Dubaï est plus près du ciel?


   

On a vu pendant ces jours l’exemple de la ville de Dubaï comme un modèle d’éloignement de la nature, inaccessible au changement climatique. La transformation de la campagne dans une usine pour approvisionner les villes aide à porter un grand risque d’ appauvrissement des paysages naturels. Les déserts sont plus arides, les forêts sont coupées, les ressources naturelles s’épuisent… Un panorama vraiment apocalyptique. Pendant ce temps, Burj Dubaï nous regarde avec élégance dès 818 mètres de hauteur.

“Dubaï est une sorte d’aboutissement du modèle occidental. C’est le pays où même l’impossible devient possible, comme de dessiner des îles sur la mer. Dubaï a peu de ressources naturelles mais avec l’argent du pétrole, elle peut faire venir des millions de tonnes de matériaux, des ouvriers du monde entier et édifier les gratte-ciels les plus hauts du monde. Dubaï n’a pas de champs mais elle peut importer sa nourriture. Dubaï n’a pas d’eau mais elle peut dessaler l’eau de mer au prix d’une énergie considérable. Dubaï a du soleil a n’en plus finir mais elle ignore les panneaux solaires. C’est le totem d’une modernité totale devant laquelle la Terre entière ne cesse de s’étonner. Dubaï est comme le nouveau phare de tout l’argent du monde. Rien ne semble plus éloigné de la nature que Dubaï alors que rien ne depend plus de la nature que Dubaï. Cette ville n’a fait que suivre le modèle des pays riches. Nous n’avon pas pris conscience que nous sommes en train d’épuiser ce que la nature nous offre.”

Texte du film “Home”, de Yann-Arthus Bertrand.

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