14


C’est une très belle expérience celle de s’amuser avec l’histoire du roman “14” de Jean Echenoz en cours. Tous les élèves, un(e) après l’autre, ont mis en pratique l’idée de nous raconter tout le roman, peu à peu. À la fin, on a connu l’argument,… n’est-ce pas? Est-ce que vous allez mémoriser votre extrait pour jouer au théâtre? Ce serait magnifique!

7_14_schema_final“Or on ne quitte pas cette guerre comme ça. La situation est simple, on est coincés: les ennemis devant vous, les rats et les poux avec vous et, derrière vous, les gendarmes. La seule solution consistant à n’être plus apte, c’est évidemment la bonne blessure qu’on attend faute de mieux, celle qu’on vient à désirer, celle qui (voir Anthime) vous garantit le départ, mais le problème réside en ce qu’elle ne dépend pas de vous. Cette bienfaisante blessure, certains ont donc tenté de se l’administrer eux-mêmes sans trop se faire remarquer, en se tirant une balle dans la main par exemple, mais en général ils ont échoué: on les a confondus, jugés puis fusillés pour trahison. Fusillé par les siens plutôt qu’asphyxié, carbonisé, déchiqueté par le gaz, les lance-flammes ou les obus des autres, ce pouvait être un choix. Mais on a aussi pu se fusiller soi-même, orteil sur la détente et canon dans la bouche, une façon de s’en aller comme une autre, ce pouvait être un deuxième choix.”

Jean Echenoz: 14“.

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