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Décennie de troubles

L’Espagne est dans un moment de crise et d’instabilité. On parle de régénérationnisme -comme au début du XXème siècle, on est dans la pire crise économique de notre histoire récente, on est peut-être à la fin du système politique de la transition démocratique?

Derrière tout cela, le premier succès d’une motion de censure contre le gouvernement en Espagne depuis 1978 (première réunion du nouveau cabinet).

* Vidéo.

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This is…

O video viral de Childish Gambino (voir explication en français) destapa toda unha serie de críticas con respecto á desigual sociedade norteamericana dos tempos presentes, nos que o american way of life é un soño de cultura melting pot inabordable.

As parodias e referencias xa se fan presentes noutros países, como España. En Francia, Marc Lavoine xa cantara que iso era Francia (ver video).

Décolonisation

L’empire colonial français, commencé au XVIème siècle, est l’ensemble des colonies, protectorats, territoires sous mandat et territoires sous tutelle gouvernés ou administrés par la France. C’est pendant la seconde moitié du XIXème et au XXème siècle quand l’empire s’étend à son apogée, derrière l’empire colonial britannique (l’exposition coloniale internationale de 1931 marque le sommet de la colonisation, avec plus de 10 millions de km²; à la veille de la seconde guerre mondiale, cet empire représentait 5% de la population mondiale à l’époque).

La Seconde Guerre Mondiale a amené un affaiblissement durable du prestige des principales puissances coloniales européennes, car elles ont perdu leur dimension internationale et font plus figures de vaincus que de vainqueurs. De plus, les contradictions entre les positions affichées dans la Charte de l’Atlantique sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la reconduction de l’administration coloniale après la guerre sont manifestes. En outre, la France est très affaiblie économiquement: on n’a plus de moyens financiers pour entretenir un empire colonial très coûteux en investissements; elle doit se focaliser sur la reconstruction de ses propres territoires.

Dans le contexte d’une guerre froide qui avance entre le bloc capitaliste et le communiste, la France n’a pas de stratégie de décolonisation. La Constitution de 1946 (IVème République) organise l’Union Française avec une représentation des territoires coloniaux à l’Assemblée Nationale. Mais la décolonisation va avancer par la guerre, par la force ou par consentement mutuel. Le cas des exemples de guerre les plus caractéristiques ce sont l’Indochine et l’Algérie -ancienne colonie de peuplement conquise à partir de 1830.

En Indochine, la guérilla commence en 1946 entre Hô Chi Minh -soutenu par Mao, à partir de 1949- et la France -soutenue par Washington, qui exige la restauration de l’ex-empereur Bao Daï. Les Français se retirent après leur défaite à Dien Bien Phu en 1954 et les accords de Genève du 21 juillet 1954 mettent fin au conflit et la France est contrainte à quitter le pays. Le Viêtnam est divisé en deux parties: tandis que le nord du Viêtnam passe sous le contrôle communiste du leader Hô Chi Minh, une dictature nationaliste s’installe au sud du 17e parallèle. Mais contrairement à la France, les Américains n’acceptent pas les résultats de la conférence de Genève et restent partisans de l’indépendance du Viêtnam du Sud.

Les indépendantistes algériens se sont renforcés et voient dans l’échec de la domination française en Indochine un encouragement pour se lancer à leur tour dans une lutte armée contre la France. Mais leur position s’est radicalisée dès le 8 mai 1945 lorsque les autorités françaises ont eu recours à la violence et massacré des milliers de personnes à Sétif et Guelma. Le 1er novembre 1954, la «Toussaint rouge», série d’attentats contre des intérêts français et des musulmans pro-Français, marque le début de la guerre d’Algérie. Le FLN (Front de libération nationale) va prendre peu à peu l’avantage sur les autres mouvements indépendantistes. À partir de 1956, la France envoie un contingent; 400.000 soldats français seront chargés du “maintien de l’ordre” dans la colonie; cette politique de répression est soutenue par le milliion de pieds-noirs algériens. Les cruautés se multiplient dans les deux camps (massacres de civils musulmans pro-français par le FLN, recours à la torture par des parachutistes de l’armée française,…). Une fois appelé au pouvoir en 1958, De Gaulle constate l’impossibilité de mettre fin à la guerre. Malgré l’opposition des pieds-noirs et la création de l’OAS, il entame des négociations avec le FLN. En 1961, les Français approuvent à 90% par référendum l’autodétermination de l’Algérie. Le processus d’émancipation aboutit à l’indépendance du pays lors des accords d’Évian signés en 1962.

