Sykes-Picot, 100 ans après?


En pleine Première Guerre Mondiale, le Britannique sir Mark Sykes et le Français François Georges-Picot négocient un accord qui prévoit le démantèlement de l’empire ottoman après la guerre et le partage du monde arabe entre les deux Alliés. Les Français se réservent le Liban, la Syrie et la région de Mossoul, au nord de la Mésopotamie ; les Britanniques le reste de la Mésopotamie (Irak) et la Transjordanie. La Palestine doit devenir zone internationale et le port d’Alexandrette (Syrie) acquérir le statut de port franc.

L’accord fait suite à l’entrée en guerre de l’empire ottoman aux côtés de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie.

Ce projet de partage d’influence a le don d’exaspérer les Arabes et leurs alliés anglais quand il est dévoilé par les bolchéviques à la fin 1917. Du coup, les troupes arabes assistées du « colonel » Thomas Edward Lawrence, dit « Lawrence d’Arabie » poussent jusqu’à Damas et entrent sans coup férir dans la capitale de la Syrie en prenant de court les Français.

Cet accord secret de 1916 est à la base du premier traité de paix signé avec la Turquie en 1920, qui confie trois «mandats» à Londres sur la Palestine, la Transjordanie et la Mésopotamie (Irak). La France reçoit un mandat sur la Syrie et le Liban.

Source: herodote.net

Cent ans après, la guerre de Syrie est un exemple de guerre mondialisée, avec des conséquences sérieuses en Europe, récemment à Paris.

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