moment là, les partis républicains avaient déjà signé le pacte de Saint-Sébastien afin de renverser la monarchie -au bord de la mort après l’erreur Berenguer (la dictablanda)- et le soulèvement de Jaca.

Diaspora galicienne

La Galice était déjà à l’époque moderne une terre d’émigration. Beaucoup de galiciens ont été obligés de quitter leur pays par des raisons plutôt économiques, mais aussi par des raisons politiques. La Galice ferait partie des pays européens dont les taux migratoires furent les plus élevés despuis 1880, avec l’Irlande et l’Italie.

Pendant le XXème siècle, à partir des années 1950 -moment ou la Galice était encore une société rurale et paysanne, portraitée par Neira Vilas [voir Memorias dun neno labrego], l’émigration recommence vers l’Argentine et aussi vers le Vénézuela; plus tard, pendant les années 1960, le besoin de main d’oeuvre provoque une diaspora vers les régions industrielles d’Espagne (la Catalogne, le Pays Basque,…) et aussi vers les pays du centre-nord de l’Europe (France, Angleterre, Allemagne, Suisse, etc.). La diaspora galicienne compte aujourd’hui avec plus de 500.000 personnes hors nos frontières.

Même si l’Espagne est devenue un nouveau destin d’immigration, il ne faut pas oublier le rôle historique de l’émigration chez nous.

Desastre

Le Desastre de 98 provoque une série de conséquences en Espagne: avec un catastrophisme excessif, elle cesse de se percevoir comme grande puissance européenne et mondiale; on vitupère contre le parlementarisme, contre le « caciquisme », contre la « burguesocracia »…

Barcelona, 1921

O remate da Grande Guerra trouxo a España unha profunda crise económica e social, que desencadeou unha conflitividade notable en cidades industriais como Barcelona. Alí, o pistoleirismo (“terrorismo branco”) medrou diante das reivindicacións anarquistas de sindicatos como a CNT -que loitaba polo establecemento da xeira laboral de 8 horas; o anarquismo tamén utilizou a acción directa. Era un momento de loita social e política, coincidente co desastre militar de Annual (1921), un momento de folgas e corrupción policial (coa aplicación da lei de fugas) que acontece tras o asasinato do primeiro ministro Eduardo Dato [ver video]. A conflitividade social non cesou (mesmo Salvador Seguí morreu asasinado), e a resposta militar chegou da man do pronunciamento de Primo de Rivera, en 1923.

Neste contexto histórico desenvólvese o filme La sombra de la ley, que estes días se proxecta no cine.

40 ans

L’Espagne est prête à commémorer 40 ans de sa dernière Constitution. L’alternance politique, les risques d’involution, la volonté de rejoindre l’Europe démocratique, les succès économiques et sportifs, la foule qui marche sur la rue, les réclamations des indignés… Tout s’organise pour raconter une époque, questionnée de plus en plus.

Rôle féminin

Ayant reçu du passé les révendications de participation politique d’après la “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne” (1791), signée par Olympe de Gouges, on peut dire que les droits politiques des femmes restent ignorés pendant le XIXème siècle. Pendant la Commune de Paris (1871) se crée le premier mouvement féminin de masse, et à la fin du siècle, des groupes suffragistes utilisent pour la première fois le mot “féminisme”. En Espagne, même s’il y a des textes qui revendiquent l’égalité politique totale -et des pionnières comme Concepción Arenal, le droit de vote est acquis pendant la IIème République, d’après la défense que la députée radicale Clara Campoamor avait fait du suffrage féminin au texte constitutionnel de 1931. En France, ce sera une ordonnance de 1944 celle qui accorde le droit de vote aux femmes.

En Espagne, donc, les femmes ont eu des droits politiques bien avant la France. La tradition vient de loin: les femmes pouvaient être reines de Castille; les Bourbons conservaient la Loi Salique qui empêchait aux femmes l’accès à la royauté.

L’Espagne de la dictature deviendra tellement machiste, même avec l’encadrement sous la section féminine de la Phalange. Par contre, une France démocratique lutte pour la promotion de l’égalité des sexes (il ne faut pas oublier les idées de Simone de Beauvoir); la révolution sexuelle amplifie le droit pour les luttes des femmes après mai 1968, et on avance vers quelques révendications comme l’interruption volontaire de grossesse (loi Veil, 1975).

Même si en 1957 le traité de Rome déclare l’obligation pour les six États membres d’assurer l’égalité des salaires entre hommes et femmes, la lutte pour la parité politique continue et avance à partir des années 1980, une fois que les femmes en Espagne ont repris son droit de vote d’après la Constitution de 1978, elles reprennent le droit du divorce en 1981 et la possibilité d’avortement en 1985.

Montseny / Veil

As dúas foron as primeiras mulleres nun gabinete ministerial nos seus repectivos países (Federica Montseny [+] na España republicana, Simone Veil [+] na Francia republicana). Ambas foron ministras de Sanidade. As dúas contribuiron a promulgar a primeira lei de despenalización do aborto nos seus países de orixe (Federica Montseny, coa lei de 1937; Veil, coa lei de 1975).

Federica Montseny (1905-1994), activa militante da CNT, formou parte do goberno de Largo Caballero entre 1936 e 1937. Como tantos outros españois, víuse forzada ao exilio. Instalada en Toulouse -onde sería perseguida pola policía nazi e franquista, retornou a España en 1977, durante a transición democrática. Nembargantes, non apoiou o sistema constitucional recén instaurado.

Simone Veil (1927-2017), supervivinte do campo de concentración de Auschwitz, entra no goberno de Chirac en 1974, cando se propón a loi sur l’IVG. Foi a primeira muller presidenta do Parlamento Europeo (1979-1982) e presidíu tamén a Fondation pour la Mémoire de la Shoah, sendo ela víctima directa daquel tempo.

 

Affiches

“La propagande visuelle joua pour la première fois un rôle essentiel dans la guerre civile espagnole, par l’intermédiaire des photographies et des affiches qui contribuèrent à diffuser les positions idéologiques de l’un et de l’autre camp, dans le but de rallier des partisans.” (histoire-image.org).

Voici deux exemples d’affiches qui montrent le même type de message, mais de différents côtés.

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