Rôle féminin

Ayant reçu du passé les révendications de participation politique d’après la “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne” (1791), signée par Olympe de Gouges, on peut dire que les droits politiques des femmes restent ignorés pendant le XIXème siècle. Pendant la Commune de Paris (1871) se crée le premier mouvement féminin de masse, et à la fin du siècle, des groupes suffragistes utilisent pour la première fois le mot “féminisme”. En Espagne, même s’il y a des textes qui revendiquent l’égalité politique totale -et des pionnières comme Concepción Arenal, le droit de vote est acquis pendant la IIème République, d’après la défense que la députée radicale Clara Campoamor avait fait du suffrage féminin au texte constitutionnel de 1931. En France, ce sera une ordonnance de 1944 celle qui accorde le droit de vote aux femmes.

En Espagne, donc, les femmes ont eu des droits politiques bien avant la France. La tradition vient de loin: les femmes pouvaient être reines de Castille; les Bourbons conservaient la Loi Salique qui empêchait aux femmes l’accès à la royauté.

L’Espagne de la dictature deviendra tellement machiste, même avec l’encadrement sous la section féminine de la Phalange. Par contre, une France démocratique lutte pour la promotion de l’égalité des sexes (il ne faut pas oublier les idées de Simone de Beauvoir); la révolution sexuelle amplifie le droit pour les luttes des femmes après mai 1968, et on avance vers quelques révendications comme l’interruption volontaire de grossesse (loi Veil, 1975).

Même si en 1957 le traité de Rome déclare l’obligation pour les six États membres d’assurer l’égalité des salaires entre hommes et femmes, la lutte pour la parité politique continue et avance à partir des années 1980, une fois que les femmes en Espagne ont repris son droit de vote d’après la Constitution de 1978, elles reprennent le droit du divorce en 1981 et la possibilité d’avortement en 1985.

5R

La Vème République naît en 1958, avec le retour de De Gaulle. Du premier moment, il s’agit d’une république présidentielle. La société d’abondance des années 1960, renforcée par la croissance économique des Trente Glorieuses et l’immigration de travail jusqu’en 1974, est en pleine mutation sociologique. En quoi la politique et la société vont se mettre à jour pendant le dernier quart de siècle?

D’abord, la crise des valeurs anciennes, chez les baby-boomers, provoque un besoin de renouveau dans la société française. Mai 1968 exprime bien la protestation contre une société de consommation de plus en plus maîtrisée par les technocrates. Les accords de Grenelle améliorent les salaires, le SMIG, d’après les luttes ensemble d’étudiants et syndicats.

Ensuite, de 1969 à 1981, les successeurs de De Gaulle furent ses propres ministres. Mais une société de plus en plus ouverte intègre des lois permettant la libéralisation de l’avortement et le divorce par consentement mutuel. C’était l’époque de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing (modernisateur de la France du point de vue de la droite), avec la première femme ministre, Simone Veil.

Finalement, la gauche arrive au pouvoir en 1981, avec François Miterrand comme président, et l’alternance commence. C’est la date d’abolition de la peine de mort [+], dans un contexte de renforcement des liens européens vers la création de l’UE et avec des réformes économiques et sociales (réduction du travail hebdomadaire, nationalisations d’entreprises,…) au sein des Vingt Piteuses. La présidence socialiste est la première à expérimenter une cohabitation de Président et premier ministre de différente idéologie. De 1986 à 1988, Jacques Chirac deviendra le premier ministre de Miterrand. Il y a eu d’autres cohabitations après. Pour éviter cela, sous la présidence de Chirac, en 2000, le référendum sur le quinquennat présidentiel a remplacé l’ancien septennat.

En conclusion, la France -encore une grande puissance économique- a changé au niveau socio-politique, pour s’adapter à un contexte d’intégration européenne et mondialisation qui mute les influences du pays. La présidence actuelle, celle de Macron, essaye de faire appel à l’ancienne grandeur réclamée par De Gaulle. Est-ce que cette idée est en concordance avec le nouveau contexte d’économie multipolaire actuel?

