1. Lumières


“Les réformateurs n’aiment guère le clergé régulier sur lequel ils n’ont aucune prise. Ils le voient soumis à une puissance étrangère. La Compagnie de Jésus, surtout, suscite leur méfiance à cause du voeu d’obéissance aveugle au pape. Ils ont tendance à s’exagérer son influence dans l’État -le confesseur du roi est souvent un jésuite-, dans la société -en raison de leur place dans l’enseignement- et en Amérique –les missions du Paraguay, par exemple, forment un territoire immense sur lequel les jésuites exercent une autorité jugée incompatible avec celle du roi. Des considérations analogues avaient déjà conduit Choiseul à obtenir de Louis XV, en 1764, la dissolution e la Compagnie de Jésus, mais les jésuites français avaient été autorisés à rester dans le royaume à titre privé. En 1767, l’Espagne va plus loin. C’est l’émeute de l’année précédente contre Esquilache qui fournit le prétexte. L’affaire a longtemps paru mystérieuse. On attribuait l’expulsion des jésuites à des puissances occultes -la franc-maçonnerie– et au comte d’Aranda qu’on tenait pour franc-maçon et pour voltairien. (…) Aranda, qui du reste, n’était franc-maçon ni voltairien, n’est pour rien dans l’expulsion dont le véritable inspirateur est Campomanes.”

Joseph Pérez: Histoire de l’Espagne.

frise_1700-1808

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