Montseny / Veil

As dúas foron as primeiras mulleres nun gabinete ministerial nos seus repectivos países (Federica Montseny [+] na España republicana, Simone Veil [+] na Francia republicana). Ambas foron ministras de Sanidade. As dúas contribuiron a promulgar a primeira lei de despenalización do aborto nos seus países de orixe (Federica Montseny, coa lei de 1937; Veil, coa lei de 1975).

Federica Montseny (1905-1994), activa militante da CNT, formou parte do goberno de Largo Caballero entre 1936 e 1937. Como tantos outros españois, víuse forzada ao exilio. Instalada en Toulouse -onde sería perseguida pola policía nazi e franquista, retornou a España en 1977, durante a transición democrática. Nembargantes, non apoiou o sistema constitucional recén instaurado.

Simone Veil (1927-2017), supervivinte do campo de concentración de Auschwitz, entra no goberno de Chirac en 1974, cando se propón a loi sur l’IVG. Foi a primeira muller presidenta do Parlamento Europeo (1979-1982) e presidíu tamén a Fondation pour la Mémoire de la Shoah, sendo ela víctima directa daquel tempo.

 

Campos de concentración

É nos xuizos de Nuremberg, tras a Segunda Guerra Mundial, cando o termo “campo de concentración” se difunde como concepto histórico.

Pero os primeiros campos de concentración remóntanse ás guerras anglo-boers (1877-1902). Foi en 1900 cando lord Kitchener planificou e executou unha nova táctica contra as guerrillas bóers (que inflixiran serias derrotas ao exército británico) e as etnias indíxenas de Sudáfrica. Consistía na construción dun vasto sistema de pedra e arame de espiño co obxecto de limitar os movementos bóers a unha rexión reducida. Tamén se construiron campos de concentración para acoller nun principio aos bóers refuxiados aos que se lles destruiran as súas granxas. Houbo 45 campos para bóers (nos que había uns 28.000 prisioneiros) e 64 para africanos negros. Enfermidades, penalidades e mortes foron consecuencia daquel sistema denunciado polos británicos liberais como modelo de “métodos bárbaros” do Imperio.

Durante o século XX, o internamento de civís por parte de diferentes Estados foise facendo cada vez máis frecuente, acadando o seu clímax durante a Segunda Guerra Mundial. Xudeus, disidentes políticos, homosexuais, xitanos, testemuñas de Xehová, criminais comúns, emigrados, discapacitados, formaron parte dos colectivos “inferiores” ou “traidores” pechados polo rexime nazi. E a estes grupos hai que unir os republicanos españois fuxidos da derrota na Guerra Civil.

O gulag soviético, os campos de concentración móviles da época do xenocidio armenio, os centros de detención da ditadura arxentina, os promovidos por ditaduras como a franquista ou a norcoreana, son bos exemplos deste fenómeno ao longo do século XX.

Dentro dos campos de concentración, os que foron campos de exterminio cumpliron a función exclusiva do asesinato en masa; eran “fábricas de morte” nas que a utilización das cámaras de gas e o fusilamento cumpliron a función de levar a cabo o “Holocausto”, o xenocidio xudeu. Auschwitz-Birkenau pasa por ser o campo de exterminio máis grande da Historia.

Restauration/Transition

restauration_transitionA Historia non se repite. Pero é ben certo que proporciona similitudes canto a acontecementos e situacións. Un artigo de Romaric Godin en La Tribune, en outubro de 2016, apunta ás semellanzas e diferenzas entre o período da Restauración borbónica en España (1875-1923) e a Transición democrática alongada (1975-2015) que conclúe -aparentemente- coa crise do bipartidismo instaurado desde 1982. Agora que estamos en 2017, cando se cumplen cen anos dunha crise social, política e militar que esgotou o sistema da Restauración [+], convén reflexionar sobre estas semellanzas e diferenzas.

Sucesión

Á morte do último Habsburgo español, Carlos II, o Borbón Felipe V entronizou en España a dinastía dos Borbóns, non sen antes ter que baterse contra o arquiduque Carlos de Austria na Guerra de Sucesión.

a Guerra de Sucesión… trátase, en realidade, dunha conflagración de amplitude continental, preparada desde había lustros polo enfrontamento entre a Francia de Luis XIV e as nacións recelosas da súa prepotencia, acaudilladas por Inglaterra. (…)

O Arquiduque puxo o pé en España mercede, sobre todo, ao apoio naval inglés e enfrontou a España, ou polo menos a boa parte de España, co viciño francés. É dicir, en punto a sistema de alianzas, o Arquiduque Carlos retrotraeuse ás existentes na época de Carlos V. Por contra, a vitoria de Filipe V reparou a alianza franco-española contra Inglaterra, e consolidou que España e Francia tuvesen os mesmos problemas coloniais e de navegación contra o mesmo inimigo,…”

Pedro Voltes: Historia inaudita de España”.

… as tropas de Carlos chegaron a ocupar Madrid e Barcelona, mais, a pesar de todo, Felipe V, sen máis apoios que os do seu avó francés e os de Castela, non só resistíu, senón que gañou. Trala vitoria, o Borbón pasou factura aos que militaran no bando contrario: abolíu os fueros e franquías de Aragón, Valencia e Cataluña, e someteu á Igrexa á xurisdición ordinaria. O nacionalismo catalán respira aínda pola ferida que lle inflixíu o primeiro Borbón.

As únicas terras aforadas que quedaron na coroa foron Navarra e o País Vasco, en recompensa pola súa fidelidade ao vencedor.

A guerra saldouse con enormes perdas territoriais. Non só voaron todas as posesións europeas fóra de España (Bélxica, Luxemburgo, Milán, Cerdeña e Nápoles), senón Xibraltar, que os ingleses capturaran en nome do pretendente austríaco e logo retiveron no seu propio proveito ata hoxe. Ademáis, os fillos da Grande Bretaña abriron unha brecha no monopolio comercial americano, pois obtiveron dereito de enviar un barco anual ás colonias.”

Juan Eslava Galán: Historia de España contada para escépticos”.

16. Transition démocratique

La transition démocratique espagnole est le processus ayant permis la sortie du franquisme et la mise en place d’un régime démocratique en Espagne. Malgré les difficultés, l’alternance politique arrive en 1982, le moment où le PSOE accède au pouvoir.

16_frise_chronologique_espagne_1975-2015

15. “Desarrollismo” et crise politique

Les années 1960 représentent la période de plus grand développement industriel en Espagne. En même temps, le régime franquiste perd la confiance de quelques “familles” et va aboutir à l’affrontement réformisme / vs/ bunker. L’amiral Carrero Blanco prend le contrôle du pouvoir avant être assassiné (décembre 1973). Depuis cela, le franquisme rentre dans l’agonie finale.

14. Le premier franquisme

Le franquisme est instauré en 1939 en Espagne. Une dictature fasciste est mise en place par le général Franco jusqu’à sa mort (1975). Le Caudillo va concentrer tous les pouvoirs, avec un parti unique (FET et JONS) qui regroupe de nombreuses tendances; le catholicisme devient une religion dun État contrôlé par l’armée. L’état de guerre s’instaure jusqu’à 1948, le régime reste isolé au début isolé au niveau international, les libertés individuelles seront restreintes… Les années 1940, années de pénurie économique et d’autarcie, représentent la période la plus fascisée de la dictature, avec l’influence phalangiste, peu à peu remplacée par celle des catholiques.

13. La guerre civile

La guerre civile espagnole (1936-1939) oppose le gouvernement du Front Populaire à une insurrection nationaliste et militaire, finalement dirigée par le général Franco. Cette guerre fut l’un des événements majeurs du xxe siècle. Ses conséquences et l’attitude des gouvernements européens pendant la guerre influèrent largement sur le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale et sur les formes qu’elle prit. La guerre d’Espagne fut un double « banc d’essai » : pour Hitler, celui d’unités et d’armements nouveaux ; pour Staline, celui d’une expérience politique et policière avortée, qui préfigura le destin des « démocraties populaires ».
* La guerre d’Espagne sur wikiwand.
* Consultez des affiches de propagande sur la guerre civile.

12. La Seconde République

La Seconde République espagnole est arrivée dans l’euphorie. Cette période controversée se présente comme une occasion unique de moderniser l’Espagne; mais les divisions et conflits, dans un contexte international d’affrontement entre démocraties et fascismes, vont faire échouer le régime.

11. Société et mouvement ouvrier

La société espagnole, encore rurale et avec beaucoup d’importance des paysans, se met à changer au début du XXème siècle: l’essor urbain se développe grâce à un exode rural croissant, les ouvriers s’organisent de plus en plus afin de revendiquer leurs droits.
“La naissance du mouvement ouvrier en Espagne se fait en même temps que les crises politiques, sociales et économiques, qui sont assez nombreuses au cours du XIXème et XXème siècle.  L’instabilité du pays se fait entre restauration de la monarchie, pouvoir de l’Église, tentative de république avortée. Mais c’est au cours de ces transformations profondes de la société Espagnole, qui se couple avec une révolution industrielle assez tardive, des réformes libérales, une pensée plus que figé de la Monarchie, que le mouvement ouvrier et socialiste commence à ce greffer profondément dans la population Espagnole.”

10. Dictature de Primo de Rivera

La dictature commence avec un Directoire militaire -à partir de 1925 remplacé par un Directoire civil, toujours avec l’opposition du monde intellectuel et des écrivains, des anarchistes et des socialistes. La dictature tombera comme elle était advenue, sur la base d’une décision royale. 

9. Restauration (II)

Le règne d’Alphonse XIII (1902-1931) continue, au début, avec le turnismo politique, avec plusieurs essais de régénérationnisme, mais aussi avec l’opposition du nationalisme périphérique. Le système de la Restauration arrive à son échec: Maura s’affronte à la Semaine Tragique de Barcelone, Canalejas est assassiné, la Première Guerre mondiale provoque l’affrontement entre germanophiles et alliophiles, et la grande crise de 1917 arrive.

La période 1917-1923 devient un moment de forte conflictualité sociale… en Andalousie, à la Catalogne. La crise n’est pas seulement politique, mais aussi militaire (avec la grande défaite d’Annual) et parlementaire. On a besoin des gouvernements de concentration, mais la faiblesse des partis dynastiques accroît de plus en plus. Quelques secteurs voulaient l’arrivée d’un “chirurgien de fer”, et finalement la dictature sera proche.

8. Restauration (I)

“On appelle Restauration la période de l’histoire d’Espagne qui commence avec l’avènement du fils d’Isabelle II, Alphonse XII [*], en 1875. Les historiens hésitent sur la date qui en marque la fin. Faut-il aller jusqu’à la proclamation de la IIe République, en 1931, ou bien s’arrêter en 1923, à la dictature du général Primo de Rivera, ou encore en 1902, lorsque commence le règne personnel d’Alphonse XIII? Quelle que soit la date choisie il faut constater l’importance de l’année 1917: cette année-là, le système politique mis en place en 1875 se révèle incapable de faire face aux problèmes qui s’accumulent depuis le début du siècle, sans qu’on sache par quoi le remplacer.

Par contraste avec la précédente cette période se caractérise par une certaine stabilité institutionnelle, la Constitution de 1876 a fonctionné jusqu’en 1923 (bien que restant théoriquement en vigueur jusqu’en 1931) : jamais aucune autre n’avait duré aussi longtemps. Dans les vingt premières années de la Restauration, la vie politique fut assez calme. Les deux grands partis, assez proches l’un de l’autre, réalisèrent une œuvre législative importante.

La Restauration fut un régime conservateur et d’ordre, libéral sans être démocratique. Les principaux piliers du régime furent la Couronne, l’armée, la nouvelle constitution de 1876, un jeu politique fondé sur son maintien à l’écart de la foule, les trames caciquiles et, finalement, l’alternance des partis dynastiques. [*]

À partir de 1895, les révoltes coloniales, l’assassinat de Cánovas par un anarchiste, et plus encore le désastre de 1898 mirent le point final à cette relative tranquillité et suscitèrent une vague de découragement.

La crise agraire, le retard industriel, le fonctionnement et les vices du régime, l’apparition d’un mouvement ouvrier divisé entre socialistes et anarchistes [*], les revendications autonomistes de la Catalogne secouent le pays et le régime entre dans une phase de décadence progressive qui aboutit à la dictature de Miguel Primo de Rivera en 1923.”

Source: histoiredespagne.wordpress.com